CM 2026, Groupe I : à la croisée des ambitions

Entre une armada offensive française, une équipe sénégalaise championne de la CAN 2025, une nation norvégienne portée par le phénomène Haaland et une formation irakienne qui retrouve la lumière après quarante ans d’absence au Mondial, le groupe I risque de faire des étincelles.

La France comme favorite naturelle

Championne en 2018 en Russie et finaliste en 2022 au Qatar, la France arrive sur le continent américain avec l’étiquette naturelle de favorite. Pour la dernière danse de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France, le sélectionneur se verrait bien sortir par la grande porte. Pour concrétiser ce souhait, l’entraîneur des Bleus peut compter sur de solides profils offensifs. Derrière l’incontournable Kylian Mbappé, on retrouve entre autres Bradley Barcola, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Michael Olise ou encore Marcus Thuram.

Si le potentiel de la ligne d’attaque ne fait pas l’ombre d’un doute, la qualité est présente à tous les postes : entre les perches (Maignan, Samba), comme en défense (les frères Hernandez, Koundé, Saliba, Upamecano) ou dans l’entrejeu (Kanté, Rabiot, Tchouaméni, Zaïre-Emery). Sur le papier, rares sont les nations à présenter autant d’atouts.

© Jeanne Accorsini / Pool / Bestimage

Justement, avec tant de talents et de personnalités dans leurs rangs, les Tricolores parviendront-ils à évoluer en osmose tout au long de la compétition ? La question mérite d’être posée. D’autant qu’à douze jours de leur premier grand rendez-vous à New York, face au Sénégal, les Bleus sont tombés à Nantes, en match amical, contre la Côte d’Ivoire (1-2). De quoi rappeler que même les plus grandes équipes sont loin d’être invincibles.

Le Sénégal en quête d’un nouvel exploit

Vainqueur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, le Sénégal enchaîne une troisième participation consécutive à la Coupe du monde. Néanmoins, la meilleure performance des Lions de la Teranga reste le quart de finale obtenu en 2002. Cette année-là, les Sénégalais avaient victorieusement entamé la compétition contre… la France. L’histoire se répétera-t-elle ?

Avec le matériel à sa disposition, le sélectionneur national Pape Thiaw peut l’espérer. Il s’appuie aujourd’hui sur un Sadio Mané encore performant à 34 ans, un Nicolas Jackson décisif à quinze reprises cette saison avec le Bayern Munich ou encore un Kalidou Koulibaly (ex-Genk) taille patron au cœur de la défense.

© Ngandu Katayi Kevin / ABACA / Shutterstock

Portés par une génération expérimentée et habituée aux grands rendez-vous, les Sénégalais semblent disposer des armes nécessaires pour bousculer la hiérarchie. La confrontation face à la France ressemble à une finale avant l’heure, où la défaite sera interdite au vu du calendrier. En effet, lors de la deuxième journée de la compétition, le Sénégal défiera la Norvège, une autre formation ambitieuse de ce « groupe de la mort ».

La Norvège a rendez-vous avec l’histoire

À ce propos, voilà des années que l’Europe attend la Norvège. Voilà des années que le football mondial rêve de voir Erling Haaland et Martin Ødegaard sur la scène d’un grand tournoi. Cette fois, les Scandinaves sont bien là. Une première depuis 1998.

Erling Haaland est un phénomène. À lui seul, l’attaquant de Manchester City a inscrit 16 des 37 buts marqués par la Norvège lors des éliminatoires. Des éliminatoires que les joueurs de Ståle Solbakken ont terminés largement en tête, avec huit victoires en autant de matchs, devant des nations telles que l’Italie ou Israël.

La dernière fois pour la Norvège, c’était en 1998. © Photonews

Bref, après des décennies d’attente, le football norvégien a coché l’épreuve à son calendrier. Le dernier match des poules, contre la France, pourrait décider de la première place du groupe. À condition que les Norvégiens négocient correctement leurs premières sorties face à l’Irak et au Sénégal.

Un ex-Belgicain à la tête de l’Irak

Absente d’une compétition mondiale depuis 1986, l’Irak atterrit en Amérique dans la peau du Petit Poucet. Sans pression, ou presque, les Lions de la Mésopotamie de Graham Arnold (ex-Australie, passé par le RFC Liège et Charleroi) ne partent évidemment pas avec la faveur des pronostics.

Graham Arnold sous les couleurs de Charleroi. © Photonews

En revanche, les Irakiens sont habitués à ce rôle d’outsider. Ils en ont d’ailleurs fait leur force durant leur campagne de qualification (ndlr : considérée comme l’une des plus longues jamais menées par une équipe nationale, s’étalant sur 21 matchs et une période de 28 mois à compter de novembre 2023), ainsi que durant les barrages intercontinentaux, en triomphant de la Bolivie (2-1). La preuve récente ? Le partage obtenu face à l’Espagne (1-1). L’autre atout pourrait venir d’Ahmed Qasem. L’ailier, réputé pour sa vitesse et sa créativité, connaît parfaitement les pelouses américaines : il évolue en MLS, à Nashville SC.

Le calendrier du Groupe I à la Coupe du Monde 2026

  • 16 juin – 21h00 : France – Sénégal (stade de New York New Jersey)
  • 17 juin – 00h00 : Irak – Norvège (stade de Boston)
  • 22 juin – 23h00 : France – Irak (stade de Philadelphie)
  • 23 juin – 02h00 : Norvège – Sénégal (stade de New York New Jersey)
  • 26 juin – 21h00 : Norvège – France (stade de Boston)
  • 26 juin – 21h00 : Sénégal – Irak (stade de Toronto)


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