“Au Mali, la Russie n’a pas réussi à protéger la junte”, selon le chercheur Akram Kharief

Le 25 avril, le Mali a été plongé dans une nouvelle crise sécuritaire suite à des attaques coordonnées menées par une nouvelle alliance de rebelles séparatistes touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA) et de djihadistes du JNIM, liés à Al-Qaida. La ville de Kidal est passée sous le contrôle du FLA. Depuis, les djihadistes du JNIM ont annoncé un blocus de Bamako.

Akran Kharief est un journaliste et chercheur algérien qui inscrit cette évolution dans un cadre plus large d’effondrements régionaux qui a fait du Sahel un foyer d’instabilité politique élargi. Pour ce spécialiste des questions de défense, la pérennité de la présence même de la Russie dans le Sahel est remise en question.

COURRIER INTERNATIONAL : Avez-vous été surpris par l’ampleur des attaques coordonnées, mais aussi par cette alliance FLA et du JNIM ?

AKRAM KHARIEF : Je n’ai pas été surpris. Ce rapprochement entre le FLA et le JNIM a débuté il y a plus d’un an. Il y a eu une prière de l’Aïd l’année dernière qui avait été tenue conjointement avec Amadou Koufa, le patron de Katiba Macina [un groupe armé affilié au JNIM], le chef du JNIM Iyad Ag Ghali et Al-Ghabass Ag Intalla, membre du FLA, quelque part dans le Grand Ouest malien.

Il s’agit là des prémices d’une alliance circonstancielle militaire qui s’est con

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