Sous-marins : un nouveau duel entre la France et l’Allemagne se profile dans ce pays d’Amérique du Sud
Chrismaël Marchand
Publié le
Ils ne se quittent plus. Depuis de nombreuses années déjà, Naval Group et ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) se tirent la bourre au palmarès des ventes de sous-marins à l’export.
Ces derniers temps, les deux chantiers français et allemand se sont encore retrouvés face à face. Notamment aux Pays-Bas avec la victoire finale du fleuron tricolore.
À l’heure actuelle, les deux rivaux se retrouvent de nouveau opposés. Selon toute vraisemblance, les voilà qualifiés en « finale » pour le contrat de quatre sous-marins pour la Grèce ainsi que le marché des trois sous-marins pour l’Argentine.
Un programme qui stagne
En Amérique du Sud, les deux mastodontes européens ont été sélectionnés par la marine argentine à la suite d’une évaluation technique et opérationnelle.
« Cette évaluation a déterminé que deux modèles, le Scorpène français et le 209 NG allemand de ThyssenKrupp, conviennent à la mission », exposait, en février 2026, le « Bureau de réponse officielle ».
Depuis, peu d’informations ont filtré. Et pour cause. Le dossier avancerait au ralenti. C’est, en tout cas, ce que décrit le site Zona Militar, dans la foulée de la publication d’un nouveau rapport.
Le document officiel édité par le chef du cabinet des ministres, Manuel Adorni, confirme effectivement la stagnation du programme.
Alors qu’un accord est toujours espéré avant 2028, le projet est toujours en phase d’évaluation et de planification, « plombé » par sa complexité.
Beaucoup de facteurs rentrent, il est vrai, en jeu pour que le délai soit respecté, entre « l’achèvement des études techniques, les priorités établies par le pouvoir exécutif, le lieu de construction et la disponibilité budgétaire ».
Une lettre d’intention signée entre la France et l’Argentine
L’enjeu en termes pécuniaires est, en effet, primordial pour Buenos Aires qui n’arrivera pas seule à financer un tel programme.
Pourtant, l’Argentine martèle son besoin de nouvelles forces sous-marines depuis la perte de l’ARA San Juan en 2017, son seul et unique submersible.
La « guerre » franco-allemande est donc en quelque sorte retardée. Mais nul doute qu’elle fait rage en coulisses. Avec une longueur d’avance pour Naval Group ?
La France et l’Argentine ont, en effet, signé en 2024 une lettre d’intention « non contraignante » pour le modèle Scorpène. Un avantage décisif ? Affaire à suivre.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
Crédit: Lien source