1000 km en rollers de la Seine-Maritime à Marseille : le défi fou d’Émilien pour les enfants d’Haïti
Noa Gratigny
Publié le
Top départ pour Émilien Lafforgue, jeune normand de 25 ans. Son arrivée est prévue le 25 mai à Marseille. Il dispose de 22 jours pour rejoindre la cité phocéenne depuis Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, et récolter des fonds pour l’association Educ’timoun.
Seul avec une tente
Habitué aux défis sportifs, Émilien n’en est pas à son coup d’essai. En 2021, au départ de Rouen, il avait rejoint l’Espagne à vélo. Cette fois-ci il a choisi les rollers. Le moyen idéal pour lui de se démarquer, puisqu’« on a l’habitude de voir du vélo, alors que le roller c’est assez original pour être souligné », explique-t-il.
Tout au long du trajet, il doit se débrouiller seul. Muni d’un sac à dos, d’une tente, et d’une caméra, il doit faire 50 à 60 km dans la journée pour parvenir à Marseille dans les temps. Chaque étape du parcours est différente, « en ville c’est plus long parce qu’il faut respecter la circulation, mais en campagne en quatre ou cinq heures c’est fait », révèle le Normand.
En plus du côté sportif, Émilien doit assurer toute une partie audiovisuelle et de montage vidéo. Pour toucher un plus grand nombre de personnes, le sportif partage son aventure sur Instagram, sous forme de vidéos de quelques minutes.
Son parcours s’annonce semé d’embûches, entre la météo, la fatigue physique, et la solitude. Mais Émilien compte sur les rencontres et la solidarité des habitants pour amener ce beau projet à sa fin.
Un défi sportif au service d’une cause solidaire.
Traverser la France en roller ? Cette idée trotte dans la tête d’Émilien depuis longtemps. Mais il ne trouvait pas la motivation suffisante pour faire le premier pas. Si un seul projet ne suffit pas à le stimuler, Émilien a « créé un double projet, en ajoutant la dimension caritative ».
Aider l’association Educ’timoun fondée par Rosemitha Pimont, son amie d’enfance, lui permet de donner un sens à ce défi. Émilien et Rosemitha se connaissent depuis petits, leur amitié est née « sur les bancs de l’école primaire du Village de Mont-Saint-Aignan », confie la fondatrice de l’association avant d’ajouter, « depuis, on a toujours gardé contact ». Le départ du défi s’est fait à cette même école primaire, un clin d’œil à leur amitié.
Récolter 14 000 euros.
La mission d’Émilien est claire : « récolter des dons, que ce soit des gens, des marques, ou de tous ceux qui veulent suivre le projet ». Pendant les 22 jours du périple, l’association Educ’timoun a ouvert une cagnotte en ligne sur HelloAsso. L’objectif est de récolter 14 000 euros pour financer deux semaines de camp de vacances pour 150 élèves de Pays Pourri, une ville haïtienne.
Ce camp de vacances est un projet phare de l’association depuis quatre années consécutives. Il permet à une centaine d’élèves issus de zones isolées d’avoir accès à des activités extrascolaires auxquelles ils n’ont pas accès habituellement : danse, chant, théâtre, musique, sport et de l’audiovisuel.
Pour Émilien, l’aventure ne s’arrêtera pas une fois les rollers rangés. Ce périple fera l’objet d’un film documentaire. Une projection est déjà prévue début juin, au cinéma Ariel de Mont-Saint-Aignan dans le cadre du festival Educ’Art Solidaire organisé par l’association de Rosemitha. Une occasion supplémentaire de mettre la lumière sur les actions portées par cette association.
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