Le Bénin se prépare activement pour les élections générales de 2026, une échéance cruciale pour la consolidation de sa démocratie. Parmi les initiatives entreprises, l’audit du fichier électoral occupe une place prépondérante. Cependant, au-delà de cette démarche technique, la question de la relecture du code électoral pour garantir un scrutin véritablement inclusif en 2026, suscite un débat intense au sein de la classe politique et de la Société civile béninoise. En 2023, à la suite d’une requête du parti d’opposition Les Démocrates, le président Patrice Talon a donné son accord pour la réalisation d’un audit du fichier électoral. Cette décision visait à renforcer la transparence et la fiabilité du processus électoral. Un comité de pilotage, composé de membres issus de la Société civile, et d’experts, a été mis en place pour superviser cette opération. Lors d’une rencontre avec ce comité en février 2025, le président Talon a réaffirmé son engagement en faveur de cet audit, tout en insistant sur son caractère technique et scientifique, éloigné de toute considération politique. Le comité s’est engagé à faire son travail de façon impartiale, une étape cruciale pour la préparation des élections de 2026.
Les appels à la relecture du code électoral
Parallèlement à l’audit du fichier électoral, des voix s’élèvent pour réclamer une relecture du code électoral. L’opposition, notamment le parti Les Démocrates, le Cadre de concertation de l’opposition et une partie de la Société civile, dont l’Église catholique, estiment que certaines dispositions du code électoral, retouché en mars 2024, sont susceptibles de créer des tensions et d’exclure certaines formations politiques du processus électoral. Lors d’un colloque organisé en avril 2024, l’Église catholique a recommandé une relecture consensuelle de la loi électorale afin de garantir des élections véritablement démocratiques en 2026. L’une des principales préoccupations concerne le seuil d’éligibilité pour l’attribution des sièges lors des législatives. La loi actuelle prévoit que les partis doivent obtenir au moins 20 % des suffrages dans chaque circonscription électorale. Cette disposition est perçue par l’opposition et une partie de la population comme une injustice susceptible de conduire à un blocage du processus électoral en 2026. Face à ces revendications, le gouvernement soutient que le code électoral actuel est inclusif, arguant que toutes les tendances politiques représentées à l’Assemblée nationale ont la possibilité de présenter des candidats pour la présidentielle de 2026. Selon le régime de la Rupture, l’objectif des récentes modifications est de favoriser l’émergence de grandes formations politiques et de rationaliser le paysage politique béninois. (Rejoignez la famille des abonnés de la chaîne WhatsApp du journal La Nouvelle Tribune en cliquant sur le lien https://whatsapp.com/channel/0029VaCgIOFL2ATyQ6GSS91x)
La suite de cet article est réservé aux abonnés: Connectez-vous si vous avez déjà un abonnement
ou abonnez-vous ici
Crédit: Lien source