La rémunération des producteurs ivoiriens connaît une hausse exceptionnelle de 22%, reflétant la flambée des cours mondiaux de la précieuse fève.
Le gouvernement ivoirien a annoncé une augmentation significative du prix d’achat du cacao aux producteurs, porté à 2 200 francs CFA (3,35 euros) le kilogramme pour la récolte intermédiaire. Cette décision, saluée par la filière, intervient dans un contexte de records successifs sur les marchés internationaux, où les cours ont dépassé 10 000 dollars la tonne début 2024.
Contrairement à d’autres pays africains comme le Cameroun, où les prix sont libéralisés, la Côte d’Ivoire fixe elle-même la rémunération des planteurs via un système étatique. Cette politique permet de stabiliser les revenus des agriculteurs, même si elle les expose moins aux pics de valorisation. La précédente récolte principale avait déjà établi un record à 1 800 francs CFA, soit près du double du tarif de 2023.
Lors d’une allocution officielle, les autorités ont également confirmé le déploiement d’une couverture maladie universelle pour les cultivateurs, ciblant initialement 700 000 d’entre eux. Une mesure sociale qui pourrait influencer le climat politique à l’approche de l’élection présidentielle.
Si la demande mondiale a légèrement fléchi face aux prix élevés, les perspectives de production restent tendues. Les aléas climatiques en Afrique de l’Ouest, combinés au poids dominant du duo Côte d’Ivoire-Ghana (60% de l’offre mondiale), continuent de peser sur les cours. Après un repli récent autour de 8 000 dollars la tonne, la volatilité demeure une caractéristique forte de ce marché stratégique, qui contribue à hauteur de 14% au PIB ivoirien.
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