La Guyane accueille cette année une édition inédite de la dictée géante, alliant plaisir de l’écriture et culture locale. Après un premier rendez-vous à Saint-Laurent-du-Maroni le 19 février, la tournée continue à Maripasoula et Cayenne. Plus qu’un exercice d’orthographe, cet événement prouve que la langue française rassemble et inclut.
Un projet au service du vivre-ensemble
Derrière cette initiative, Aminata Konate-Boune, fondatrice de Cultures Outre-mer, et Rachid Santaki, créateur du concept de la dictée géante.
Cette dictée, c’est une manière de rassembler les gens autour de la langue, de l’écriture et du français. Trop souvent, l’orthographe exclut. Ici, on veut montrer qu’elle peut rassembler.
L’originalité du projet tient aussi à son contenu : les textes de la dictée sont imaginés et rédigés par des auteurs guyanais, afin de mettre en avant la culture locale. « Qui mieux que les Guyanais pour parler de la Guyane ? » ajoute Aminata Konate-Boune.
Les participants, venus de différentes communes du territoire, ont partagé leur enthousiasme. Certains ont vu dans cet événement un défi personnel, comme Joseline, qui a fait 42 km pour y assister :
J’adorais la dictée à l’école, et je veux voir si je suis toujours aussi bonne en orthographe.
Jean-Luc, de son côté, a vu dans cette dictée une simple activité de vacances : « Le plaisir de participer, tout simplement. » Quant à Alain, habitant de Saint-Laurent, il est venu par curiosité :
Je sais déjà où je me situe en orthographe, mais c’était l’occasion de partager un moment convivial.
Un bilan positif et des perspectives d’avenir
L’engouement était bien présent, avec une salle comble et des participants ravis de l’expérience. « Nous avons été accueillis avec enthousiasme. L’objectif n’était pas de sanctionner, mais de partager un moment autour des mots, » précise Aminata Konate-Boune. L’autocorrection, privilégiée, a renforcé cette approche pédagogique et bienveillante.
Avec des étapes à Maripasoula et Cayenne, l’événement continue de séduire et pourrait bien devenir un rendez-vous régulier sur le territoire. « L’année prochaine, on nous demande d’aller à Mana, à Sinnamary… Peut-être que cette dictée va continuer à voyager, » confie l’organisatrice.
Au-delà des fautes et des règles de grammaire, la dictée géante en Guyane a surtout réussi à réunir des passionnés de la langue et des curieux, dans un esprit de découverte et de partage.