Combats de coqs en France : malgré la loi sur le bien-être animal, voici où ils continuent en secret

En France, les combats de coqs ne sont pas
qu’un souvenir folklorique. En droit, « Les combats de coqs sont
officiellement interdits en France », rappelle LeMag des Animaux,
site d’information d’Ouest-France, au nom du bien-être
animal
. L’article 521-1 du Code pénal et le Code
rural et de la pêche maritime
les assimilent à des sévices
graves, passibles de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Cette interdiction vaut aussi pour l’ensemble de l’Union
européenne.

Pourtant, ils existent encore : le rapport n°115 du Sénat décrit
« les combats de coqs, seuls combats d’animaux non interdits en
France ». Ils ne survivent que là où une « tradition locale
ininterrompue »
a été reconnue, dans le Nord, le
Pas-de-Calais, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la
Polynésie française et La Réunion. Ces affrontements ont lieu dans
des gallodromes, appelés pitt à coqs aux Antilles. Reste une
interrogation simple : pour combien de temps encore ?

Où les combats de coqs en France
ont-ils encore lieu ?

Dans le Nord et le Pas-de-Calais, environ une cinquantaine de
communes disposent encore d’arènes autorisées, selon le Sénat. La
Fédération des Coqueleurs de la région Nord de la France y organise
des saisons de combats codifiées, avec plusieurs « disciplines » :
affrontements rapides avec ergots métalliques, joutes d’endurance
ou formules mixtes, suivis par un public de parieurs et
d’habitués.

Dans les territoires d’Outre-mer, la pratique reste visible dans
les pitt à coqs de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de
Polynésie française et dans quelques gallodromes encore ouverts à
La Réunion. Ces établissements fonctionnent sous autorisation
préfectorale, avec un vétérinaire présent et, dans certaines îles,
l’obligation d’utiliser seulement les ergots naturels des oiseaux.
Aucun nouveau gallodrome ne peut être créé.

Un cadre légal pensé pour éteindre les
combats de coqs

L’article 521-1 du Code pénal classe les
combats de coqs parmi les sévices graves et renvoie au Code
rural et de la pêche maritime
pour les mauvais traitements
lors de jeux ou spectacles. Il prévoit jusqu’à trois ans de prison
et 45 000 euros d’amende. Le cabinet Landot Avocats parle d’une
législation où « la loi étant conçue pour conduire à la fin
progressive des combats de coqs ». À Norrent-Fontes, dans le
Pas-de-Calais, qu’il commente, l’absence de combats entre 1999 et
2021 a fait perdre définitivement le droit d’organiser.

Une tradition contestée, entre
bien-être animal et marché clandestin

Pour les défenseurs de ces spectacles, les combats de coqs en
France relèvent d’un patrimoine local et d’une sociabilité rurale.
Les opposants y voient au contraire « un acte de cruauté
pénalement répréhensible et seulement tolérée dans certains
départements
« , selon une motion d’Europe Écologie Les Verts.
Dans les faits, des combats de coqs illégaux continuent d’exister,
y compris en dehors des zones dérogatoires, et alimentent un marché
clandestin.

Entre pression sociale croissante, jurisprudence plus stricte et
impossibilité de créer de nouveaux gallodromes, tout indique que
cette pratique se dirige vers sa disparition, même si personne ne
peut dire quand.

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