Après la rupture avec la France et la CEDEAO, le Burkina Faso loin d’être seul ; le pays se rapproche de…

La rupture avec ses partenaires traditionnels, que sont la France et la CEDEAO, a créé un vide que le Burkina Faso s’emploie à combler par de nouvelles coopérations comme avec l’AES et présentement la Turquie.

En effet, la Turquie apparaît désormais comme un partenaire de choix dans cette reconfiguration diplomatique. Le Burkina Faso poursuit donc sa diversification diplomatique et économique.

Preuve en est la rencontre du 28 mars 2025 entre le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, et l’ambassadrice de Turquie, Nilgün Erdem Ari.

« Le Burkina Faso et la Turquie envisagent de tenir des rencontres bilatérales pour échanger sur des sujets d’intérêt commun et envisager de nouveaux projets mutuellement bénéfiques », indique le communiqué officiel du ministère burkinabè des Affaires étrangères publié le 1er avril 2025.

Cette volonté de rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats internationaux.

Les échanges commerciaux entre le Burkina Faso et la Turquie, bien qu’en léger repli depuis 2022, demeurent significatifs avec 102,4 millions de dollars en 2024.

Cette relation économique couvre plusieurs secteurs stratégiques : commerce, économie, éducation et santé. L’invitation du Burkina Faso au 3ᵉ Forum diplomatique d’Antalya témoigne également de l’importance accordée à cette relation bilatérale.

Pour le pays des hommes intègres, classé 185ᵉ sur 193 à l’Indice de développement humain et confronté à un taux de pauvreté avoisinant les 40%, cette coopération revêt un caractère vital.

Le plan d’action gouvernemental pour la stabilisation et le développement (PASD), doté d’un budget de 7673,3 milliards FCFA, nécessite des appuis extérieurs considérables pour atteindre ses objectifs de lutte contre le terrorisme et de développement socio-économique.

Les relations entre le Burkina Faso et la Turquie, qui se sont formalisées depuis 2012, s’étendent désormais au-delà du simple cadre commercial.

Des accords dans les domaines de la défense et de la formation académique viennent compléter ce partenariat en pleine expansion.

Cette réorientation diplomatique du Burkina Faso vers la Turquie s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays africains qui cherchent à équilibrer leurs relations internationales.

Face aux défis sécuritaires et économiques, le renforcement de la coopération Burkina Faso – Turquie pourrait constituer un levier de développement et de stabilisation pour ce pays sahélien en quête de nouveaux horizons.

Alors que le continent africain devient un espace de compétition entre puissances traditionnelles et émergentes, le Burkina Faso semble avoir fait le choix d’une diversification pragmatique de ses alliances, s’éloignant de la France et de la CEDEAO pour se rapprocher d’acteurs comme la Turquie.

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