Ce Québécois a payé 4000$ pour une luxueuse croisière en Martinique… et s’est retrouvé à dormir sur le plancher

Une croisière de rêve à 4000$ s’est plutôt transformée en cauchemar pour un Québécois qui s’est retrouvé dans une minuscule cabine avec un divan en guise de lit, l’obligeant à dormir au sol.

«Je ne veux pas que d’autres personnes se fassent prendre. On m’a menti et on a minimisé ce que j’ai vécu», déplore Michel Pelletier, un passionné de croisières.

En janvier dernier, le retraité de 66 ans s’est rendu en Martinique pour y vivre une croisière «paradisiaque». Comme son agence de voyages de confiance venait de fermer ses portes, il a décidé de faire affaire avec une agente de voyages d’Expedia Cruises de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, recommandée par un proche.



La collection de verres à shooters souvenirs que l’amoureux des voyages collectionne depuis des années.
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY


Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

«Mon agente de voyage m’a dit que je serais dans un bel hôtel à proximité de tout et que j’aurais une cabine extraordinaire sur un des plus beaux bateaux de croisière», affirme M. Pelletier.

Pourtant, dès son arrivée à l’hôtel à Fort-de-France, l’homme de Blainville a déchanté.

Sa chambre avait une vue sur des conteneurs et elle était loin de toutes les attractions de la ville. Il n’était même pas en mesure d’obtenir une table au restaurant de l’hôtel avant 21h30. Atteint de diabète, il a donc été contraint de faire 20 minutes de taxi pour se rendre au restaurant le plus près afin de souper à une heure convenable.


GEN-MICHEL-PELLETIER


PHOTO FOURNIE PAR Michel Pelletier

La vue de la chambre d’hôtel de Michel Pelletier. L’homme de Blainville prévoyait passer un belle croisière en Martinique au début de l’année, mais il a rapidement déchanté.


PHOTO FOURNIE PAR Michel Pelletier

«J’ai écrit à mon agente de voyage et tout ce qu’elle m’a proposé, c’est de changer d’hôtel [mais sans être remboursé]», dénonce celui qui est finalement resté sur place.

De mal en pis

C’est en arrivant sur le bateau de croisière, dans sa «luxueuse» cabine, que la situation a dégénéré. L’air climatisé était brisé, il y faisait 24 degrés Celsius, il y avait une odeur de renfermé et surtout, il n’y avait pas de lit.


GEN-MICHEL-PELLETIER


Il n’y a pas de lit dans la minuscule cabine de Michel Pelletier. L’homme de Blainville prévoyait passer un belle croisière en Martinique au début de l’année, mais il a rapidement déchanté.


PHOTO FOURNIE PAR Michel Pelletier

«Il y avait un divan avec un matelas sur le dessus, pas de draps, rien! J’ai essayé de changer de cabine, il n’y avait aucune possibilité. J’ai contacté mon agente de voyages et elle m’a répondu [le lendemain] qu’elle ne pouvait rien faire comme le bateau était parti», déplore-t-il.


GEN-MICHEL-PELLETIER


PHOTO FOURNIE PAR Michel Pelletier

Il a ainsi dépensé plus de 4000$ pour finalement être contraint de dormir sur le plancher puisqu’il ne rentrait pas sur le divan.

«J’avais tellement mal au dos que je n’ai pu faire aucune excursion, mon dos était barré, je ne pouvais rien faire du reste de la croisière», se remémore-t-il.

Aucune assistance

À son retour au Québec, le 7 février, il décide de porter plainte auprès des deux entreprises. Après plusieurs appels et courriels, on lui a fait une proposition.

«On m’a offert un crédit de 100$ de la part de la compagnie MSC Croisières et 200$ de la part de mon agence de voyages pour ma prochaine croisière», ajoute l’homme, qui a demandé à ce qu’on lui rembourse l’hôtel et la croisière.

Après avoir été contactée par Le Journal, l’agence Expedia Cruises a directement écrit à M. Pelletier pour savoir comment elle pouvait «régler la situation», sans donner suite à nos demandes d’entrevue.

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l’adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.