Après la suppression – cette fois définitive – des “3 Jours” cyclistes *, l’avenir de la piste est en question puisque c’est le seul événement qui l’utilisait. « La piste de cyclisme n’est pas aux normes de championnat de vélo sur piste, or pour l’agrandir, il faudrait revoir la structure même du Palais des sports, ce qui représenterait des dizaines de millions d’euros, pour une discipline qui compte bien moins d’adeptes qu’auparavant », répond la Ville.
Pour le moment, aucune décision n’a été prise… Sachant qu’en 2022, l’adjoint en charge de l’équipement d’alors, Maxence Alloto, nous avait affirmé que sa suppression avait été actée par la Ville avant de rétropédaler face à la colère des passionnés de vélo. « Les échanges avec les partenaires vont se poursuivre. Une décision concernant la piste et plus généralement l’avenir du Palais des sports ne pourra être prise qu’après des échanges avec toutes les collectivités : Métro, Département et Région », explique la Ville. « Je suis abasourdi que ni la Métro, ni le Département, ni la Région comme elle l’a fait avec Alpexpo, ne se saisissent du dossier », précise Rémi Perrier. La raison est simple : la Ville n’a jusque-là jamais voulu lâcher cet équipement alors même que Grenoble Alpes Métropole, notamment, voulait en faire un équipement métropolitain. Mais va-t-elle encore avoir les moyens (notamment financiers) de garder cette position ? Sa réponse mentionnant la Métro, le Département et la Région est peut-être un premier signe de changement.
Reste que la question de la piste n’est qu’un élément parmi de nombreux autres puisque si la décision est prise de l’enlever, il faudra surtout en profiter pour mener des travaux d’envergure dans cette salle, l’une des seules en France, située en plein centre-ville, accessible à pied, à vélo ou en tram.
* “Le sport de haut niveau n’est pas un spectacle comme un autre. Il demande la mise à disposition d’infrastructures répondant à un certain nombre de standards, pour que le spectacle soit beau tout en préservant la sécurité des athlètes. Le Palais des sports de Grenoble n’offre plus, de notre point de vue, le niveau de standard suffisant”, s’est justifié Guy Chanal.
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