les autorités risquent de « perdre le contrôle » d’une ville après l’évasion de 529 détenus

Selon un responsable local, des milliers d’habitants se sont réfugiés dans les communes avoisinantes, alors que des membres de bandes criminelles affrontent les forces de l’ordre.


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Des militaires patrouillent dans une rue de Port-au-Prince, en Haïti, le 3 février 2025. (GUERINAULT LOUIS / ANADOLU / AFP)

Des militaires patrouillent dans une rue de Port-au-Prince, en Haïti, le 3 février 2025. (GUERINAULT LOUIS / ANADOLU / AFP)

Une ville de quelque 100 000 habitants plongée dans le chaos et la violence, en Haïti. Au lendemain de l’assaut de gangs contre un établissement pénitentiaire de la ville de Mirebalais, les autorités haïtiennes ont reconnu mardi 1er avril qu’elles risquaient de « perdre le contrôle » de cette commune située au nord-est de la capitale, Port-au-Prince, après l’évasion de 529 détenus. « Les policiers, en sous-effectifs, ont fui le commissariat. Les assaillants ont pu libérer les prisonniers et ont provoqué des dégâts dans la ville avant l’arrivée des renforts », a déclaré à l’AFP le représentant du gouvernement dans cette région, Frédérique Occean.

Selon le responsable, des violences ont fait « des morts et des blessés au sein de la population locale » et des milliers de personnes se sont réfugiées dans les communes avoisinantes. Les membres des gangs « ont pris le contrôle du lycée public de la zone », a-t-il ajouté, décrivant une « situation très compliquée » et des affrontements en cours avec les forces de l’ordre. 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’attaque de Mirebalais, selon son porte-parole Stéphane Dujarric. Le diplomate a appelé les autorités locales et la communauté internationale à « redoubler d’efforts » pour rétablir l’ordre dans le pays, notamment en fournissant à la force multinationale les équipements et les effectifs nécessaires.

Le pays a connu un regain de violence depuis mi-février, avec des attaques de gangs contre la population. En dépit de la présence de la force multinationale de sécurité (MMAS), la situation sécuritaire ne cesse de se détériorer. Cette force, menée par le Kenya et soutenue par l’ONU, a commencé à se déployer l’été dernier et compte désormais un peu plus de 1 000 policiers de six pays différents, bien loin des 2 500 attendus.

Le président du Conseil présidentiel de transition, Fritz Alphonse Jean, a reconnu lundi que le pays était en « situation de guerre », lors de la relocalisation du Tribunal de première instance en dehors de la capitale Port-au-Prince, pour cause d’insécurité.


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