Les mangroves font partie des écosystèmes les plus précieux de la Caraïbe. Elles jouent un rôle essentiel dans la protection des côtes contre l’érosion, les tempêtes et les inondations. Elles permettent aussi de préserver la biodiversité, de soutenir les activités de pêche et de stocker d’importantes quantités de carbone.
Mais ces espaces naturels sont aujourd’hui fragilisés par les activités humaines, les effets du changement climatique, les ouragans ou encore les échouements massifs de sargasses. Face à ces menaces, plusieurs territoires de l’OECO ont décidé d’unir leurs efforts.
Un projet régional sur cinq ans
Le projet REMAR, pour “Resilient Ecosystems through Mangrove Restoration” (écosystèmes résilients grâce à la restauration des mangroves), sera déployé en Grenade, à Sainte-Lucie, à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, en Martinique et en Guadeloupe.
Trois axes structurent cette initiative : la restauration des sites de mangroves dégradés avec les habitants, le renforcement des connaissances scientifiques sur ces écosystèmes et le développement des capacités des institutions chargées de leur gestion.
Lors du lancement officiel, le Directeur général de l’OECO, Didacus Jules, a rappelé que la restauration des mangroves représente « un impératif de développement » pour la région.
« Protéger et restaurer les mangroves n’est pas seulement un choix environnemental, c’est un impératif de développement. REMAR est un modèle qui réunit la coopération régionale, l’appropriation locale et les partenariats stratégiques. »
Didacus Jules, Directeur général de l’OECO
Le responsable a également insisté sur l’importance de la coopération entre les territoires caribéens.
Des retombées attendues pour les populations locales
Au-delà de l’aspect environnemental, REMAR doit permettre de renforcer les moyens de subsistance des communautés locales. Des écosystèmes côtiers en meilleure santé peuvent contribuer à améliorer la pêche, protéger les habitations situées en bord de mer et soutenir certaines activités économiques.
Le chef de mission adjoint à l’Ambassade de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO, Domenico Ditaranto, a lui aussi souligné l’importance de cette coopération régionale.
« REMAR est un projet emblématique car il incarne une coopération régionale hautement pertinente pour la Caraïbe. Il démontre l’engagement de la France et la valeur du travail en commun pour répondre à des défis partagés. »
Domenico Ditaranto, chef de mission adjoint à l’Ambassade de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO
De son côté, Quentin Lajus, de l’Agence Française de Développement, a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses communes à l’échelle de la région, et rajoute que « les défis partagés par les États et territoires de la région dépassent les frontières nationales et exigent des réponses coordonnées. C’est pourquoi notre partenariat avec l’OECO est si important. »
La Commission de l’OECO prévoit également la création d’un réseau régional des mangroves et des forêts marécageuses afin de favoriser le partage d’expériences entre les territoires participants. Pour les partenaires du projet, REMAR doit devenir un modèle de coopération régionale face aux défis climatiques et environnementaux de la Caraïbe.
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