À qui profite la guerre civile au Soudan?

Il y a bientôt trois ans commençait la guerre civile au Soudan. Guerre qui oppose deux anciens alliés: Mohamed Hamdan Dagolo, dit « Hemedti »  à la tête des Forces de soutien rapide (FSR)  et le général Abdel Fattah Al-Burhane qui dirige l’armée soudanaise. Il préside aussi le Conseil souverain de transition. Le conflit a connu ces derniers mois une intensification des frappes de drones contre des positions militaires mais aussi des maisons, des écoles, des marchés ou des hôpitaux. Bilan: des milliers de morts et des millions de déplacés  et de réfugiés depuis avril 2023, plongeant le pays dans une crise humanitaire majeure.

Sudan Tawila 2025 | Geflüchtete sammeln sich zur Lebensmittelverteilung
Image : Mohammed Abaker/AP Photo/dpa/picture alliance

En début de semaine, le gouvernement tchadien a décidé de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre après des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans la guerre qui déchire son voisin soudanais.

Cette fermeture de la frontière intervient dans un contexte de risque accru de propagation du conflit soudanais au Tchad, qui partage une frontière poreuse de plus de 1.300 kilomètres avec le Soudan et à dénoncé à plusieurs reprises des atteintes à son intégrité territoriale. Cette décision de fermer la frontière »fait suite aux incursions répétées et aux violations commises par les forces en conflit au Soudan sur le territoire tchadien », a déclaré dans un communiqué le ministre tchadien de la Communication Gassim Mahamat Chérif qui assure vouloir prévenir « tout risque d’expansion du conflit » au Tchad.Le Tchad « se réserve le droit de riposter contre toute agression ou violation de l’intangibilité de son territoire et de ses frontières », avertit-il.

Au cours du débat, Éric Topona et ses invités vont revenir sur les raisons de cette guerre civile et les implications régionales, sous-régionales et internationales.

  • Sy Savané Saliou, analyste senior chez Boislandry Consulting, un cabinet d’analyse géostratégique.
  • Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l’Institut français des relations internationales(IFRI).
  • Dr Yamingué Betinbaye, analyste politique et chercheur principal au Centre d’études des dynamiques sociales (CEDYS) à N’Djaména.

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