Malabo a formalisé mardi 5 mai, un accord avec Lloyd’s Register, le groupe britannique de certification et de conseil technique, en vue d’encadrer la remise en activité de son registre des navires et de renforcer les standards appliqués à l’ensemble de la chaîne maritime nationale. Les principaux domaines de ce partenariat comprennent le transport maritime, l’exploitation des hydrocarbures en mer, la pêche, la gestion des terminaux portuaires, ainsi que le renforcement de la coopération internationale et la formation de ressources humaines spécialisées, précise le gouvernement dans un communiqué.
Lloyd’s Register interviendra comme tiers de confiance chargé de certifier les infrastructures, de contrôler la conformité aux normes internationales et d’accompagner les États dans la structuration de leurs cadres réglementaires. Fondée en 1760, Llyod opère aujourd’hui dans plus de 70 pays, avec un positionnement centré sur le maritime, l’énergie et les infrastructures critiques. Concrètement, dans le transport maritime, l’organisme britannique intervient dans la classification des navires et la certification de leur sécurité. Dans l’offshore pétrolier, ses auditeurs s’assurent de la conformité des plateformes et encadrent les risques industriels. Sur les infrastructures portuaires, Lloyd Register fournit des
Prestations d’audit technique, de conformité et d’organisation des opérations. Ces fonctions sont généralement sollicitées par les Etats désireux d’aligner leurs dispositifs sur les standards de l’Organisation maritime internationale (OMI). L’entité est présente sur plusieurs marchés africains, notamment au Nigeria et au Ghana.
Pour les autorités équato-guinéennes, le partenariat avec Llyod Register s’inscrit dans une série de réformes engagées par Malabo pour restructurer son secteur maritime. Malabo devrait dans la foulée, procéder à la mise à jour de la loi sur les ports, et ratifier plusieurs conventions internationales. Le gouvernement annonce aussi l’accélération de la concession des ports de Malabo et de Bata, des leviers pour attirer les investissements dans le secteur portuaire et la logistique.
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