Le contraste est saisissant. D’un côté, le lancement récent du National-Foot laissait entrevoir un renouveau du football gabonais. De l’autre, l’incapacité des Panthères A’ à rejoindre le Sénégal pour disputer un match décisif pour la qualification au CHAN met en lumière les dysfonctionnements profonds qui minent le sport national.
Initialement prévu le lundi 24 février, le départ de la délégation gabonaise n’a jamais eu lieu. La raison ? Un cruel manque de moyens financiers. Le ministère des Sports, qui s’était pourtant engagé à prendre en charge l’équipe, reste étrangement muet face à ce fiasco.
Une source digne de foi révèle les dessous de ce scandale : « Le partenaire du ministère des Sports a fait comprendre qu’il n’était pas en mesure de préfinancer ce déplacement. Comme ce fut le cas pour les Panthères dames et les basketteurs. A ce sujet, l’énorme dette de l’État envers ce partenaire ne permet plus à cette structure de préfinancer ce voyage ».
Cette situation ubuesque pose de graves questions sur la gestion des finances publiques allouées au sport. Comment expliquer que le Gabon, pays aux ressources pourtant importantes, se retrouve incapable d’honorer ses engagements envers ses athlètes ?
L’enjeu dépasse largement le cadre sportif. En cas de forfait, le Gabon risque gros : une suspension de quatre ans de toutes compétitions continentales. Une sanction qui serait un véritable coup de massue pour le football gabonais et ternirait durablement l’image du pays sur la scène internationale.
L’urgence est désormais à la réaction. Les autorités gabonaises doivent impérativement trouver une solution pour permettre aux Panthères A’ de disputer leur match. Au-delà de cet épisode, c’est une véritable réflexion sur la place du sport et la gestion de ses financements qui s’impose.
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