un pays intensifie sa lutte contre la contrebande – La Nouvelle Tribune

Le secteur minier, et plus particulièrement l’exploitation de l’or, joue un rôle crucial dans l’économie de nombreux pays en Afrique, en particulier pour ceux comme le Ghana, qui en dépendent largement pour leurs revenus en devises étrangères. Ce secteur constitue une importante source de devises pour les gouvernements, tout en étant un levier pour stimuler la croissance économique. Cependant, la gestion de ces ressources, notamment face à des pratiques illégales telles que la contrebande, reste un défi majeur. Le Ghana, pays riche en ressources aurifères, œuvre actuellement à reprendre le contrôle de son industrie minière, afin d’en maximiser les bénéfices et réduire les pertes économiques liées à la sortie illégale de l’or.

Le gouvernement ghanéen redouble d’efforts pour contrer la contrebande d’or, un fléau qui a particulièrement impacté les finances publiques. En 2022, 60 tonnes d’or, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars, ont été exportées illégalement, privant le pays de ressources essentielles en devises. Ce phénomène a exacerbé les difficultés économiques du Ghana, notamment dans un contexte de crise où les rentrées fiscales et les devises étrangères sont cruciales pour stabiliser l’économie. Face à cette situation, le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé des mesures pour contrer cette perte de contrôle et assurer une meilleure gestion des ressources aurifères nationales.

Pour encadrer le commerce de l’or, le gouvernement met en place une structure appelée Ghana Gold Board (GoldBod), dont l’objectif est de réguler et de superviser la vente d’or selon les standards internationaux. Cette initiative vise à rétablir la légalité dans le commerce de l’or et à réduire la fuite de ces ressources vers des circuits non officiels. Le GoldBod sera financé par l’État pour acheter de l’or, avec un objectif ambitieux d’acquérir trois tonnes d’or par semaine, ce qui viendrait renforcer les réserves de change du pays.

Dans le même temps, le gouvernement a prévu des ajustements fiscaux, notamment la suppression de l’impôt de 1,5 % sur le revenu généré par l’or non raffiné. Cette mesure vise à encourager la production légale et à faciliter le contrôle des flux d’or. La combinaison de ces efforts pourrait permettre au Ghana de mieux exploiter son potentiel aurifère et de récupérer des revenus essentiels pour le développement économique du pays.

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