Principaux renseignements
- Votre mode de vie, comme l’exercice physique, les habitudes de sommeil et le tabagisme, joue un rôle important dans le vieillissement en bonne santé.
- Les facteurs environnementaux tels que le niveau d’éducation, le revenu, l’accès aux réseaux de soutien et le bien-être mental ont également un impact sur le vieillissement biologique.
- La génétique a une influence relativement mineure sur le risque de décès prématuré par rapport à l’effet combiné des facteurs environnementaux au cours d’une vie.
Une étude récente publiée dans Nature Medicine suggère que les choix de mode de vie et les conditions de vie exercent une plus grande influence sur le vieillissement en bonne santé que la génétique. Cette découverte met en évidence l’importance des facteurs environnementaux, faisant écho à la notion bien établie selon laquelle la situation géographique d’une personne a un impact profond sur les résultats en matière de santé. Des chercheurs de l’université d’Oxford ont étudié près d’un demi-million de personnes au Royaume-Uni, analysant leurs prédispositions génétiques à 22 maladies, surveillant des problèmes de santé courants tels que l’obésité et l’hypertension artérielle, et mesurant le vieillissement biologique grâce à l’analyse des protéines sanguines.
L’étude a identifié 25 facteurs environnementaux clés associés à la fois au risque de mortalité et au vieillissement biologique. Il s’agit notamment d’indicateurs socio-économiques tels que le niveau d’éducation et le revenu, de choix de mode de vie tels que l’exercice physique et les habitudes de sommeil, de facteurs comportementaux tels que le tabagisme, et de déterminants sociaux tels que l’accès à des réseaux de soutien et le bien-être mental. Alors que chaque facteur pris individuellement avait un impact mineur sur le risque de décès prématuré, leur effet combiné au cours d’une vie s’est avéré substantiel.
La génétique a plus d’impact sur le cancer du sein et de la prostate, entre autres
L’étude a révélé que l’importance relative de la génétique par rapport à l’environnement variait en fonction du problème de santé spécifique. Les risques génétiques ont eu une plus grande influence sur des maladies telles que la démence, le cancer du sein, le cancer de la prostate et le cancer colorectal. À l’inverse, les facteurs environnementaux ont joué un rôle plus important dans des maladies telles que les affections pulmonaires, cardiaques et hépatiques.
Malgré les limites inhérentes à toute étude à grande échelle, notamment les variations potentielles entre les différentes populations et les facteurs contributifs non mesurés, les résultats offrent des indications précieuses. Les auteurs soulignent que l’ »exposome » – l’ensemble des expositions environnementales tout au long de la vie – est spécifique au contexte et nécessite des recherches plus approfondies dans divers contextes.
L’importance des interventions politiques
Des chercheurs indépendants saluent la contribution de l’étude à la compréhension de la nature modifiable des effets sur la santé. Ils soulignent le potentiel d’interventions politiques visant à traiter ces facteurs environnementaux, pour finalement permettre aux individus de faire des choix qui favorisent un vieillissement en bonne santé. Le message est clair : si la génétique peut nous prédisposer à certaines affections, notre environnement et nos choix de mode de vie ont une influence considérable sur notre trajectoire de santé à long terme.
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