Gracié dans la nuit du vendredi au samedi 29 mars 2025 pour raison de santé, l’ancien président de la transition en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, reste dans le viseur des organisations de défense des droits de l’Homme. Celles-ci contestent sa libération et réclament son annulation. L’ONU, la FIDH et l’OGDH demandent que la grâce présidentielle qui lui a été accordée soit révoquée.
Dans un communiqué publié ce mardi 1er avril 2025, Seif Magango, porte-parole du Bureau des droits de l’Homme de l’ONU, a déclaré que cette mesure devait être annulée. Selon lui, la remise en liberté totale de l’ex-chef de la junte constitue une grave violation des droits des victimes et compromet le processus judiciaire en cours.
« La décision d’accorder une grâce présidentielle à M. Camara soulève de sérieuses préoccupations quant au respect, par les autorités de transition, du droit à un procès équitable et de l’état de droit. Elle méconnaît également le droit des victimes à des recours effectifs. Cette grâce sape les procédures judiciaires nationales et contrevient aux principes internationaux des droits de l’homme, qui insistent sur le droit des victimes à obtenir justice et sur l’obligation des États de lutter contre l’impunité. Cette décision devrait être annulée », a déclaré Seif Magango dans un article rapporté par TV5 Monde.
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