Les Émirats arabes unis nient toute implication dans l’attaque de l’aéroport au Soudan

Les Émirats arabes unis ont rejeté les accusations du Soudan selon lesquelles un drone émirati, lancé depuis l’Ethiopie, aurait été utilisé lors d’une attaque contre l’aéroport de Khartoum lundi, selon une déclaration d’un responsable des EAU mardi soir.

Le Soudan accuse de longue date les EAU de soutenir les Forces de soutien rapide (RSF), le groupe paramilitaire qui affronte l’armée soudanaise dans une guerre civile débutée il y a trois ans et qui a dévasté le pays. L’Etat du Golfe a nié ces allégations, affirmant oeuvrer pour la fin du conflit, l’un des plus meurtriers au monde.

Lundi soir, le porte-parole de l’armée soudanaise a fait état d’une intensification du soutien des EAU, diffusant des images et des plans de vol qui, selon lui, montraient des drones appartenant aux Émirats ayant décollé de l’aéroport de Bahir Dar en Ethiopie pour frapper plusieurs sites au Soudan en mars et en mai. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces informations de manière indépendante.

Les autorités soudanaises ont également déclaré qu’elles se tenaient prêtes à répondre à cette prétendue violation.

Sollicité par Reuters pour un commentaire, le responsable émirati a déclaré : ‘Ces fabrications s’inscrivent dans une stratégie de diversion calculée – consistant à rejeter la faute sur autrui pour se soustraire à la responsabilité de ses propres actes – et visent à prolonger la guerre et à entraver un véritable processus de paix.’

L’Ethiopie a également nié ces accusations dans un communiqué.

Dans des déclarations publiées mardi, l’Egypte et l’Arabie saoudite ont condamné l’attaque contre l’aéroport de Khartoum, qui avait récemment rouvert ses pistes aux vols commerciaux. Les deux pays ont mis en garde contre toute ingérence des voisins du Soudan.

Massad Boulos, conseiller principal de l’administration américaine pour les affaires arabes et africaines, a également affirmé que le soutien extérieur apporté à l’une ou l’autre des parties au conflit devait cesser.

La guerre au Soudan a éclaté après que les RSF et l’armée soudanaise se sont opposées sur les plans d’intégration de leurs forces et sur la transition vers la démocratie.

Les RSF ont rapidement pris le contrôle de Khartoum avant d’en être expulsées l’année dernière. Elles ont depuis consolidé leur emprise sur la région du Darfour, dans l’ouest, et ont ouvert un nouveau front, également marqué par des attaques répétées de drones, dans l’Etat du Nil Bleu, le long de la frontière avec l’Ethiopie.

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