Akiyo, Voukoum, 50/50, Mas a Robè, Mas Ka Klé, Klé la, Mas Ay, Nukila, on ne compte plus le nombre de groupes à peaux qui existent en Guadeloupe. Entre les groupes historiques et les petits nouveaux, il y de quoi faire son choix et varier les plaisir à la fois en tant que spectateur que membre d’un groupe. Mais que savez-vous vraiment les groupes à peaux ?
1- « Groupe à peaux » : d’où vient ce nom ?
Aussi appelé « Mas a Po », leur nom est inspiré des tambours utilisés et fabriqués à partir de peau de cabri majoritairement, mais aussi de mouton ou de vache.
2- Ils naissent à la fin des années 60
C’est dans un contexte marqué par les idées nationalistes et une volonté de revendiquer la culture guadeloupéenne que les groupes a po ont vu le jour grâce à une jeunesse engagée de la région pointoise. Après la création de groupes comme Atata Combo, Arago ou Ghetto, c’est le Mouvman Kiltirel Akiyo qui popularise les groupes a po et instaure cette idée de « résistance ».
3- En opposition au carnaval de strass et paillettes
Les mas a po se sont construits en opposition au « carnaval de Madame Adeline ».Ce dernier reposait plus sur une logique de satin et paillettes, mêlant chars et symboles occidentaux. Loin des groupes à caisses claires, le mas a po c’est la proximité, et c’est beaucoup moins couteux. En plus de dénoncer de nombreux aspects de la société, son but est de valoriser la culture, les habitudes, reconnaître les aînés, et ce avec le concours de la population des quartiers.
4- Des sonorités singulières
Héritiers du Mas a Senjan avec un type de musique du même nom, et l’apport du Gwo ka, les Groupes a po de Pointe-à-Pitre sont marquées par leurs sonorités singulières. À la fin des années 80, la création du Mouvman kiltirel Voukoum opte pour le rythme Gwo siwo de type Mas à Nerplat. Dans les gwoup à po, tambours, chachas et conques sont incontournables. Tout comme les fouettards et l’encens d’ailleurs !
5-Le déboulé
Dans les groupes à peaux on ne défile pas on déboule. Débouler c’est faire irruption, c’est dévaler. On pense d’entrée à Akiyo avec sa démarche presque militaire, rapide et rythmée. Il faut dire que pour les premiers déboulés, notamment lors des jours gras, les groupes à po n’avaient pas le droit d’emprunter les mêmes itinéraires que ceux du carnaval officiel. Le mas se concentrait surtout du côté de la place de la Victoire et vers les quartiers comme Carénage, ou encore Fond Laugier.
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