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Les douze diplomates burkinabè en poste à Paris sont tous rentrés à Ouagadougou, où ils ont été reçus lundi par le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean-Marie Traoré, après la rupture des relations diplomatiques avec la France décidée fin juin par la junte burkinabè. Le ministère des Affaires étrangères a démenti les rumeurs faisant état […]

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Burkina-France : les douze diplomates burkinabè de retour à Ouagadougou

Les douze diplomates burkinabè en poste à Paris sont tous rentrés à Ouagadougou, où ils ont été reçus lundi par le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean-Marie Traoré, après la rupture des relations diplomatiques avec la France décidée fin juin par la junte burkinabè. Le ministère des Affaires étrangères a démenti les rumeurs faisant état de demandes d’asile de la part de certains diplomates.

Un retour « au bercail », des rumeurs d’asile démenties

Les douze diplomates burkinabè qui étaient en poste à Paris sont tous de retour à Ouagadougou où ils ont été reçus lundi par le ministre des Affaires étrangères, après la rupture des relations diplomatiques avec la France décidée par leur pays fin juin. Des publications sur les réseaux sociaux indiquaient que certains d’entre eux avaient fait une demande d’asile en France.

« Contrairement à la rumeur (…) le personnel diplomatique et consulaire de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso à Paris, est bel et bien de retour au bercail, après la fermeture de la représentation diplomatique du Burkina Faso en République française », a balayé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué lundi soir.

Le drapeau et les clés de l’ambassade remis au ministre

Le ministère précise, photos à l’appui, que le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a reçu les douze diplomates dans l’après-midi et que lui a été « officiellement remis le drapeau national qui flottait dans le ciel français ainsi que les clés des locaux de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, preuve de la fermeture effective de l’ambassade », un « acte fort » selon lui.

« Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux », a déclaré l’ancien chargé d’affaires en poste à Paris, Jean Marie Bakouan.

Une rupture actée fin juin

Le 26 juin, le Burkina Faso, dirigé par une junte ouvertement hostile à la France, avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Paris. Début juillet, tous les diplomates français avaient quitté Ouagadougou et leurs homologues burkinabè avaient jusqu’au 6 juillet, en réciprocité, pour partir de France.

La junte burkinabè du capitaine Ibrahim Traoré, arrivée au pouvoir par un putsch en septembre 2022, accuse Paris d’ »activisme incessant » contre ses intérêts, mais assure que les relations entre les peuples ne sont pas concernées. Le Quai d’Orsay avait qualifié cette décision de rompre les relations d’ »hostile et sans fondement ».

Trois ans de dégradation progressive

Dès 2023, quelques mois après sa prise de pouvoir, la junte avait exigé le rappel de l’ambassadeur de France à Ouagadougou, Luc Hallade, dénoncé un accord militaire avec Paris et obtenu le départ de son armée, longtemps engagée dans la lutte contre les groupes jihadistes qui minent le pays depuis une décennie. Le régime a ensuite multiplié les invectives envers la France et s’est tourné vers de nouveaux partenaires, comme la Russie, la Turquie et l’Iran.

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Les douze diplomates burkinabè en poste à Paris ont regagné Ouagadougou après la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France. La junte affirme vouloir tourner la page de la coopération avec Paris. Les douze diplomates burkinabè qui étaient en poste à Paris sont tous de retour à Ouagadougou où ils ont été reçus […]

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Crise avec le Burkina Faso : les diplomates en poste à Paris tous de retour à Ouagadougou

Les douze diplomates burkinabè en poste à Paris ont regagné Ouagadougou après la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France. La junte affirme vouloir tourner la page de la coopération avec Paris.

Les douze diplomates burkinabè qui étaient en poste à Paris sont tous de retour à Ouagadougou où ils ont été reçus lundi par le ministre des Affaires étrangères, après la rupture des relations diplomatiques avec la France décidée par leur pays fin juin. Le 26 juin, le Burkina Faso, dirigé par une junte ouvertement hostile à la France avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Paris. Début juillet tous les diplomates français avaient quitté Ouagadougou et leurs homologues burkinabè avaient en réciprocité jusqu’au 6 juillet pour partir de France.

Des publications sur les réseaux sociaux indiquaient que certains d’entre eux avaient fait une demande d’asile en France. «Contrairement à la rumeur (…) le personnel diplomatique et consulaire de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso à Paris, est bel et bien de retour au bercail, après la fermeture de la représentation diplomatique du Burkina Faso en République française», a balayé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué lundi soir.

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Les douze diplomates reçus

Il précise, photos à l’appui, que le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a reçu les douze diplomates dans l’après-midi et que lui a été «officiellement remis le drapeau national qui flottait dans le ciel français ainsi que les clés des locaux de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, preuve de la fermeture effective de l’ambassade», un «acte fort» selon lui. «Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux», a déclaré l’ancien chargé d’affaires en poste à Paris, Jean Marie Bakouan.

La junte burkinabè du capitaine Ibrahim Traoré, arrivée au pouvoir par un putsch en septembre 2022, accuse Paris d’«activisme incessant» contre ses intérêts, mais assure que les relations entre les peuples ne sont pas concernées. Le Quai d’Orsay avait qualifié cette décision de rompre les relations d’«hostile et sans fondement».

Dès 2023, quelques mois après sa prise de pouvoir, la junte avait exigé le rappel de l’ambassadeur de France à Ouagadougou, Luc Hallade, dénoncé un accord militaire avec Paris et obtenu le départ de son armée, longtemps engagée dans la lutte contre les groupes jihadistes qui minent le pays depuis une décennie. Le régime a ensuite multiplié les invectives envers la France et s’est tourné vers de nouveaux partenaires, comme la Russie, la Turquie et l’Iran.

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Burkina Faso-Mali –Niger : « L’AES est notre réponse à l’histoire…» https://french.hcntimes.com/burkina-faso-mali-niger-laes-est-notre-reponse-a-lhistoire/ https://french.hcntimes.com/burkina-faso-mali-niger-laes-est-notre-reponse-a-lhistoire/#respond Mon, 13 Jul 2026 17:19:00 +0000 https://french.hcntimes.com/burkina-faso-mali-niger-laes-est-notre-reponse-a-lhistoire/ Burkina Faso-Mali –Niger : « L’AES est notre réponse à l’histoire…»

Deux ans après la signature historique du traité instituant la Confédération des États du Sahel (AES), la capitale burkinabè s’est muée en épicentre… Deux ans après la signature historique du traité instituant la Confédération des États du Sahel (AES), la capitale burkinabè s’est muée en épicentre d’un basculement géopolitique de l’Afrique de l’Ouest. L’atmosphère des […]

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Burkina Faso-Mali –Niger : « L’AES est notre réponse à l’histoire…»

Deux ans après la signature historique du traité instituant la Confédération des États du Sahel (AES), la capitale burkinabè s’est muée en épicentre…

Deux ans après la signature historique du traité instituant la Confédération des États du Sahel (AES), la capitale burkinabè s’est muée en épicentre d’un basculement géopolitique de l’Afrique de l’Ouest. L’atmosphère des célébrations de ce deuxième anniversaire transcende largement le cadre classique des commémorations étatiques. Elle exhale la solennité des grands tournants historiques, portée par un déploiement protocolaire rigoureux. Devant des généralités officielles, le corps diplomatique et des figures éminentes de la société civile, l’événement a trouvé son point d’orgue politique dans la lecture du communiqué présidentiel du capitaine Ibrahim Traoré. Le choix s’est porté sur le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, pour donner à cette adresse le poids d’un manifeste de rupture.

Le décor de la cérémonie, épuré et martial, matérialisait visuellement l’émergence de cette entité tripartite ambitionnant de redéfinir l’architecture sécuritaire et économique régionale. Les étendards alignés, les hymnes exécutés et la présence ostensible de partenaires internationaux de premier plan ont envoyé un signal clair aux chancelleries : la Confédération n’est plus une simple alliance militaire défensive de circonstance, mais bien un espace politique intégré et irréversible. Le texte présidentiel s’est attaché à retracer la chronologie fondatrice de cette dynamique, rappelant la genèse du 16 septembre 2023 lorsque fut signée la charte du Liptako-Gourma dans un climat d’urgence absolue, puis l’étape décisive du 6 juillet 2024 qui consacra la mutation de l’Alliance en Confédération. Deux ans plus tard, l’évaluation stratégique de cette trajectoire par le capitaine Ibrahim Traoré résonne comme un défi jeté à l’ordre multilatéral ancien, affirmant que la Confédération est née dans les convulsions d’une crise extérieure, mais qu’elle a su franchir des étapes irréversibles vers sa souveraineté.

Ce serment de fidélité se double d’une philosophie du destin partagé, théorisé comme un bloc monolithique. La sécurité, la stabilité et la prospérité économique du Burkina Faso, du Mali et du Niger forment désormais une équation indissociable. Cette vision se résume par la formule affirmant que les trois États constituent désormais un seul peuple, un seul espace et un unique destin.

Ce pacte institutionnel s’est également ancré dans la mémoire des luttes en cours, le chef de l’État burkinabè s’inclinant solennellement devant le sacrifice des martyrs – soldats des forces régulières et civils engagés – tombés au champ d’honneur pour la reconquête territoriale. Ce deuil est érigé en ciment d’une légitimité politique nouvelle, résolument tournée vers l’édification d’un nouvel ordre sahélien.

 

L’infrastructure financière et la souveraineté monétaire

L’An II de la Confédération consacre l’accélération du démantèlement des structures de dépendance financière vis-à-vis des anciennes puissances de tutelle. Les annonces traduisent la volonté d’édifier une architecture financière autonome capable de soutenir les ambitions souverainistes confédérales. Les acquis se matérialisent par la mise en circulation effective des passeports biométriques et des cartes d’identité confédérales, supprimant les barrières intérieures. Le renforcement des médias endogènes, porté par la télévision confédérale basée à Bamako et la radio émettant depuis Ouagadougou, est salué comme un pilier de la souveraineté informationnelle face aux narratifs extérieurs.

La véritable onde de choc macroéconomique réside cependant dans l’opérationnalisation de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement, la BCID-AES. Cet instrument financier, créé en décembre 2025 et confirmé en juin 2026 à Bamako, est doté d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA. Établie à Bamako, la BCID est placée sous la supervision des ministres de l’Économie et des Finances de la Confédération, au sein de laquelle le ministre malien Alousseni Sanou joue un rôle de coordination central. La mission dévolue à cette institution financière dépasse le cadre classique du crédit bancaire : elle est calibrée pour financer de manière endogène les infrastructures lourdes, les grands projets énergétiques, la modernisation agricole et les programmes de sécurité alimentaire indispensables pour prémunir le Sahel des chantages financiers internationaux. Les ministres des Finances ont validé les mécanismes techniques de libération du capital et arrêté une politique de recrutement d’élite, spécifiquement orientée vers la captation des compétences techniques et managériales de la diaspora africaine désireuse de s’engager dans ce projet de rupture.

En coulisses, le dossier le plus sensible et le plus stratégique demeure celui de la création de la monnaie commune confédérale, baptisée provisoirement le «Sahel». Selon des informations confidentielles obtenues auprès de hauts responsables financiers à l’issue des réunions ministérielles, les premiers billets tests de cette future devise ont d’ores et déjà été imprimés sous le sceau du secret le plus strict. Ces prototypes monétaires, présentés en privé aux trois chefs d’État lors des sessions de travail à Ouagadougou, intègrent une iconographie hautement politique, mettant en valeur des symboles de la renaissance panafricaniste, des scènes de la vie agro-pastorale sahélienne et les visages des figures historiques de la résistance anticoloniale. Si le calendrier officiel prévoit une mise en circulation progressive à l’horizon 2026-2027 après validation des textes fondateurs afin de stabiliser les paramètres macroéconomiques et d’assurer une transition technique sécurisée, l’existence même de ces billets d’essai confirme la volonté irrévocable de rompre définitivement avec l’écosystème du franc CFA. Cette future monnaie est conçue selon une doctrine révolutionnaire d’adossement direct aux ressources stratégiques et tangibles de l’espace confédéral – à savoir les immenses réserves d’or, d’uranium et de lithium détenues par les trois pays – garantissant ainsi sa crédibilité internationale et sa résistance face aux spéculations de marché, tout en posant les bases d’un marché commun sahélien hermétique aux influences étrangères.

La diplomatie des corridors et feuille de route de l’An II

Pour asseoir la viabilité de cet ensemble géopolitique, les trois capitales ont compris que la puissance financière devait impérativement s’accompagner d’une intégration logistique et d’une ingénierie interministérielle de pointe. C’est l’objectif fondamental de la coordination transversale unissant les portefeuilles stratégiques de la Défense, des Transports, de l’Énergie et des Mines. Un jalon crucial de cette synergie s’est joué lors de la réunion de haut niveau tenue en février 2026 à Ouagadougou. Les ministres de la Défense de l’espace confédéral, représentés par feu le général d’armée Sadio Camara pour le Mali, le général Salifou Modi pour le Niger et le général Célestin Simporé pour le Burkina Faso, y ont posé les bases d’une doctrine intégrée où la puissance militaire se déploie comme le bouclier indispensable du développement industriel et des chantiers d’infrastructures.

Cette feuille de route opérationnelle de l’An II se traduit sur le terrain par le lancement effectif, début juillet 2026, de projets structurants majeurs destinés à redéfinir la cartographie économique de la sous-région. Le projet phare est sans conteste la réalisation de la ligne ferroviaire interconnectée reliant Bamako à Niamey, conçue pour briser définitivement l’isolement géographique des pays de l’hinterland en créant un corridor de transport de masse souverain. Ce réseau de transport est couplé à une offensive énergétique d’envergure, matérialisée par le déploiement de centrales solaires hybrides à grande échelle, les avancées techniques autour de la construction du barrage hydroélectrique de Fomi et l’initiation de discussions préliminaires sur le nucléaire civil. Le général Assimi Goïta, président du Mali, a résumé cette imbrication stratégique en insistant sur la cohérence de l’action collective, affirmant que le choix irréversible des trois nations est de progresser ensemble à travers la construction simultanée d’une architecture de défense commune et d’un espace économique totalement intégré, car seule cette unité organique permettra de surmonter les défis asymétriques du siècle.

Dans cette configuration matricielle, l’exploitation des ressources minières subit une révision doctrinale profonde. Les ministères des Mines coordonnent leurs réglementations pour mettre un terme aux codes miniers d’inspiration libérale et imposer des co-entreprises d’État où la transformation locale des matières premières devient la norme non négociable. L’or du Burkina Faso et du Mali, ainsi que l’uranium et le lithium du Niger, ne sont plus envisagés comme de simples produits d’exportation générateurs de devises étrangères, mais comme les réserves d’actifs physiques indispensables pour capitaliser la BCID et garantir la valeur intrinsèque de la future monnaie commune. L’appareil de défense est directement mis à contribution pour sanctuariser ces sites d’extraction stratégiques et sécuriser les voies de transit contre les velléités de sabotage des groupes armés terroristes, démontrant que dans la vision de l’AES, la survie militaire est consubstantielle à la prospérité économique.

 

 Les coulisses diplomatiques et le pacte de Niamey

La commémoration de cet anniversaire a également servi de théâtre à d’intenses manœuvres diplomatiques souterraines, confirmant le repositionnement définitif de la Confédération au sein de l’échiquier mondial du Sud global. La présence discrète mais hautement stratégique de délégations de haut niveau en provenance de la Fédération de Russie, avec Sergei Lavrov en visite à Niamey, a conféré aux cérémonies une envergure internationale majeure. De plus, la participation signalée de diplomates chevronnés venus de Turquie et d’Iran atteste de la diversification méthodique des partenariats industriels et de défense opérés par les trois capitales sahéliennes. Un fait majeur, confirmé par un conseiller de la présidence nigérienne, révèle qu’une rencontre confidentielle de premier ordre s’est tenue en marge des cérémonies officielles entre les trois chefs d’État et des émissaires plénipotentiaires du Kremlin. L’objectif de cette séance de travail à huis clos était de finaliser un accord de coopération militaire de nouvelle génération, portant spécifiquement sur l’intégration et la formation d’officiers d’élite sahéliens au sein des plus grandes académies militaires de l’armée russe, consolidant ainsi le transfert de compétences doctrinales et tactiques à long terme.

Ce rapprochement stratégique a trouvé sa traduction officielle le 8 juillet 2026 à Niamey lors d’une session extraordinaire entre la diplomatie de la Confédération et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Cette rencontre a débouché sur la signature d’un mémorandum de consultations diplomatiques permanentes, instaurant un mécanisme de suivi régulier et validant une feuille de route géopolitique contraignante pour la période 2026-2027. Lors de cette séquence, le chef de la diplomatie russe a réaffirmé le soutien indéfectible de Moscou à la Force unifiée de la Confédération, tout en dénonçant avec virulence ce qu’il a qualifié de collusion coupable entre certaines puissances occidentales, les réseaux ukrainiens et les factions terroristes opérant dans la bande sahélo-saharienne pour déstabiliser les régimes souverains. De son côté, la Turquie propose son expertise technique pour l’ingénierie des grands réseaux d’énergie et la livraison de vecteurs aériens de pointe.

C’est dans ce contexte d’affirmation internationale face aux institutions multilatérales traditionnelles, telles que l’Union africaine et l’ONU qui appellent à une reprise du dialogue avec les structures régionales anciennes, que le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, a formulé la doctrine extérieure de la Confédération. S’exprimant devant ses pairs avec une fermeté journalistiquement percutante, le chef de l’État nigérien a prévenu que la Confédération ne s’inscrira pas dans une logique de confrontation stérile avec son environnement régional, mais qu’elle exige désormais un respect absolu pour ses choix de souveraineté. Il a martelé que la coopération internationale s’évaluera dorénavant sur la base de principes de réciprocité clairs, symétriques et strictement non négociables, sonnant le glas des relations asymétriques héritées de l’era post-coloniale.

Les cinq piliers et chantiers secrets de la Confédération

La projection de la Confédération vers l’avenir s’articule autour d’une matrice stratégique rigoureuse, déclinée en cinq priorités fondamentales définies lors des sessions de travail interministérielles de juillet 2026. Le premier pilier repose sur l’autodéfense collective intégrée de l’espace confédéral, unifiant les commandements opérationnels sous une bannière unique pour éliminer la menace terroriste et sécuriser les frontières poreuses. Le deuxième axe consacre l’intégration économique absolue et la cohésion sociale à travers l’harmonisation des codes douaniers et la libre circulation des facteurs de production. Le troisième pilier impose l’industrialisation accélérée et la transformation locale systématique des richesses du sous-sol, refusant le statut d’économie de rente extractive. Le quatrième paramètre sanctuarise la souveraineté énergétique et alimentaire par la réalisation de grands travaux d’infrastructures d’État. Enfin, le cinquième pilier organise la mutualisation des capacités scientifiques et technologiques des trois nations pour faire émerger une élite technique endogène.

Des révélations obtenues auprès de sources diplomatiques proches du secrétariat technique de la Confédération mettent en lumière plusieurs projets confidentiels de grande envergure actuellement en phase finale de négociation. Concernant l’architecture institutionnelle permanente, les discussions désignent Ouagadougou pour accueillir le siège du Secrétariat général de la Confédération, tandis que Bamako abritera le futur Institut Monétaire Sahélien, cellule de commandement de la nouvelle devise. Sur le plan militaire et technologique, des contrats d’armement d’une complexité nouvelle sont en cours de finalisation avec la Fédération de Russie, prévoyant la livraison de systèmes intégrés de drones de surveillance de haute altitude et le déploiement de réseaux de communication cryptés et sécurisés pour immuniser le commandement militaire contre les interceptions extérieures.

Par ailleurs, une délégation de haut niveau de la République populaire de Chine a formellement soumis une proposition de financement massif pour la construction d’un «corridor économique sahélien» intégré, destiné à relier par des infrastructures routières et ferroviaires lourdes les axes Niamey, Bamako et Ouagadougou. Enfin, pour parachever cette stratégie de puissance, un projet de déploiement d’une chaîne satellitaire confédérale est actuellement à l’étude. Ce vecteur spatial aura pour mission non seulement de relayer les programmes des médias nationaux sur l’ensemble du territoire des trois frontières, mais également d’offrir une vitrine internationale à la Confédération, brisant ainsi définitivement le monopole des retransmissions des grands réseaux de communication occidentaux.

Le verdict de l’histoire

Deux ans après sa naissance dans l’urgence des lignes de front, la Confédération des États du Sahel s’impose en cette moitié de l’année 2026 comme une réalité géopolitique structurelle incontournable, ayant magistralement opéré sa mue d’une alliance défensive vers une architecture étatique globale et multidimensionnelle. Elle incarne désormais un pôle alternatif de puissance en Afrique de l’Ouest, porteur d’une philosophie panafricaniste intransigeante et doté d’instruments financiers, industriels et militaires calibrés pour résister à l’épreuve du temps et des pressions internationales.

La conclusion du communiqué présidentiel de l’An II, portée devant le monde par la voix du Premier ministre burkinabè Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, résonne à cet égard comme un verdict définitif et un manifeste historique pour le Sud global. Elle scelle la trajectoire de cette union naissante par des mots qui servent désormais de boussole doctrinale et de charte de dignité pour les peuples du Sahel central : «L’AES est notre réponse à l’histoire, notre outil de dignité et notre promesse d’avenir».

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Source : L’Aube


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Renforcement des liens entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni : une coopération stratégique en discussion https://french.hcntimes.com/renforcement-des-liens-entre-le-burkina-faso-et-le-royaume-uni-une-cooperation-strategique-en-discussion/ https://french.hcntimes.com/renforcement-des-liens-entre-le-burkina-faso-et-le-royaume-uni-une-cooperation-strategique-en-discussion/#respond Mon, 13 Jul 2026 16:34:00 +0000 https://french.hcntimes.com/renforcement-des-liens-entre-le-burkina-faso-et-le-royaume-uni-une-cooperation-strategique-en-discussion/ Renforcement des liens entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni : une coopération stratégique en discussion

Afrique Le Burkina Faso et le Royaume-Uni discutent du renforcement de leur coopération, avec un accent sur la sécurité et le développement, lors d’une rencontre entre leurs chefs de diplomatie. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, ce lundi 13 juillet 2026, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, Angus […]

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Renforcement des liens entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni : une coopération stratégique en discussion

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Le Burkina Faso et le Royaume-Uni discutent du renforcement de leur coopération, avec un accent sur la sécurité et le développement, lors d’une rencontre entre leurs chefs de diplomatie.


Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, ce lundi 13 juillet 2026, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, Angus Mckee. Le diplomate britannique est venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur les dossiers de coopération entre son pays et le Burkina Faso, ainsi que sur les perspectives de renforcement de cette coopération.

À sa sortie d’audience, l’ambassadeur du Royaume-Uni a exprimé sa satisfaction quant à la collaboration entre les deux pays dans des secteurs majeurs tels que la sécurité et l’appui au développement. Il a précisé que sa visite s’inscrit également dans une démarche d’écoute, afin de toujours prendre en compte les priorités du Burkina Faso dans les projets de partenariat.

« Le Royaume-Uni reste toujours un partenaire étroit du Burkina Faso pour contribuer à renforcer le développement du pays », a indiqué Angus Mckee. L’ambassadeur a également partagé avec le chef de la diplomatie burkinabè l’idée de mettre en place un cadre de concertation pour des échanges francs et directs sur les moyens de contrer efficacement le terrorisme, souhaitant la participation des pays du Sahel pour partager leur expérience en la matière.

Le ministre des Affaires étrangères a exprimé son adhésion à l’idée d’une telle concertation, tant qu’elle offrira l’opportunité aux acteurs concernés de discuter avec sincérité et réalisme des problèmes qui les touchent directement.

Tout en indiquant que le Burkina Faso apprécie les interventions du Royaume-Uni à travers les institutions multilatérales, Karamoko Jean Marie Traoré a invité ce pays à jouer un rôle auprès de la communauté internationale pour qu’elle valorise mieux les pays du Sahel qui consentent d’énormes efforts, notamment sur le plan de la sécurité, avec des résultats permettant de prévenir la propagation du terrorisme dans la sous-région.

Le chef de la diplomatie burkinabè a également salué les bonnes relations de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni et réaffirmé l’engagement de son pays à avancer dans cette coopération à travers un partenariat aligné sur les priorités nationales et axé sur des projets de développement structurants, plutôt que sur l’assistance humanitaire que certains partenaires proposent.

Dans la perspective du renforcement de ce partenariat, les échanges ont également porté sur la nécessité de finaliser le projet d’accord-cadre de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni.

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Burkina Faso: Forum politique de haut niveau sur le développement durable – Le pays porte la voix de la souveraineté et de la résilience https://french.hcntimes.com/burkina-faso-forum-politique-de-haut-niveau-sur-le-developpement-durable-le-pays-porte-la-voix-de-la-souverainete-et-de-la-resilience/ https://french.hcntimes.com/burkina-faso-forum-politique-de-haut-niveau-sur-le-developpement-durable-le-pays-porte-la-voix-de-la-souverainete-et-de-la-resilience/#respond Mon, 13 Jul 2026 08:57:00 +0000 https://french.hcntimes.com/burkina-faso-forum-politique-de-haut-niveau-sur-le-developpement-durable-le-pays-porte-la-voix-de-la-souverainete-et-de-la-resilience/ Burkina Faso: Forum politique de haut niveau sur le développement durable – Le pays porte la voix de la souveraineté et de la résilience

Le Burkina a présenté son troisième rapport national volontaire sur la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable (ODD) sur la période 2016-2025, le 10 juillet 2026, à New York, au cours du forum politique de haut niveau sur le développement durable. Ce rapport synthétise une décennie de progrès socioéconomiques d’un pays ayant fait […]

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Burkina Faso: Forum politique de haut niveau sur le développement durable – Le pays porte la voix de la souveraineté et de la résilience

Le Burkina a présenté son troisième rapport national volontaire sur la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable (ODD) sur la période 2016-2025, le 10 juillet 2026, à New York, au cours du forum politique de haut niveau sur le développement durable. Ce rapport synthétise une décennie de progrès socioéconomiques d’un pays ayant fait le choix de la souveraineté économique et du développement dans un contexte d’adversités sans précédent.

« 10 années de progrès, mais aussi d’épreuves. 10 années au cours desquelles, le Burkina a dû apprendre à poursuivre son développement dans l’adversité, à transformer les crises en défis, à se relever et à compter davantage sur ses propres forces ». Telle est la situation d’une décennie d’évolution du pays des Hommes intègres, résumée dans son troisième rapport national volontaire sur la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable (ODD), et présenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le 10 juillet 2026, à New York, au forum politique de haut niveau sur le développement durable, organisé par le Conseil économique et social des Nations unies.

Indicateurs de performances économiques et sociales à l’appui, il a montré que malgré les attaques terroristes, les effets de changement climatique, de la Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions géopolitiques, la baisse des financements extérieurs, le Burkina tient débout. Mieux, avance vers le progrès et le bonheur de son peuple. « Peu de pays auraient traversé autant d’épreuves sans voir leur ambition de développement profondément ébranlée », a martelé le ministre Nacanabo.

Et la preuve de sa forte capacité de résilience, le Burkina a enregistré une croissance moyenne de 4,8% sur la décennie 2016-2025, avec une production céréalière qui atteint 7,15 millions de tonnes, soit 126% de couverture des besoins nationaux. Ces performances dans le domaine de l’agriculture, sont la résultante d’une volonté politique matérialisée par des investissements structurants dans ledit secteur, a-t-il fait savoir. A cela s’ajoute des avancées au niveau des secteurs sociaux de base. Dans le domaine de la santé par exemple, les indicateurs connaissent une amélioration continue, comme l’illustre la réduction de 30% du taux d’incidence du paludisme entre 2024 et 2025.


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Au niveau de l’éducation, grâce aux efforts de reconquête du territoire national, marquée par une amélioration progressive de la situation sécuritaire, 1 473 établissements scolaires ont été ouverts entre 2024 et 2025, suite au retour des populations dans leurs localités. « Derrière ce chiffre, ce sont des milliers d’enfants qui retrouvent le chemin de l’école. Ce sont des communautés qui reprennent vie.

C’est l’Etat qui revient et c’est l’espérance qui renaît », a souligné le ministre. Dans le domaine de la protection sociale, le Burkina totalise 1,84 millions de personnes vulnérables désormais enregistrées dans les régimes sociaux uniques, avec 20% enroulés à l’assurance maladie universelle. Engagé sur la voie de la souveraineté financière pour une meilleure prise en main de son développement, le Burkina a plus que doublé ses ressources propres sur la décennie. Elles ont atteint 3 309,7 milliards F CFA en 2025.

Progrès du Burkina dans les ODD

Dans sa présentation du 3e rapport national volontaire proprement dit, Aboubakar Nacanabo a mis en évidence les acquis engrangés par son pays dans la mise en oeuvre des cinq ODD retenus pour l’évaluation 2026. En effet, au niveau de l’ODD 6, le taux d’accès à l’eau potable s’est établi à 78,9 % en 2025, alors qu’il était de 72,4 % en 2016. En ce qui concerne l’assainissement, le taux est passé de 19,8% à 28,8%. L’approche communautaire de l’assainissement total, les investissements publics dans les forages, le système d’addiction d’eau potable et la gestion intégrée des ressources en eau expliquent ces progrès dans ces deux secteurs.

S’agissant de l’ODD 7, convaincu qu’il ne peut y avoir d’industrialisation, de transformation économique sans énergie, de véritable souveraineté économique sans souveraineté énergétique, le pays s’est résolument engagé à assurer aux populations un accès à une énergie suffisante, fiable, sécurisée et durable. Cette volonté politique, accompagnée d’importants investissements a permis de faire passer le taux d’électrification national de 20,07% en 2016 à 34,2% en 2024 et de doubler la part des énergies renouvelables dans la production nationale, qui est passée de 14,3% à 29,7%, grâce aux investissements réalisés dans les centrales solaires.

En ce qui concerne l’ODD 9, consacré à l’industrie, l’innovation et les infrastructures, le ministre Nacanabo a fait savoir que la contribution du secteur industriel au Produit intérieur brut (PIB) passée de 24,4% à 32,9%, tandis que la part du secteur minier dans le PIB en 2025 s’élève à 19,3%. Et, l’expansion massive de la fibre optique, qui a été multipliée par six depuis 2016, a permis au taux de pénétration de l’Internet mobile de progresser pour s’établir à 83%. Au niveau de l’ODD 1, « construction des villes répondant aux aspirations des populations, le programme présidentiel Burkina Faso « Ndeenw Ka Soow » visant à construire 50 000 logements concourt à sa réalisation. L’ambition du Burkina est d’ériger des villes plus inclusives, plus résilientes et mieux planifiées.

Au niveau de l’établissement des partenariats pour le développement, siège de l’ODD 17, l’approche du pays des Hommes intègres porte sur trois leviers complémentaires, à savoir le renforcement de la mobilisation des ressources internes, le développement des mécanismes innovants de financement national, notamment l’actionnariat populaire, la consolidation des partenariats internationaux ainsi que la mobilisation des contributions de la diaspora. A titre illustratif, en matière de financements participatifs, l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) a mobilisé et investi plus de 18 milliards F CFA sur la période 2023-2025 dans des projets industriels structurants.

Plaidoyer pour un autre monde

Sans oublier que les Burkinabè ont financé la sécurité et de la reconquête du territoire à hauteur de 500 milliards F CFA entre 2023-2025, par l’entremise de Fonds de soutien patriotique (FSP). Dans le même temps, les transferts de la Diaspora burkinabè, sont estimés à environ 350 milliards F CFA en 2025. Pour le ministre, la vision du gouvernement est de mobiliser d’abord ses propres forces pour mieux construire des partenariats avec les autres, car, le partenariat véritable ne se construit ni dans la dépendance ni dans la soumission, il se construit dans la responsabilité, la confiance et le respect mutuel.

Et tous ces acquis, a-t-il poursuivi, confortent notre conviction que même dans l’adversité, le développement reste possible lorsque la volonté politique, la mobilisation nationale et la confiance dans nos propres capacités se rejoignent. L’adoption de son nouveau Plan national du développement, Relance 2026-2030, s’inscrit dans le même élan.

Outre la présentation des avancées du Burkina sur la période 2016-2025, le ministre Nacanabo a adressé quatre messages clés de son pays à la communauté internationale, et qui découlent de ses ambitions et convictions, « forgées par l’épreuve et portées par l’espérance ». Ils portent sur le courage des Burkinabè qui, refusent, devant la diversité des adversités, de plier l’échine et de se soumettre au diktat des autres où la résilience, devenue une force collective face aux dures épreuves, l’espérance fondée sur la foi des Burkinabè en développement durable, en la capacité des peuples à transformer leur destin en dépit des crises, des incertitudes et des fractures du monde.

Il s’agit et surtout d’un message de souveraineté, qui n’est autre que l’engagement du peuple burkinabè à opérer ses choix de développement ancrés dans les priorités nationales, ses réalités et aspirations profondes. « La souveraineté ne signifie pas l’isolement. Elle signifie la capacité de choisir, de décider, de mobiliser ses propres ressources et la capacité de coopérer librement avec les autres », a-t-il soutenu. La conviction du Burkina est claire : les défis de notre époque ne seront surmontés ni par l’isolement, ni par la dépendance mais par la solidarité internationale renouvelée, respectueuse de la souveraineté des Etats, capable d’accompagner les priorités définies par le peuple eux-mêmes, a clarifié Dr Aboubakar Nacanabo.

Faisant l’état global de la mise en oeuvre des ODD, il a été on ne peut plus clair. « Le monde n’est pas aujourd’hui sur la trajectoire permettant d’atteindre les ODD d’ici à 2030. Le déficit de financement continue de se creuser, les inégalités persistent, le changement climatique s’intensifie et les conflits se multiplient. A moins de quatre années de l’échéance 2030, le temps des constats doit désormais laisser place au temps de l’accélération.

Nous devons aller plus vite, plus fort. Et surtout, nous devons agir autrement », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, il a appelé à une réforme profonde des mécanismes de financement du développement, à un meilleur accès aux technologies, à un renforcement réel des capacités nationales, à des partenariats fondés, non sur la dépendance, mais sur le respect mutuel, la confiance et la responsabilité partagée.

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Burkina Faso- FMI: « La coopération se porte très bien », dixit William Gbohoui, Représentant-résident du FMI au Burkina Faso https://french.hcntimes.com/burkina-faso-fmi-la-cooperation-se-porte-tres-bien-dixit-william-gbohoui-representant-resident-du-fmi-au-burkina-faso/ https://french.hcntimes.com/burkina-faso-fmi-la-cooperation-se-porte-tres-bien-dixit-william-gbohoui-representant-resident-du-fmi-au-burkina-faso/#respond Mon, 13 Jul 2026 07:57:00 +0000 https://french.hcntimes.com/burkina-faso-fmi-la-cooperation-se-porte-tres-bien-dixit-william-gbohoui-representant-resident-du-fmi-au-burkina-faso/ Burkina Faso- FMI: « La coopération se porte très bien », dixit William Gbohoui, Représentant-résident du FMI au Burkina Faso

Le Fonds monétaire international (FMI) est souvent évoqué dans les débats économiques, mais son rôle concret reste parfois mal compris du grand public. À la suite de la décision positive de son Conseil d’administration en faveur du Burkina Faso, intervenue le 26 juin 2026, L’Économiste du Faso s’entretient avec le Représentant- résident du FMI au […]

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Burkina Faso- FMI: « La coopération se porte très bien », dixit William Gbohoui, Représentant-résident du FMI au Burkina Faso

Le Fonds monétaire international (FMI) est souvent évoqué dans les débats économiques, mais son rôle concret reste parfois mal compris du grand public. À la suite de la décision positive de son Conseil d’administration en faveur du Burkina Faso, intervenue le 26 juin 2026, L’Économiste du Faso s’entretient avec le Représentant- résident du FMI au Burkina Faso, M. William Gbohoui, sur l’état de la coopération entre l’institution et les autorités burkinabè. Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, humanitaires, climatiques et budgétaires importants, cet échange vise à mieux comprendre le rôle du FMI, les performances des programmes économiques et financiers des autorités du Burkina Faso financés par le FMI, ainsi que leur contribution aux priorités de développement du pays.

L’Economiste du Faso: Monsieur le Représentant-Résident, pour beaucoup de Burkinabè, le FMI reste une institution parfois mal comprise. Pouvez-vous nous expliquer en termes simples le mandat du FMI et la nature concrète de son partenariat avec le Burkina Faso?

William Gbohoui, Représentant-résident du FMI au Burkina Faso

William Gbohoui (Représentant-résident du FMI au Burkina Faso) : Je remercie L’Économiste du Faso de son intérêt pour le mandat du FMI et notre coopération avec le Burkina Faso, et de l’opportunité que vous m’offrez de parler directement à tous vos lecteurs.

Le mandat du FMI consiste à promouvoir la coopération monétaire et la stabilité du système financier international, afin d’assurer la croissance et la prospérité durables de ses pays membres auxquels elle rend compte de ses actions. Le Burkina Faso, à l’instar de tous ses autres pays membres, est représenté au Conseil d’administration du FMI. Pour remplir son mandat, le FMI coopère avec ses pays membres à travers trois axes principaux :

Le suivi des évolutions économiques et financières et le conseil aux pays membres dans la formulation et la mise en œuvre des politiques économiques à travers des discussions périodiques, communément appelées consultations au titre de l’article IV parce que cette obligation est énoncée à l’article IV des Statuts du FMI.

Le renforcement des capacités pour aider les administrations publiques à définir et mettre en œuvre des politiques économiques avisées.

Les financements donnant aux pays une marge de manœuvre supplémentaire pour ajuster leurs politiques publiques de manière ordonnée, et ainsi créer des conditions propices à une économie stable et à une croissance durable.

Notre partenariat avec le Burkina Faso consiste à soutenir les autorités dans leurs efforts pour assurer la stabilité macroéconomique, renforcer les finances publiques et créer les conditions d’une croissance plus durable et plus inclusive. Dans ce cadre, le FMI contribue à établir et préserver un cadre macroéconomique stable et résilient, indispensable à la mise en œuvre des priorités nationales de développement des autorités.

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, humanitaires et climatiques, comment se porte la coopération entre le FMI et le Burkina Faso ? Quelles sont aujourd’hui les priorités de la coopération entre le FMI et le Burkina Faso?

La coopération entre le FMI et le Burkina Faso se porte très bien, en témoigne la continuité des programmes des autorités appuyés par le FMI et la visite à Ouagadougou, en février 2026, de notre Directeur général adjoint, M. Kenji Okamura, qui a réaffirmé le soutien et l’engagement du FMI aux côtés du Burkina Faso.

Le Burkina Faso fait preuve de résilience dans un environnement particulièrement difficile. Le FMI accompagne les efforts des autorités en finançant deux programmes économiques et financiers du gouvernement à travers la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI.

Le programme soutenu par la FEC sur la période 2023-2027 vise trois objectifs principaux : (i) dégager des marges de manœuvre budgétaires pour financer les dépenses prioritaires et réduire la vulnérabilité de la dette, (ii) renforcer la résilience aux chocs tout en réduisant la pauvreté et les inégalités, et (iii) consolider la discipline budgétaire, la transparence et la gouvernance. D’un montant initial de 228,76 millions de DTS, il constituait déjà, dans l’histoire, le plus grand appui financier du FMI au Burkina Faso à son approbation en septembre 2023. En plus, cette allocation a été augmentée d’un montant additionnel de 60.2 millions de DTS par le Conseil d’administration du FMI pour supporter les efforts des autorités à faire face aux effets de la crise au Moyen-Orient, en sa séance du 26 juin 2026, portant l’enveloppe globale du programme FEC à 288.96 millions de DTS (environ 390 millions de dollars).

La FRD soutient les réformes ambitieuses du gouvernement pour réduire les vulnérabilités liées au climat et renforcer la résilience économique. Elle s’articule autour de quatre axes majeurs : i) renforcer la résilience et la transparence budgétaires en institutionnalisant la gestion et le financement des risques de catastrophe ; ii) ancrer la résilience climatique dans les investissements publics ; iii) promouvoir l’approvisionnement durable en énergie propre et en eau ; iv) attirer des financements climatiques en publiant des données sur les risques climatiques et en améliorant la dissémination des investissements dans ce domaine. Approuvé par le Conseil d’administration du FMI en février 2026 pour un montant de 90,3 millions de DTS (environ 122 millions de dollars), ce programme qui complète la FEC court jusqu’en septembre 2027.

Un volet très important de notre coopération avec le Burkina porte sur le renforcement des capacités des administrations publiques dans nos domaines d’expertise. Cela concerne, notamment, la mobilisation des recettes, la gestion des finances publiques, l’efficacité de la dépense publique, la gestion de la dette, ainsi que la gouvernance et la transparence budgétaire parmi tant d’autres, à travers des missions d’assistance technique, de formation et des missions de partage d’expérience avec d’autres pays.

Comment les programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI s’inscrivent-ils dans les priorités nationales de développement du Burkina Faso ?

Les programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit — FEC — et la Facilité pour la résilience et la durabilité — FRD — sont d’abord des programmes économiques et financiers des autorités. Ils s’inscrivent dans les priorités nationales, dans la mesure où ils visent à consolider les bases économiques nécessaires au développement. Il ne peut y avoir de développement durable sans stabilité macroéconomique, sans finances publiques solides et sans capacité à financer les priorités nationales de manière soutenable.

La FEC appuie les efforts des autorités pour renforcer les finances publiques, financer les dépenses prioritaires de développement et les programmes sociaux, lutter contre la pauvreté, renforcer la gestion économique, et assurer la soutenabilité de la dette. Pour un pays comme le Burkina Faso, les chocs climatiques, notamment les sécheresses, les inondations, les pressions sur l’agriculture et les risques liés à l’énergie peuvent affecter la croissance, les finances publiques, la balance des paiements et la sécurité alimentaire. La FRD, en mettant l’accent sur la résilience face aux chocs climatiques et structurels, complète la FEC et se focalise sur ces vulnérabilités de long terme qui peuvent entraîner des conséquences macroéconomiques majeures. Ces objectifs soutiennent et sont cohérents avec les priorités de développement du pays contenues dans le plan RELANCE 2026-2030, notamment la sécurité alimentaire, le développement des ressources humaines, grâce à l’investissement dans l’éducation et la santé, les infrastructures, la gouvernance, la résilience agricole, l’industrialisation et la transformation structurelle de l’économie.

La crise au Moyen-Orient a accentué les pressions sur les prix du pétrole, du gaz et des engrais. Comment le FMI accompagne-t-il les autorités du Burkina Faso face à ces nouveaux défis?

Le choc lié à la crise au Moyen-Orient est préoccupant pour un pays importateur net de produits pétroliers et d’engrais comme le Burkina Faso. La hausse des prix internationaux des prix des produits pétroliers et des engrais peut peser sur les finances publiques, renchérir les coûts de production, créer des tensions sur la sécurité alimentaire, accroître les besoins de financement extérieur, et compromettre la viabilité de la dette. Face à ce nouveau défi, les autorités ont été proactives en engageant des mesures immédiates de sauvegarde et en entamant des discussions avec les équipes du FMI pour une augmentation du financement au titre de la FEC pour contribuer à répondre aux pressions liées, notamment, aux prix des engrais. Comme je le mentionnais plus haut, le Conseil d’administration du FMI, en sa séance du 26 juin 2026, a approuvé cette augmentation pour un montant additionnel de 60.2 millions de DTS (environ 81.3 millions de dollars) au titre de la FEC.

Approuvé très rapidement, cet accompagnement additionnel du FMI, qui témoigne de la capacité du FMI à répondre diligemment aux requêtes de ses pays membres, vise à aider les autorités à absorber ce choc sans compromettre les acquis des différentes réformes des autorités. Cela signifie préserver la stabilité macroéconomique, maintenir la viabilité des finances publiques et maintenir le cap sur les réformes, tout en protégeant les plus vulnérables. L’objectif est aussi d’éviter que la réponse au choc ne se fasse au détriment des dépenses prioritaires ou de l’investissement productif.

Comme vous l’avez mentionné, un Conseil d’administration du FMI s’est tenu le 26 juin 2026 sur le Burkina Faso. Quel était l’ordre du jour de cette réunion du Conseil d’administration et quelles ont été ses principales conclusions ?

Dans le cadre des programmes des autorités soutenus par le FMI, il est prévu des suivis semestriels, communément appelés revues, pour évaluer la performance dans la mise en œuvre des différents objectifs du programme. La réunion du Conseil d’administration du 26 juin 2026 avait à l’agenda l’étude du rapport des équipes du FMI sur les discussions avec les autorités dans le cadre de la 5e revue du programme FEC, de la demande d’augmentation de l’accès au titre de la FEC, de la 1re revue du programme FRD, ainsi que des consultations au titre de l’article IV avec le Burkina Faso pour l’année 2026.

À la suite de l’examen du rapport d’évaluation des équipes du FMI, le Conseil a donné son approbation pour l’achèvement de la 5e revue de la FEC et de la 1re revue de la FRD, ouvrant la voie à un décaissement immédiat de 76,62 millions de DTS (environ 103.4 millions de dollars) au profit du Burkina Faso.

Cette décision souligne la solide performance des autorités dans la mise en œuvre de leurs programmes économiques et financiers marquée par le respect de la quasi-totalité des objectifs quantitatifs, ainsi que la mise en œuvre à temps des différentes réformes structurelles prévues à fin décembre 2025. La mise en œuvre résolue de réformes et politiques économiques avisées par les autorités conjuguées au niveau élevé des cours internationaux de l’or ont permis d’assurer la viabilité budgétaire tout en soutenant les plus vulnérables. Face aux défis sécuritaires, une raréfaction de l’aide publique au développement, et un contexte géopolitique très volatile, le Burkina Faso a enregistré une performance économique très solide en 2025, avec une accélération de la croissance de 4.8% en 2024 à 5.3% en 2025 et un recul significatif de l’inflation en moyenne annuelle à -0.5% en 2025, contre 4.2% en 2024. Grâce à une discipline budgétaire remarquable et une forte mobilisation des ressources domestiques, le déficit budgétaire s’est établi à 1.8% du PIB, contre 5.8% en 2024, offrant une marge de manœuvre budgétaire, particulièrement opportune dans la conjoncture économique mondiale actuelle. La vigueur des exportations d’or a aussi soutenu la position extérieure, qui est passée d’un déficit de 3,5 % du PIB en 2024 à un excédent de 6,3 % en 2025.

Ces indicateurs suggèrent que l’économie burkinabè se porte bien. Mais au-delà des chiffres macroéconomiques, quels bénéfices concrets les Burkinabè peuvent-ils attendre des programmes soutenus par le FMI ?

Ces performances économiques ne signifient pas que tous les enjeux ont disparu. Des défis en matière de sécurité, qui est un bien public d’importance capitale, de protection sociale, d’infrastructures et de résilience subsistent. Mais, ces bonnes performances montrent que, même dans un contexte difficile, des politiques économiques cohérentes peuvent permettre de préserver la stabilité économique, soutenir la confiance et dégager des marges pour financer les priorités de développement.

Au-delà des chiffres, les bonnes performances macroéconomiques ont un impact réel sur le bien-être des citoyens. En effet, une économie plus stable, c’est d’abord une meilleure capacité à maîtriser l’inflation, à financer les services publics de manière soutenable, à préserver les dépenses sociales et à soutenir les populations les plus vulnérables. C’est aussi un cadre plus prévisible pour les entreprises, les investisseurs et les partenaires au développement. L’amélioration de la transparence budgétaire et de l’efficacité des dépenses publiques sont des réformes importantes qui permettent de mieux orienter les ressources vers les priorités qui touchent directement les populations : santé, éducation, protection sociale, infrastructures, sécurité alimentaire et résilience. En assurant que chaque franc mobilisé contribue davantage aux priorités du pays, elles contribuent in fine à créer les conditions d’un développement plus solide, plus inclusif et plus durable.

Monsieur le Représentant, cette bonne gestion budgétaire n’a-t-elle pas été réalisée aux dépens des dépenses sociales et donc de la protection des plus vulnérables?

La protection des plus vulnérables occupe une place centrale dans les discussions entre le FMI et les autorités. Ce n’est pas pour rien que le renforcement de la résilience aux chocs et la réduction de la pauvreté et des inégalités figurent parmi les objectifs clés du programme soutenu par la FEC. Pour le FMI, la protection des plus vulnérables est un objectif primordial, parce que la croissance économique ne peut contribuer à un développement durable que si elle est inclusive, génératrice d’emplois, respectueuse de l’environnement, et offre des filets sociaux qui protègent les populations en cas de besoin.

Les questions de protection sociale et de réduction de la pauvreté, comme l’assurance maladie universelle, le registre social unique, sont au cœur de nos discussions avec les autorités. Par exemple, le gouvernement se fixe un plancher ambitieux de dépenses sociales et de réduction de la pauvreté à mettre en œuvre pour chaque exercice budgétaire que nous évaluons à chaque revue du programme.

Le secteur aurifère prend une place croissante dans l’économie burkinabè. En se basant sur votre expertise dans la gestion des ressources naturelles, quels sont vos conseils pour mieux gérer les revenus miniers pour qu’ils servent au développement durable du pays et éviter la trappe de la malédiction des ressources naturelles comme dans d’autres pays ?

Le secteur aurifère occupe une place croissante dans l’économie burkinabè. En 2025, il représente plus de 20 % du PIB et près de 90 % des exportations. Sa contribution aux recettes publiques a fortement augmenté, et a un effet d’entraînement substantiel sur l’ensemble de l’économie à travers tout l’écosystème de fournisseurs de biens et services au secteur. Je vous conseille de lire nos rapports de mars 2025 et juin 2026 sur l’économie burkinabè pour plus d’information sur le secteur minier.

Les ressources naturelles peuvent être une bénédiction si elles sont bien gérées. Comme l’or est une ressource non renouvelable dont les prix sont exposés à la volatilité des marchés mondiaux, une forte dépendance aux revenus de l’or pose effectivement des risques à la stabilité économique, à la soutenabilité des finances publiques, ainsi que de baisse de compétitivité pour les secteurs non aurifères. Une gestion prudente nécessite d’éviter de financer des dépenses permanentes avec des recettes qui peuvent s’avérer temporaires, renforcer la transparence et la qualité des données, y compris dans l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, et surtout mettre en place un cadre contracyclique permettant d’épargner les gains exceptionnels en période de boom pour les investir dans les infrastructures, le capital humain, et la diversification économique.

Les réformes engagées dans le secteur minier — notamment le nouveau Code, la création de la SONASP et de la SOPAMIB, ainsi que la promotion du contenu local — témoignent d’une trajectoire positive, visant à mieux capter les revenus et à soutenir la diversification économique. La réduction du déficit budgétaire en 2025 confirme, par ailleurs, l’engagement des autorités en faveur de la stabilité macroéconomique.

Plusieurs modèles de gestion des ressources issues des ressources naturelles ont été expérimentés dans le monde et permettent de tirer des leçons sur les bonnes pratiques. La création récente du Fonds souverain minier d’investissement du Burkina “Siniyan-Sigui” avec pour objectif de générer de l’épargne intergénérationnelle pour financer des investissements structurants illustre, de mon point de vue, l’ambition des autorités de transformer une richesse minière épuisable en un levier de développement durable pour les générations présentes et futures.

Propos recueillis par la Rédaction

«Nous demeurons un partenaire engagé auprès des autorités»

Mon premier message est un message de félicitations aux autorités qui, face aux épreuves, mettent en œuvre des politiques économiques avisées qui permettent de préserver la stabilité économique et de dégager des marges pour financer les priorités nationales de développement. Mon deuxième message est que la coopération entre le FMI et le Burkina Faso se porte très bien. Nous demeurons un partenaire engagé auprès des autorités du Burkina Faso avec pour objectif commun de consolider les acquis, de renforcer la résilience face aux chocs, de protéger les populations vulnérables et de créer les conditions d’une croissance plus forte, plus inclusive et plus durable.

Je profite aussi de l’opportunité que vous m’offrez pour remercier les autorités pour l’excellente collaboration et la qualité du dialogue que nous entretenons. Je ne saurais finir sans rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui se battent quotidiennement contre les défis sécuritaires et pour assurer l’intégrité territoriale du Burkina.oVive la coopération entre le FMI et le Burkina Faso ! Et que la paix règne sur le Burkina Faso !

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Le capital social de Champy Meso Finance SA, filiale de Champy Holding Finances, une société d’investissement de droit burkinabè, passe de 2,3 milliards à 10 milliards FCFA. Réunis en assemblée générale le 29 juin, les actionnaires de l’institution ont approuvé cette augmentation qui multiplie par plus de quatre les fonds propres de l’établissement, selon […]

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Burkina Faso : Champy Meso Finance porte son capital social à 10 milliards FCFA

Le capital social de Champy Meso Finance SA, filiale de Champy Holding Finances, une société d’investissement de droit burkinabè, passe de 2,3 milliards à 10 milliards FCFA. Réunis en assemblée générale le 29 juin, les actionnaires de l’institution ont approuvé cette augmentation qui multiplie par plus de quatre les fonds propres de l’établissement, selon des informations recueillies par Sika Finance.

Cette opération compte parmi les plus importantes enregistrées dans le secteur de la mésofinance au cours des derniers mois. En se dotant d’une assise financière considérablement renforcée, l’institution entend élargir sa capacité d’intervention auprès des entreprises et des producteurs, dont les besoins de financement demeurent largement insatisfaits au Burkina Faso.

Ce renforcement intervient à peine un an après la mutation qui a donné naissance à l’établissement. C’est en effet en 2025 que l’ancienne Caisse des Producteurs du Burkina, plus connue sous le sigle CPB, s’est muée en Champy Meso Finance. Depuis, la structure n’a cessé de gagner en envergure, au point que plusieurs observateurs lui prédisent désormais un rôle grandissant dans le financement de l’économie nationale.

L’institution précise que l’opération sera conduite dans le respect des exigences réglementaires encadrant le secteur.

Fanuelle YAO 


Publié le 13/07/26 07:43


La Rédaction




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Le mouvement raëlien veut construire une ambassade extraterrestre au Burkina Faso d’ici 2035 – Entrevue https://french.hcntimes.com/le-mouvement-raelien-veut-construire-une-ambassade-extraterrestre-au-burkina-faso-dici-2035-entrevue/ https://french.hcntimes.com/le-mouvement-raelien-veut-construire-une-ambassade-extraterrestre-au-burkina-faso-dici-2035-entrevue/#respond Mon, 13 Jul 2026 01:22:00 +0000 https://french.hcntimes.com/le-mouvement-raelien-veut-construire-une-ambassade-extraterrestre-au-burkina-faso-dici-2035-entrevue/ Le mouvement raëlien veut construire une ambassade extraterrestre au Burkina Faso d’ici 2035 – Entrevue

La branche burkinabè du mouvement raëlien, classé sectaire en France, a lancé une campagne pour ériger une ambassade destinée aux extraterrestres sur le sol burkinabè avant 2035. Le gouvernement de transition n’a pas encore donné son feu vert. La branche burkinabè du mouvement raëlien, classé sectaire en France, a lancé une campagne pour ériger une […]

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Le mouvement raëlien veut construire une ambassade extraterrestre au Burkina Faso d’ici 2035 – Entrevue

La branche burkinabè du mouvement raëlien, classé sectaire en France, a lancé une campagne pour ériger une ambassade destinée aux extraterrestres sur le sol burkinabè avant 2035. Le gouvernement de transition n’a pas encore donné son feu vert.

La branche burkinabè du mouvement raëlien, classé sectaire en France, a lancé une campagne pour ériger une ambassade destinée aux extraterrestres sur le sol burkinabè avant 2035. Le gouvernement de transition n’a pas encore donné son feu vert.

C’est un projet qui mêle ufologie et géopolitique africaine. Le mouvement raëlien du Burkina Faso milite activement pour la construction d’une ambassade extraterrestre dans le pays, avec pour horizon l’année 2035. La branche locale de ce mouvement, fondé par le Français Claude Vorilhon dit Raël et considéré comme sectaire par les autorités françaises, a officiellement lancé une campagne en ce sens.

Son représentant au Burkina Faso soutient que le projet s’inscrit parfaitement dans la ligne politique des autorités de transition, qu’il qualifie de « souverainiste ». L’argument avancé : accueillir une telle ambassade placerait le Burkina Faso au centre d’un contact interplanétaire, loin des influences occidentales traditionnelles.

Malgré cette tentative d’alignement rhétorique avec le discours des militaires au pouvoir à Ouagadougou, le gouvernement burkinabè n’a pour l’heure accordé aucune approbation officielle à l’initiative. Le projet demeure donc à ce stade une campagne militante, sans ancrage institutionnel.

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Le Nigeria termine en tête des Éliminatoires régionales du FIBA AfroBasket U18 | FIBA Basketball https://french.hcntimes.com/le-nigeria-termine-en-tete-des-eliminatoires-regionales-du-fiba-afrobasket-u18-fiba-basketball/ https://french.hcntimes.com/le-nigeria-termine-en-tete-des-eliminatoires-regionales-du-fiba-afrobasket-u18-fiba-basketball/#respond Sun, 12 Jul 2026 17:10:00 +0000 https://french.hcntimes.com/le-nigeria-termine-en-tete-des-eliminatoires-regionales-du-fiba-afrobasket-u18-fiba-basketball/ Le Nigeria termine en tête des Éliminatoires régionales du FIBA AfroBasket U18 | FIBA Basketball

OUAGADOUGOU (Burkina Faso) – Le Nigeria a terminé en tête des Éliminatoires du FIBA AfroBasket U18 de la Zone 3 en s’imposant largement face au pays hôte, le Burkina Faso, sur le score de 100-54, le samedi 11 juillet, au Palais des Sports 2000 de Ouagadougou. Le tournoi qualificatif, qui a réuni trois équipes, s’est […]

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Le Nigeria termine en tête des Éliminatoires régionales du FIBA AfroBasket U18 | FIBA Basketball

OUAGADOUGOU (Burkina Faso) – Le Nigeria a terminé en tête des Éliminatoires du FIBA AfroBasket U18 de la Zone 3 en s’imposant largement face au pays hôte, le Burkina Faso, sur le score de 100-54, le samedi 11 juillet, au Palais des Sports 2000 de Ouagadougou.

Le tournoi qualificatif, qui a réuni trois équipes, s’est déroulé du 6 au 11 juillet dans la capitale burkinabè, où le Nigeria a bouclé la compétition avec un parcours parfait de quatre victoires en quatre matches face au Bénin et au Burkina Faso.

Chaque équipe a disputé quatre rencontres.

Déjà qualifié pour la Phase Finale, le Nigeria disputera sa 12e participation au FIBA AfroBasket U18, prévu à Abidjan du 5 au 16 août 2026.

Le parcours sans faute du Nigeria a été marqué par des victoires face au Bénin (96-35 et 101-43) ainsi que contre le Burkina Faso (98-54 et 100-54).

Le Burkina Faso a terminé à la deuxième place avec un bilan de deux victoires pour deux défaites.

Les Burkinabè se sont imposés à deux reprises face au Bénin, sur les scores de 87-82 et 88-63.

Le Bénin a terminé troisième de ces Éliminatoires régionales avec un bilan de 0-4. Le Liberia, autre nation de la Zone 3 engagée dans cette campagne, s’était retiré au dernier moment.

Les joueurs les plus en vue de ces Éliminatoires ont été les Nigérians Thomas Agbo Okoh et Ramadan Babatunde, auteurs respectivement de 35 et 27 points contre le Bénin, ainsi que Victor Emeka Nwafor et Isaiah John, qui ont inscrit respectivement 23 et 18 points face au Burkina Faso.

FIBA

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Conférence sur « Transformation numérique du Burkina Faso : des années 70 à nos jours » le 17 juillet 2026 https://french.hcntimes.com/conference-sur-transformation-numerique-du-burkina-faso-des-annees-70-a-nos-jours-le-17-juillet-2026/ https://french.hcntimes.com/conference-sur-transformation-numerique-du-burkina-faso-des-annees-70-a-nos-jours-le-17-juillet-2026/#respond Sun, 12 Jul 2026 15:04:00 +0000 https://french.hcntimes.com/conference-sur-transformation-numerique-du-burkina-faso-des-annees-70-a-nos-jours-le-17-juillet-2026/ Conférence sur « Transformation numérique du Burkina Faso : des années 70 à nos jours » le 17 juillet 2026

Le Comité d’organisation du Grand Hommage du Numérique au Burkina Faso (GHN-BF) et l’IGF-BF ont le plaisir de vous inviter à prendre part à la Conférence d’honneur du GHN-BF 2026. Cette conférence exceptionnelle sera animée par le Dr Joachim TANKOANO, Personnalité Distinguée du GHN-BF 2026, qui partagera son regard sur plus d’un demi-siècle d’évolution du […]

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Conférence sur « Transformation numérique du Burkina Faso : des années 70 à nos jours » le 17 juillet 2026

Le Comité d’organisation du Grand Hommage du Numérique au Burkina Faso (GHN-BF) et l’IGF-BF ont le plaisir de vous inviter à prendre part à la Conférence d’honneur du GHN-BF 2026. Cette conférence exceptionnelle sera animée par le Dr Joachim TANKOANO, Personnalité Distinguée du GHN-BF 2026, qui partagera son regard sur plus d’un demi-siècle d’évolution du numérique au Burkina Faso.

À travers cette rencontre, revivez les grandes étapes qui ont marqué l’histoire de la transformation numérique de notre pays, découvrez les contributions des pionniers du secteur et échangez autour des défis et perspectives d’un numérique souverain, innovant et inclusif.

📅 Date : Vendredi 17 juillet 2026

🕑 Heure : 14 h 00 – 15 h 30

📍 Lieu : Centre Culturel du Faso (CCF) (ex. Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000)

💻 Participation en ligne : https://bit.ly/48DLKWX

🎙 Conférencier : Dr Joachim TANKOANO

🎤 Modérateur : Camarade Kisito TRAORE

La conférence sera suivie, à partir de 16 h 00, de la Cérémonie officielle d’hommage, placée sous le patronage de la Camarade Ministre Dr Aminata ZERBO/SABANE.

Que vous soyez acteur du numérique, étudiant, enseignant, décideur, entrepreneur, chercheur ou simplement passionné par les technologies, cette rencontre est une occasion unique de découvrir l’histoire du numérique burkinabè et de s’inspirer du parcours d’une personnalité qui a contribué à son essor.

📢 Rejoignez-nous nombreux pour célébrer l’histoire, les pionniers et l’avenir du numérique au Burkina Faso !

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