Dr Diouf Alimatou : 7 ans sans salaire au Cameroun

De l’avis de plusieurs observateurs de notre landerneau, il s’agit là, d’un scandale qui fait honte.

 

Lire ici le SOS de Shance lion

Il y a des histoires au Cameroun, qui résument à elles seules les maux profonds d’un système. Celle de DIOUF ALIMATOU en est une, douloureuse, révoltante, et malheureusement loin d’être isolée.

Depuis 2020, cette femme médecin s’est donnée corps et âme à l’Hôpital Régional de Bertoua. Non pas de manière ordinaire mais avec une excellence reconnue, saluée, et récompensée. ELLE A EN EFFET ÉTÉ DÉSIGNÉE À DEUX REPRISES MEILLEURE MÉDECIN DE SON ÉTABLISSEMENT. DEUX FOIS. Une distinction qui, dans n’importe quel système qui se respecte, aurait dû ouvrir des portes, accélérer des procédures, déclencher une reconnaissance officielle et légitime.

Mais au Cameroun, pour DIOUF ALIMATOU, ces distinctions n’ont ouvert… STRICTEMENT AUCUNE PORTE.

SEPT ANS DE DÉVOUEMENT, ZÉRO INTÉGRATION

Malgré ses performances exceptionnelles, malgré les démarches entreprises à plusieurs reprises et dans les règles, malgré son engagement sans faille au service des populations de l’Est Cameroun DIOUF ALIMATOU n’a toujours pas été intégrée dans la fonction publique.Sept longues années se sont écoulées. Sept ans de consultations, de gardes, de diagnostics, de vies sauvées. Et tout cela, dans une situation administrative et financière qui frise l’indécence, pratiquement sans salaire.

Elle travaille. Elle soigne. Elle excelle, avec amour et passion pour la médecine, Et l’État, qui a pourtant investi dans sa formation, qui bénéficie chaque jour de ses compétences, lui renvoie en retour… le silence et l’indifférence administrative.

LA FUITE DES CERVEAUX A UN VISAGE — ET IL EST CELUI DE DIOUF ALIMATOU

On s’interroge souvent sur les raisons qui poussent les meilleurs talents camerounais à quitter le pays pour aller s’épanouir ailleurs. On parle de fuite des cerveaux comme d’un phénomène abstrait, difficile à cerner. Mais la réalité, elle, a un visage. Elle a un nom. Elle s’appelle DIOUF ALIMATOU.

Comment peut-on raisonnablement exiger d’un professionnel de santé qu’il reste, qu’il serve, qu’il se sacrifie lorsque le système lui oppose année après année une indifférence totale ? Quel message envoie-t-on aux jeunes médecins camerounais lorsque l’excellence est récompensée non par une intégration, mais par sept ans de vide administratif et de précarité financière ?

UN APPEL AU MINISTRE DE LA SANTÉ

Aujourd’hui, DIOUF ALIMATOU ne baisse pas les bras. Elle frappe à la porte la plus haute du secteur sanitaire camerounais. Elle souhaite être reçue en audience par le Ministre Ministère de la Santé Publique du Cameroun , le Docteur MANAOUDA MALACHIE, afin de lui exposer directement et personnellement une situation qui n’aurait jamais dû durer aussi longtemps.

Sa demande n’est pas extravagante. Elle ne réclame pas de privilège. Elle exige simplement ce à quoi elle a droit : une intégration, une reconnaissance, et un salaire à la hauteur de sept années de service rendu à la nation.

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