Burkina Faso : Les instruments de musique traditionnels au cœur de la 4ᵉ édition du FITO

Le Musée national du Burkina Faso accueille, du 22 au 24 mai 2026 à Ouagadougou, la quatrième édition du Festival international des instruments et danses traditionnels de Ouagadougou (FITO). Placée sous le thème « Instruments de musique traditionnels, facteurs de promotion de la paix et de la cohésion sociale », cette édition met en lumière le rôle des instruments traditionnels dans la sauvegarde des identités culturelles et le renforcement du vivre-ensemble.

Le président du comité d’organisation, Guy Marc Koussoubé, a rappelé que les instruments de musique traditionnelle occupent une place essentielle dans les sociétés africaines. Selon lui, ces instruments ne servent pas uniquement à produire des sons ou à accompagner des danses, mais constituent de véritables moyens de communication et de transmission des valeurs culturelles au sein des communautés.

Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur la culture pour construire un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale.

« Les instruments de musique traditionnelle ont toujours occupé une place centrale dans nos sociétés et il est donc très important de les célébrer. Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins et c’est justement pourquoi le FITO se met en position de cadre idéal de promotion et de valorisation de nos identités culturelles. Notre pays traverse un moment très difficile et là aussi il faut s’appuyer sur la culture pour bâtir un Burkina de paix. Dans toutes les communautés du Burkina Faso, vous verrez qu’il y a de ces instruments de musique et de ces pas de danse qui ne sont pas joués ou exécutés pour rien. Ces instruments ou pas de danse parlent et nous sommes très fiers pour cette quatrième édition de recevoir des troupes de danse traditionnelle », a-t-il soutenu.

Selon le président du comité d’organisation, Guy Marc Koussoubé, les instruments de musique traditionnelle occupent une place essentielle dans les sociétés africaines

Durant 72 heures, le festival propose au public une immersion dans l’univers des instruments de musique traditionnels à travers des prestations artistiques, des conférences publiques, des expositions, des formations gratuites en élevage et en entrepreneuriat culturel ainsi qu’une rue marchande dédiée à la valorisation du patrimoine culturel.

Cette quatrième édition se distingue par une innovation majeure avec la participation, pour la première fois, de plusieurs troupes de danses traditionnelles venues de différentes régions du Burkina Faso ainsi qu’une délégation nigérienne, pays invité d’honneur.

Pour Guy Marc Koussoubé, cette diversité culturelle illustre la capacité de la culture à rassembler les peuples au-delà des frontières.

Représentant le ministre en charge de la culture, la directrice régionale du Centre dudit ministère, Noëlle Octavie Néya/Ouédraogo, a salué cette initiative qui contribue à renforcer la cohésion sociale tout en valorisant les cultures des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

La communauté Djan est l’invité d’honneur de cette 4e édition

Elle a indiqué que le FITO constitue un festival identitaire qui favorise la promotion des valeurs culturelles et met en lumière des communautés parfois peu connues ou en voie de disparition.

Le représentant des parrains, le colonel-major Emmanuel Kam, a souligné que la reconnaissance des différentes communautés culturelles du Burkina Faso participe à la construction d’un pays stable et solidaire. Il a invité les populations à préserver les valeurs ancestrales afin de bâtir une société forte, digne et enracinée.

Le président du comité de soutien à l’AES pour une conscience patriotique du Niger, Mohamed Sékou Doro, a pour sa part insisté sur le rôle stratégique de la culture dans la consolidation de l’unité des peuples du Sahel. Selon lui, les instruments traditionnels, les chants et les danses constituent des vecteurs de paix, de solidarité et de résilience face aux défis actuels. Il n’a pas manqué d’appeler la jeunesse à s’approprier les valeurs culturelles africaines.

La directrice régionale du Centre du ministère en charge de la culture, Noëlle Octavie Néya/Ouédraogo a salué cette initiative qui contribue à renforcer la cohésion sociale

Invitée d’honneur de cette édition, la communauté Djan a également exprimé sa satisfaction à travers son représentant, Palé Mathieu.

Tout au long du festival, la communauté aura au programme des prestations artistiques, une exposition de ses objets d’art et de matériels de chasse traditionnelle ainsi que des spécialités culinaires locales afin de faire découvrir la richesse de son patrimoine culturel.

Hanifa Koussoubé

Lefaso.net

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.