Dans la nuit du 24 au 25 mars 2025, une attaque attribuée aux combattants du groupe Boko Haram a causé la mort d’au moins onze militaires camerounais dans le nord-est du Nigéria. L’incident s’est produit dans la localité de Woulgo, qui fait face à la ville de Fotokol dans le département camerounais du Logone-et-Chari.
Détails de l’Attaque
Les assaillants, bien organisés, ont infiltré la ville de Woulgo avant de frapper par surprise les camps de base des Forces multinationales mixtes (FMM), lesquelles regroupent des soldats nigériens, tchadiens, nigérian et camerounais. Ces forces sont déployées dans la région dans le cadre de missions anti-jihadistes.
L’attaque, particulièrement violente, a duré un peu plus de deux heures et a provoqué de nombreuses pertes dans les rangs des soldats camerounais. En plus des onze soldats tués, 21 autres ont été blessés et transférés dans des hôpitaux de Maroua par hélicoptère.
Conséquences de l’Attaque
Les insurgés de Boko Haram ont également réussi à emporter des armes, y compris des canons antiaériens et des munitions. Ils ont mis le feu à ces bases militaires et à plusieurs véhicules de combat.
Caractère Meurtrier de l’Attaque
Cette attaque sur Woulgo est considérée comme l’une des plus meurtrières pour les forces camerounaises engagées dans la lutte contre Boko Haram depuis dix ans. Les exactions de ce groupe islamiste débordent régulièrement sur le territoire camerounais, affectant les localités qui bordent la frontière.
Cet incident tragique souligne la persistance de la menace posée par Boko Haram dans la région et la nécessité d’une réponse efficace pour protéger les militaires et les civils. La communauté internationale, ainsi que les gouvernements régionaux, doivent redoubler d’efforts pour lutter contre cette insurrection.
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