Côte d’Ivoire : « Plus ils annoncent la fin de Ouattara, plus ils assistent à leurs propres déconvenues »
Dans le paysage politique ivoirien, la figure de Alassane Ouattara continue de cristalliser à la fois admiration et contestation. Depuis plus d’une décennie, le chef de l’État s’impose comme un acteur central dont la longévité politique interroge autant qu’elle fascine. Alors que certains de ses opposants annoncent régulièrement son affaiblissement ou sa fin politique, les faits montrent une continuité du pouvoir et une capacité à traverser les turbulences sans rupture majeure. Cette stabilité apparente repose en grande partie sur un style de gouvernance jugé méthodique, discret et orienté vers le long terme.
S’il y a un dirigeant africain qui continue de susciter respect, considération et admiration, c’est bien Alassane Ouattara. Un homme peu bavard, mais dont les actes parlent avec une éloquence que bien des discours ne pourront jamais égaler. Là où d’autres gouvernent à l’émotion, à la nervosité ou au gré des tendances du jour, lui avance selon une horloge que lui seul maîtrise.
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Ceux qui l’approchent le savent : l’homme est méthodique, rigoureux, redoutablement patient… et, pour le malheur de ses opposants, souvent servi par une chance insolente. Une combinaison rare, presque irritante pour ceux qui rêvent de le voir trébucher. Car depuis plus de quinze ans, les mêmes scénarios se répètent : rumeurs en cascade, procès d’intention, annonces prématurées de chute imminente, parfois même tentatives d’humiliation publique.
Mais à chaque épisode, le résultat reste identique. Pendant que certains s’agitent, lui demeure imperturbable. Pas une once de panique, pas un froncement inutile. Et lorsque ses adversaires croient enfin tenir leur revanche, ils découvrent généralement qu’ils se sont eux-mêmes jetés dans le précipice.
Alors que leur reste-t-il ? Les imprécations. La dernière cartouche des impuissants : invoquer la disparition de celui qu’ils n’ont pu vaincre ni par les urnes, ni par les manœuvres, ni par les intoxications, ni par une tentative d’insurrection. Souhaiter la mort physique d’un homme, c’est souvent signer l’aveu de sa propre incapacité. Quand l’argument meurt, il reste la malédiction.
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Et même là, le sort semble leur jouer un mauvais tour. Plus ils annoncent la fin du champion, plus ils assistent, médusés, à leurs propres déconvenues. Pendant qu’ils préparent des oraisons funèbres imaginaires, l’intéressé poursuit tranquillement sa route. Alassane Ouattara, ou l’art de survivre aux campagnes hostiles, de déjouer les prophéties bon marché et de transformer l’hostilité en carburant politique. Certains vivent de rumeurs. D’autres, manifestement, gèrent aussi le game.
Yacouba Doumbia
Journaliste.
Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara préside le SILA et humilie les propagateurs de fausses rumeurs
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