quand le journal Le Parisien fait la promotion des villes antillaises où il fait bon vivre

Le Gosier, Petit-Bourg, Saint-Claude, selon Le Parisien, ces trois communes seraient les plus attractives de Guadeloupe pour les Hexagonaux en quête d’une nouvelle vie sous le soleil. Dans un article publié le 22 février, le journal établit un classement des villes où s’installer dans les Antilles françaises. Depuis, l’article fait le buzz sur les réseaux sociaux avec des commentaires plus délirants les uns que les autres.

« À 7 000 km de Paris, les Antilles françaises présentent un cadre de vie idéal pour qui veut s’offrir une nouvelle vie au soleil, sans changer de pays. » C’est ainsi que débute l’article du Parisien intitulé « Martinique et Guadeloupe : où s’installer dans les Antilles pour « changer de vie » ? Notre classement exclusif. » Un titre accrocheur avec pour cible les Hexagonaux qui souhaitent poser leurs valises sous de nouvelles latitudes.

Le journal s’appuie sur une tendance observée depuis la crise du Covid, de nombreux jeunes actifs, familles ou retraités font le choix de tout quitter pour la Guadeloupe ou la Martinique. Pour étayer ce constat, l’auteur de l’article s’appuie sur les observations de Destination Outremer, une agence de mobilité professionnelle qui accompagne les nouveaux arrivants notamment dans les Antilles françaises. Sa gérante est d’ailleurs citée plusieurs fois dans l’article pour apporter son analyse et ses conseils.

Le Parisien a donc établi un palmarès des villes où vivre en Guadeloupe. En tête on retrouve Le Gosier, plébiscité pour ses commerces, son faible taux de chômage et son accès direct aux plages. À la deuxième place, Petit-Bourg, pour son offre commerciale développée et ses quartiers résidentiels. Et puis à la 3ème position, Saint-Claude, appréciée pour sa part importante de maisons et ses chiffres positifs du point de vue sécurité.

Dans cet article, le journal met en avant les atouts des Antilles : un cadre de rêve et une mer à 26 degrés toute l’année. Mais il rappelle aussi quelques contraintes : la voiture indispensable, un coût de la vie 40 % plus élevé que dans l’Hexagone, et des loyers parfois similaires à ceux des grandes villes. Sans oublier les tensions sociales, comme le récent mouvement de colère en Martinique.

Sur les réseaux sociaux, l’article a fait grand bruit. Avec plus de 2 millions de vues sur X, près de 800 partages et plus de 300 commentaires, de nombreux internautes ont tenu à rappeler que la Guadeloupe et la Martinique ce ne résument pas à des plages, du soleil, derrière le décor de rêve se cache aussi des réalités bien sombres.

Parmi les grandes problématiques oubliées :

  • Les coupures d’eau monnaies courantes, obligeant certains à se doucher à la bouteille.
  • Les pannes d’électricité, comme le black-out d’octobre 2024 lié à un mouvement social à EDF.
  • Les grèves régulières qui paralysent les collectivités.
  • Le chômage et l’insécurité.

Beaucoup d’internautes ont préféré répondre avec humour, un peu noir, en jouant le rôle de métropolitains fraîchement installés et déjà remplis de regrets. 

D’autres témoignages, plus amers, évoquent un accueil décrit comme glacial et une hostilité présumée envers les nouveaux arrivants. Certains rappellent aussi que vivre aux Antilles, c’est aussi composer avec les cyclones, les séismes et les éruptions volcaniques. D’autres ont tenu à souligner le folklore local, la voiture à pain qui klaxonne à l’aube, les chants des coqs, les moustiques.

En revanche, certains ont été beaucoup plus formels. « Ne faites pas la même erreur que moi… » « La Bretagne, c’est plus tranquille ! », « L’île n’est pas le paradis des cartes postales. »

Ou encore « Ne venez pas, c’est complet ! »

Simple mise en garde ou volonté de refroidir les envies d’ailleurs des Hexagonaux, la question mérite d’être posée. Et vous qu’en pensez-vous ?


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