RER métropolitain. « Il ne faut pas se laisser distancer », estime Dominique Raimbourg, vice-président de Sud Loire Avenir
Ce samedi 1er mars, des élus et des associations signataires organisent un rassemblement en gare de Bouaye, au sud de Nantes. Ils demandent à la région une mise en œuvre rapide du service express régional métropolitain (SERM) « pour en finir avec l’engorgement » du réseau routier dans la métropole aux heures de pointe.
Ils ont choisi la gare de Bouaye pour manifester leur impatience et leur mécontentement. Samedi à 11 heures, plusieurs associations signataires et des élus vont se réunir pour demander que la région accélère sa politique en matière de transports collectifs publics, passant par la création d’un service express régional métropolitain ou SERM.
Une idée relancée par le président de la République en novembre 2022 et concrétisée par l’adoption d’une loi le 27 décembre 2023.
Si le projet paraît séduisant, les associations du territoire déplorent qu’aucun système véridique de gouvernance ne semble avoir été mis en place. Pourtant, un comité de pilotage s’est réuni le 26 février dernier. Salué par ses détracteurs, ce dernier à leurs yeux ne semble apporter rien de nouveau et ils regrettent ne pas y avoir été conviés.
« J’ai appris aujourd’hui qu’il y avait eu un comité de pilotage hier (mercredi 26 février) via un communiqué de la Région. Pour l’essentiel, il a repris les annonces qui avaient été faites précédemment, explique Dominique Raimbourg, vice-président, chargé des transports et des mobilités chez Sud Loire Avenir. À savoir l’augmentation des cadences et notamment sur la ligne Nantes-Pornic ou Nantes-Saint-Gilles-Croix-de-Vie, une augmentation importante des cadences à partir de 2032. Dans les premières annonces, ça devait être à compter de 2030. »
L’important c’est qu’il y a déjà eu un premier comité de pilotage. Ensuite, il faut se doter de l’outil.
Dominique RaimbourgVice-président, chargé des transports et mobilités au sein de Sud Loire Avenir
Cependant, selon Sud Loire Avenir, il ne faudrait pas que le processus tarde de trop, car quotidiennement, le territoire concerné connaît de nombreux embouteillages. L’association regrette aussi que pour l’instant, aucun groupement d’intérêt public n’ait été créé, comme le prévoit la loi.
« Ça permettrait d’associer la totalité des villes, des communes, des villages qui sont impactés. Par exemple, sur le pays de Retz, ça veut dire qu’il faut qu’il y ait une coordination avec des représentants des villes, des villages impactés », ajoute Dominique Raimbourg.
Elle redoute aussi que le projet prenne du retard sur les autres métropoles concernées.
lI n’y a pas un retard considérable, mais il ne faut pas se laisser distancer
Dominique RaimbourgVice-président, chargé des transports et mobilités au sein de Sud Loire Avenir
« Et si on est trop en retard, dans une période de vache maigre, où il n’y a pas beaucoup d’argent, où même on est en déficit, il y a un risque que le projet en retard, il soit repoussé », estime Dominique Raimbourg.
Le travail du comité de pilotage se poursuivra jusqu’en janvier 2026.
Il « reposera principalement sur une contribution renforcée des services, de nombreuses réunions techniques et politiques ainsi qu’une large concertation ».
Une réflexion de 11 mois financée par la Région, Nantes Métropole et Saint-Nazaire Agglomération, avec l’appui de l’État. Elle s’appuiera également « sur une mission de préfiguration opérationnelle confiée à l’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) ».
Huit groupes de travail thématiques « seront organisés pour définir l’offre de services à l’horizon 2030-2035 » : offre ferroviaire, routière interurbaine et transport à la demande, covoiturage et autopartage, itinéraires cyclables et rabattement en vélo, intermodalité et usages, aménagement du territoire, gouvernance et financement.
La Région précise que depuis début 2025, les lignes de tram-train Nantes <> Nort-sur-Erdre <> Châteaubriant et Nantes <> Clisson proposent 25 allers-retours/jour en semaine (de 6h à 20h, jusqu’à 22h35 le vendredi) et un train par heure le week-end (de 8h à 22h, soit 15 allers-retours).
Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux et sur france.tv
Crédit: Lien source