Écoutons l’appel de paix du Pape

«Ici, pour les gens comme nous, la visite du Pape est un moment de grâce dont nous avions besoin». Le père Samir Alrafayne écoute les bras croisés et la tête baissée les paroles que le Pape Léon XIV prononce au clergé d’Angola dans la paroisse Notre-Dame de Fatima à Luanda, rencontré le 20 avril lors du dernier rendez-vous public dans le pays africain. Il semble qu’il veuille vraiment enraciner les indications pratiques et spirituelles que le Souverain Pontife laisse aux évêques, aux prêtres, aux religieuses et aux religieux angolais. Originaire du Soudan, depuis treize ans à Luanda, ordonné prêtre il y a quatre ans et incardiné dans l’archidiocèse de Luanda, le père Samir s’est formé au Redemptoris Mater de Luanda, un séminaire missionnaire du Chemin néocatéchuménal. «Nous avons besoin du Saint-Père comme Pierre pour nous confirmer dans la foi», déclare-t-il aux médias du Vatican, en lançant un appel pour son pays: «Le Soudan souffre, nous avons besoin de l’aide et des prières de tous».

Quelle signification revêt la visite de Léon XIV en Angola?

Cette visite apporte également beaucoup de grâce pour les gens. Comme vous le voyez, ces jours-ci, les gens sont descendus dans la rue, sont allés partout où le Pape est passé pour le saluer, pour lui manifester la joie qui vient avec lui. Nous avons eu beaucoup de difficultés, beaucoup d’obstacles traditionnels qui proviennent de la culture antique.

Quels sont jusement les principaux obstacles à l’évangélisation pour l’Église en Angola?

Nous avons des problèmes avec l’existence de nouvelles Églises qui naissent et de sectes qui créent des problèmes et des fractures dans les familles et aussi parmi les pauvres. Nous avons donc besoin de l’initiation chrétienne. Nous devons revenir à l’ancien modèle, au modèle apostolique, afin de pouvoir aider ces personnes à avoir une véritable initiation chrétienne. En outre, les gens souffrent d’injustices sociales en Angola. La visite du Pape peut donc nous aider à être forts, à aller de l’avant, à trouver la paix parmi nous. L’Angola a derrière elle une histoire de guerre, c’est ce qu’a rappelé également le Pape au cours de la Messe, et à présent, nous avons toujours plus besoin de cet esprit de fraternité, de cet esprit chrétien.

Pensez-vous que le message de paix lancé ces jours-ci par le Pape Léon XIV puisse être appliqué également à d’autres pays africains, par exemple le Soudan, lui aussi origine et théâtre de conflit depuis plusieurs années?

Le Pape a consacré beaucoup de temps à parler de paix. Il a répété cette phrase: «Non à la guerre, que cesse la guerre», et c’est précisément ce dont nous avons besoin au Soudan. Ce dernier souffre depuis très longtemps à cause des guerres et au cours des trois dernières années, plus de 15 millions de personnes se sont réfugiées à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Des personnes dont on ne parle pas, mais qui souffrent, qui meurent dans des conditions très dures et d’autres qui vivent dans une situation très difficile. Le Soudan a véritablement besoin de l’attention de tous, il a véritablement besoin d’aide et aussi de vos prières à tous. Et ce pour quoi le Pape prie toujours est la paix. Donc ce message aidera certainement également le Soudan de façon positive. Mais nous avons besoin de vous, nous avons besoin de votre aide, nous avons besoin de prières. Allez, visitez, parlez du Soudan, car c’est l’une des situations que l’on garde sous silence. Peu de personnes parlent du Soudan. Et en ce moment, il y a beaucoup de tension dans le monde. (propos recueillis par claudia torres et salvatore cernuzio, envoyés à Luanda)

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