« Nous avions constaté des dysfonctionnements au niveau de la morgue »…Une enquête judiciaire est ouverte après la disparition d’ossements au CHU de Martinique

C’est une affaire particulièrement sensible. La disparition d’ossements humains, pourtant placés sous scellés au sein du service mortuaire du CHU de Martinique, a conduit au dépôt d’une plainte par un médecin légiste en fin de semaine dernière, jeudi 30 avril.

Ces éléments, censés être conservés dans un cadre strictement encadré, se sont tout simplement volatilisés. Une situation qui met en lumière des dysfonctionnements graves dans la gestion de la morgue.

Le directeur de l’établissement, Jérôme Le Brière, confirme l’ouverture d’une enquête, sans commenter davantage, en raison du secret de l’instruction.

Une enquête sous haute discrétion

Du côté des autorités judiciaires, le silence est total. Ni le parquet ni la police nationale ne communiquent à ce stade.

Même prudence au sein de l’hôpital. Chloé Sainville, directrice en charge de la qualité, de la gestion des risques et du droit des usagers, indique :

« À ce stade, on ne communiquera pas dessus car une enquête de justice est en cours (…) Nous sommes en attente. »

Des dysfonctionnements déjà signalés

Cette affaire intervient dans un contexte déjà fragile. Des problèmes de fonctionnement au sein de la morgue avaient été signalés.

« Nous avions constaté depuis un certain temps des dysfonctionnements au niveau de la morgue, notamment via des courriers d’usagers. »

Chloé Sainville, directrice en charge de la qualité gestion des risques et droit des usagers au CHUM

« Tout ceci est pris très au sérieux », assure Chloé Sainville, évoquant des signalements internes et externes ayant conduit à la mise en place d’un plan d’amélioration.

En parallèle de cette affaire, le CHU de Martinique indique avoir engagé des travaux pour améliorer le fonctionnement du service mortuaire.

« A ce stade nous avions déjà un plan d’amélioration en cours concernant plusieurs volets : formation, investissement, formalisation de procédure, pour fluidifier le parcours de nos patients décédés au niveau de la chambre mortuaire. Donc si cet élément est avéré, il sera pris en cours pour alimenter notre plan d’action et s’assurer d’un service adéquat, qui respecte les attentes des usagers et qui ne les accable pas dans une situation déjà complexe de deuil. »

Chloé Sainville, directrice en charge de la qualité gestion des risques et droit des usagers au CHUM

Vers une évolution des pratiques ?

Si les faits sont confirmés, ils viendront alimenter ce plan d’action déjà engagé. L’enjeu est clair : restaurer la confiance et assurer une gestion irréprochable des défunts.

En attendant, l’enquête devra déterminer les circonstances précises de cette disparition troublante.

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