Ça y est ! Isidore Mvouba appelle à la suspension des accords entre le Congo et la Senelec pour éviter les remous dans le pays

« Je crois qu’on ne doit pas se cacher derrière notre petit doigt. L’énergie est une question d’importance. Une démarche est engagée dans un contexte particulier. Dans une année, nous allons affronter une élection majeure, et je n’aimerais pas, qu’au cours de cette année qui précède celle qui suit, qu’il y est des remous dans le pays », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, à la faveur des questions d’actualités au gouvernement ce jeudi 27 février 2025.

« Entre temps, on suspend tout », a martelé Isidore Mvouba, sous les applaudissements nourris et prolongés des députés.

On rappelle que la société d’État congolaise E2C, Énergie électrique du Congo, a cédé officiellement la distribution du courant en affermage à la Senelec, qui devra acheter l’énergie, la distribuer, et, en échange d’une redevance payée à l’État congolais, collectera les factures. Ipso facto, la Socelec sera chargée de la distribution, mais pas de la production d’électricité, ni de l’extension du réseau, encore très insuffisant au Congo puisque moins de 20 % de la population rurale et moins de 40 % des citadins y sont reliés.

Le montant des factures, lui, restera de la prérogative de l’État congolais qui maintiendra un tarif social.

Le personnel transféré au fermier conserve les droits et avantages ainsi que l’ancienneté acquise antérieurement, après audit du personnel effectivement en emploi.

La Senelec vient au Congo-Brazzaville avec une stratégie qui est la facturation de créances qui permettra de suivre au quotidien chaque abonné, d’apporter une solution à chacun. Cela peut passer par des factures post-payées, par des factures pré-payées par de nouveaux compteurs améliorés, par un rapprochement avec la clientèle, par l’ouverture de nouveaux bureaux de proximité…

L’espoir est de mettre fin aux pertes d’énergie sur le réseau existant et les branchements électriques sauvages.

Ladite convention aurait été signée entre Emile Ouosso, ministre congolais de l’Energie et de l’Hydraulique et Pape Mamadou Diop, directeur général de la Socelec, en présence du Premier Ministre Anatole Collinet Makosso.

Cependant, les employés d’Énergie électrique du Congo menacent de faire grève. Ils demandent tout simplement au gouvernement, l’annulation de l’accord sur la concession des centrales hydroélectriques et l’affermage pour les volets distribution et commercialisation de l’énergie électrique, signé tout récemment avec la Senelec.

Les travailleurs menacent donc d’entamer une grève générale illimitée dans un délai de 7 jours, si et seulement si leurs revendications ne sont pas prises en compte par le gouvernement.

Ils menacent également de plonger tout le pays dans le noir.

Ces derniers temps, il est constaté à Brazzaville, des pannes en série des transformateurs électriques dans différents quartiers de la capitale congolaise. Ces cas de sabotage seraient l’œuvre d’une bande organisée d’individus non identifiés.

A l’évidence, courant février 2025, plus de 8 cas de destruction de transfos ont été enregistrés.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.