Au Niger, le destin d’une jeune orpheline préoccupe toute une nation. Yasmine Mohamed est âgée de 26 ans, elle est pensionnaire d’un orphelinat de Niamey quasiment depuis sa naissance.
La jeune femme se bat depuis plusieurs années contre le « syndrome de l’Homme raide ». Cette maladie neurologique rare touche une personne sur plus d’un million dans le monde.
Des crampes et des crises de douleur
« J’ai commencé à développer des douleurs en 2017, explique-t-elle à la DW. Et elles ont continué à s’intensifier jusqu’en 2019. On m’a dit que cela pourrait être traditionnel ou mystique pour ainsi dire. Fin 2019, mes douleurs se sont de plus en plus intensifiées et ce qui m’a conduit à avoir plusieurs hospitalisations dans la clinique fraternité Notre-Dame, c’est la clinique de l’orphelinat dans laquelle j’ai grandi ».
Pendant l’entretien, Yasmina est soudainement prise d’un une crise de douleurs, au point d’avoir du à parler. « Ce sont des douleurs qui me prennent quotidiennement, des crampes au niveau des membres, des jambes, les pieds, raconte-t-elle. Des crises qui arrivent et qui sont assez violentes, qui peuvent durer pendant quatre heures sans l’injection de diazépam (un anxiolytique, ndlr). C’est la seule injection qui arrive à me calmer pour le moment ».
La maladie de Yasmina nécessite une prise en charge urgente à l’étranger. Mais l’opération est très coûteuse, évaluée à plus de 40.000.000 francs CFA. Une somme astronomique pour une orpheline de père et de mère.
Une chaîne de solidarité pour Yasmina
« L’alternative que j’ai, c’est la transfusion d’immunoglobuline qui ne se fait pas ici mais dans les pays étrangers, d’où l’élan de solidarité de toute la communauté nigérienne », constate Yasmina.
En effet, depuis quelques jours, une chaine de solidarité se forme pour venir en aide à la jeune femme, qui va bientôt s’envoler vers la Turquie pour une intervention chirurgicale sur laquelle elle fonde tous ses espoirs de recouvrer la santé.
« C’est un engouement sur ma personne dont je suis vraiment reconnaissante, toutes les entreprises qui ont contribué, les particuliers, je ne saurais assez dire merci, se félicite Yasmina. Et grâce à Dieu, à vos dons, je pourrais parvenir à pouvoir me soigner et dans l’espoir de revenir guérie ».
Crédit: Lien source