L’acteur légendaire américain Gene Hackman et sa femme retrouvés morts à leur domicile

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Gene Hackman, un des géants d’Hollywood, et son épouse ont été retrouvés morts à leur domicile de Santa Fe au Nouveau Mexique, aux Etats-Unis. La cause du décès du couple n’est pas connue.

La mort d’un géant du cinéma. L’acteur américain Gene Hackman et son épouse, la pianiste classique Betsy Arakawa, ont été retrouvés morts mercredi à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, ont annoncé plusieurs médias américains. Le bureau du shérif du comté de Santa Fé, cité par plusieurs médias américains, n’a pas précisé la cause du décès du couple, mais a indiqué n’avoir pas trouvé de trace d’un acte criminel. Le cadavre de leur chien a également été retrouvé à leur domicile. Considéré comme un géant d’Hollywwod, Gene Hackman, était âgé de 95 ans. Son épouse était elle âgée de 63 ans.

Avec de grands noms du cinéma

L’acteur, né le 30 janvier 1930, avait remporté deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971 pour son rôle dans « French Connection », où il campait le légendaire flic Jimmy « Popeye » Doyle. Il avait ensuite remporté en 1993 l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans « Impitoyable », de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.

Au fil des années, Gene Hackman avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film « Conversation secrète », Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le méconnu « L’Epouvantail », un film dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.

Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. « A Hollywood, tout tourne autour du cinéma : les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier », disait-il à L’Express. L’acteur avait annoncé en 2008 sa « retraite » des plateaux de cinéma. Il était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film « Bienvenue à Mooseport » (2004).

L’hommage de Francis Ford Coppola

Le cinéaste américain Francis Ford Coppola a été un des premiers à rendre hommage à Gene Hackman. Il salue un « grand artiste », « inspirant et magnifique » avec lequel il avait notamment collaboré sur le film « Conversation Secrète ». « La perte d’un grand artiste est toujours un motif de deuil et de célébration : Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité. Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution », a écrit Francis Ford Coppola sur le réseau social Instagram.


Gene Hackman en cinq films

« French Connection » (William Friedkin, 1971)

Oscar du meilleur film, ce thriller devenu un classique du cinéma américain offre également à Gene Hackman la statuette du meilleur acteur pour son rôle du détective new-yorkais irrascible et brutal Jimmy « Popeye » Doyle. Il enquête avec son co-équipier, incarné par Roy Scheider, sur les réseaux de la French Connection, organisation criminelle qui importe depuis la France la majeure partie de l’héroïne consommée à cette époque aux Etats-Unis.

« L’Epouvantail » (Jerry Schatzberg, 1973)

Ce road movie picaresque remporte la Palme d’or au Festival de Cannes. L’histoire d’une amitié nouée entre deux vagabonds qui voyagent en auto-stop. Gene Hackman est Max, un grand gaillard bagarreur qui sort de prison et veut créer une station-service tandis qu’Al Pacino incarne Lion, un ancien marin qui se sort des situations embarrassantes par le rire. Ce film connaît un échec commercial mais il est le préféré de Hackman de toute sa filmographie.

« Conversation secrète » (Francis Ford Coppola, 1974)

Ce thriller d’espionnage reçoit à son tour la Palme d’or du Festival de Cannes. Gene Hackman y joue un as de la filature. Chargé de suivre un couple et d’enregistrer leurs conversations, cet homme introverti découvre qu’ils sont en danger de mort et se retrouve face à un dilemme moral. Le tournage est marqué par des relations plutôt orageuses entre l’acteur et Coppola.

« Mississipi Burning » (Alan Parker, 1988)

Film s’inspirant de l’assassinat en 1964 au Mississipi de trois militants pour les droits civiques. Deux agents du FBI, Rupert Anderson (Gene Hackman), lui-même orginaire du Sud et ancien shérif d’une ville raciste, et Alan Ward (Willem Defoe), sont chargés de mener l’enquête qui dérange, notamment le Ku Klux Klan. Le rôle vaut à Hackman une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur.

« Impitoyable » (Clint Eastwood, 1992)

Ce western se déroule en 1880 dans une petite ville du Wyoming. Gene Hackman y est « Little Bill » Daggett, un shérif rêveur doublé d’un tueur cruel et sadique. Un personnage qui lui permet de décrocher un deuxième Oscar, celui du meilleur acteur dans un second rôle tandis que Clint Estwood est sacré meilleur réalisateur.


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