Dominique Meyer, de Virton, était toujours vivant au moment où Chevalier a mis le feu à l’immeuble

« Il pouvait croire que la victime était décédée »

Comme Steve Chevalier a bouté le feu à un canapé pour provoquer un incendie de la maison après la scène des coups de couteau, la cour interroge l’expert Berrendorfainsi que l’expert en toxicologie, le professeur de l’ULiège Corine Charlier, pour déterminer si la victime était déjà décédée avant l’incendie.

« Non, M. Meyer vivait toujours au moment de l’incendie, comme le prouve le taux de cyanure dans son sang », répondent les deux experts.

L’expert légiste précise qu’il est tout à fait possible, comme le prétend l’accusé Steve Chevalier, qu’il « n’entendait plus de sons émaner de la victime quand il a quitté l’immeuble. Il pouvait donc croire que celui-ci ne respirait plus et était mort. »

Il est aussi à relever l’importante consommation de médicaments et de cannabis par l’accusé juste avant le drame. L’expert Charlier, sur base des analyses sanguines de Chevalier, a décelé chez lui de grosses quantités de médicaments contre l’anxiété, type Temesta et Valium, ainsi que des médicaments psychotropes.

Dans le dos ou de face ?

Alors que Steve Chevalier soutenait tout au long de l’enquête qu’il avait poignardé Dominique Meyer lorsque ce dernier se baissait pour prendre de la pommade dans un tiroir, l’accusé a changé de version à l’audience ce mardi matin. C’est en fait une des avocates des parties civiles, Me Hélène Michel, qui a relevé une incohérence dans le discours de l’accusé.

L’avocate a fait remarquer qu’une pommade, servant à un massage, se trouvait déjà sur la table. Élément que l’on peut constater sur une vidéo prise par Chevalier lui-même !

L’accusé a alors répondu que la victime était effectivement en face de lui lorsqu’il lui a porté le premier coup.

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