un chef rebelle resté fidèle au président Bazoum arrêté dans le sud de la Libye

Mahamoud Sallah, chef d’un mouvement rebelle soutenant le président déchu du Niger, Mohamed Bazoum, a été arrêté le week-end dernier en Libye, a appris lundi l’AFP auprès de l’organisation et de médias locaux. « Ceux qui ont procédé à son arrestation ont eux-mêmes salué son courage et sa bravoure », a publié lundi soir le Front patriotique de libération (FPL), dont il est le leader, reconnaissant implicitement son interpellation, sans toutefois préciser le lieu ni les auteurs.

Selon le média Aïr Info, basé dans le nord du Niger, M. Sallah a été « arrêté dimanche à son domicile de Gatrun [Al-Qatroun] », en Libye voisine. Aïr Info précise que le chef du FPL a été arrêté lors d’un « raid » mené par « des éléments de l’unité 87 de l’Armée nationale libyenne » dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle la partie est et sud de la Libye.

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Dans son communiqué, le FPL « tient à rassurer ses sympathisants que le président Mahamoud Sallah demeure serein et convaincu de la justesse de son combat ». Par ailleurs, le FPL « s’insurge contre la propagande mensongère visant à accabler injustement son président pour justifier son extradition au Niger en lui attribuant des faits et actes dont il n’est nullement responsable ». Toutefois, aucune précision n’a été donnée sur une éventuelle remise de M. Sallah aux autorités nigériennes.

Sabotage d’un oléoduc

M. Sallah a créé le FPL à la frontière libyenne, au nord du Niger, en août 2023, un mois après le renversement du président Mohamed Bazoum – qui est toujours séquestré – par un coup d’Etat le 26 juillet de la même année. Il avait déclaré avoir pris les armes contre les militaires au pouvoir, pour demander « la libération » de M. Bazoum et « le rétablissement de la légalité constitutionnelle », un mois après le putsch. En novembre 2024, il avait fait partie d’une vague de sept personnalités proches de l’ancien régime à être déchues « provisoirement » de leur nationalité nigérienne.

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Le FPL a mené plusieurs attaques contre l’armée nigérienne dans le nord et revendiqué en juin le « sabotage » dans le centre-est du pays d’une partie d’un oléoduc qui achemine le pétrole de l’Agadem (nord-est nigérien) vers le Bénin voisin.

En 2024, le Niger et les deux camps qui se disputent le pouvoir en Libye avaient décidé de renforcer la sécurité sur leur frontière « pour tenter de mettre fin aux attaques perpétrées au Niger par des bandits », avaient annoncé les médias publics nigériens.

Le Monde avec AFP

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