Grève à Transaglo : la ville de Schoelcher envisage une solution de transport alternatif

Depuis plus d’un mois, Mamie Christine est contrainte de faire du stop pour venir travailler faute de transport en commun. Habitante des hauts du quartier La Colline à Schoelcher, depuis 50 ans, elle vend des pistaches dans le bourg. Cette septuagénaire est épuisée par la situation.

« C’est la galère, j’en ai marre. Je ne peux pas aller prendre un rendez-vous chez le médecin. J’ai le cardiologue à aller voir, je ne peux pas y aller. Je n’ai pas de voiture pour aller jusqu’à Cluny. Alors, je n’ai pas de voiture. Chaque fois, il faut payer 20 euros, alors il ne me reste pas d’argent. »

Mamie Christine, vendeuse de pistaches

Sur le campus universitaire, la situation est la même. Aucun bus ne dessert le site depuis le 17 mars dernier, date du début de la grève au sein de la société de transport Transaglo.

Parmi les 4000 étudiants : Samuel. Il vit sur place à l’année et est directement impacté. Se nourrir est devenu un véritable défi.

« Honnêtement, je prends des choses dans le distributeur, mais parfois, ç’est agaçant. Parce que je prends quasiment la même chose. Je trouve que la situation ne s’améliore pas vraiment. Par exemple, dans mon cas, j’ai besoin parfois d’aller en ville pour faire des courses ou même des démarches administratives. Mais je n’y arrive pas car les transports sont très compliqués. Je trouve que cette situation est difficile à vivre. »

Samuel, étudiant en droit

Proposition d’un transport alternatif

Face à ces circonstances, les maires de la Cacem dénoncent cette crise dans un communiqué. Ils affirment se tenir prêts à prendre toutes les initiatives nécessaires pour défendre les intérêts des administrés.

À Schoelcher, depuis la semaine dernière, les élus travaillent à une solution de remplacement. Quatre lignes pourraient être mises en place, avec six rotations quotidiennes.

« Ce n’est pas un service de transport. La ville n’a pas la capacité d’organiser à elle seule une délégation de service public. Mais l’idée, c’est vraiment, dans ce moment difficile, de proposer quand même, a minima, sur les grandes lignes, Terreville, Colline, Ravine Touza et à l’intérieur, Plateau-Roy, Plateau-Fofo, Petit Paradis, Batelière, des solutions sur trois tranches. »

Daniel Chomet, maire de Schoelcher

Ce service pourrait être effectif dans les prochains jours, si les transports en commun du centre ne reprennent pas comme annoncé.

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