Du « yellow cake » produit par le géant du nucléaire français Orano au Niger récupéré par la Russie de Vladimir Poutine en pleine guerre en Ukraine : ce scénario, improbable avant le coup d’Etat qui a porté une junte hostile à la France au pouvoir à Niamey, en juillet 2023, apparaît désormais possible.
Selon des sources officielles françaises et nigériennes, Moscou mais aussi Pékin ont entamé des tractations avec Niamey pour acheter une partie des quelque 1 400 tonnes de concentré d’uranium stockées dans la mine d’Arlit, qui était exploitée par la filiale locale d’Orano jusqu’à fin 2024. A titre de comparaison, en 2022, la France en avait consommé environ 8 800 tonnes, la Russie 6 300 et la Chine 11 300.
En décembre 2024, après plusieurs mois de bras de fer avec la junte du général Abdourahamane Tiani, qui a lui a notamment retiré le permis d’exploitation d’Imouraren, l’un des plus grands gisements d’uranium au monde, l’entreprise française avait annoncé avoir « perdu le contrôle opérationnel » de la Somaïr (Société des mines de l’Aïr) dont elle est actionnaire majoritaire à 63,4 % – le reste étant détenu par l’Etat nigérien à travers la Société du patrimoine des mines du Niger (Sopamin).
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