Afrique Archives - French.HCNTimes.com https://french.hcntimes.com/ct/afrique/ Mises à jour quotidiennes des nouvelles françaises Wed, 13 May 2026 10:02:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://french.hcntimes.com/wp-content/uploads/2022/03/cropped-hcntimes_favicon1-32x32.png Afrique Archives - French.HCNTimes.com https://french.hcntimes.com/ct/afrique/ 32 32 Le Gabon veut entrer au capital de la minière française Eramet – Africtelegraph https://french.hcntimes.com/le-gabon-veut-entrer-au-capital-de-la-miniere-francaise-eramet-africtelegraph/ https://french.hcntimes.com/le-gabon-veut-entrer-au-capital-de-la-miniere-francaise-eramet-africtelegraph/#respond Wed, 13 May 2026 10:02:00 +0000 https://french.hcntimes.com/le-gabon-veut-entrer-au-capital-de-la-miniere-francaise-eramet-africtelegraph/ Le Gabon veut entrer au capital de la minière française Eramet – Africtelegraph

Le président de la transition gabonaise Brice Clotaire Oligui Nguema affiche une ambition désormais clairement assumée : faire entrer l’État gabonais au capital d’Eramet, la multinationale minière française cotée à Paris. Cette démarche prolonge une stratégie de remontée en puissance dans la chaîne de valeur du manganèse, dont le Gabon est l’un des premiers producteurs […]

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Le Gabon veut entrer au capital de la minière française Eramet – Africtelegraph

Le président de la transition gabonaise Brice Clotaire Oligui Nguema affiche une ambition désormais clairement assumée : faire entrer l’État gabonais au capital d’Eramet, la multinationale minière française cotée à Paris. Cette démarche prolonge une stratégie de remontée en puissance dans la chaîne de valeur du manganèse, dont le Gabon est l’un des premiers producteurs mondiaux. Libreville détient d’ores et déjà 29 % de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale gabonaise du groupe qui exploite le gisement de Moanda, dans la province du Haut-Ogooué.

Une montée au capital pour sécuriser la rente manganèse

L’enjeu pour les autorités gabonaises dépasse la simple participation financière. En s’invitant à la table du conseil d’administration de la société mère, l’État cherche à influer directement sur les arbitrages industriels et commerciaux d’un groupe dont l’activité gabonaise pèse lourdement dans les comptes. Le manganèse extrait à Moanda alimente une part substantielle de la production sidérurgique mondiale, ce minerai entrant dans la composition des aciers à haute résistance et, plus récemment, des batteries lithium-ion destinées à la mobilité électrique.

L’opération envisagée s’inscrit dans une logique plus large de souveraineté sur les ressources extractives, observable depuis le changement de régime intervenu en août 2023. Les autorités issues du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) entendent réviser les équilibres hérités de la période Bongo, dans laquelle Eramet bénéficiait d’une position dominante dans l’est gabonais. La participation directe au capital parisien offrirait à Libreville une visibilité sur la stratégie globale du groupe, ses investissements en Indonésie, en Argentine et en Nouvelle-Calédonie, et l’allocation de ses flux financiers.

Transformation locale : le nœud industriel de Moanda

Au-delà de la gouvernance, la doctrine économique du président Oligui Nguema repose sur un mot d’ordre : transformer davantage sur place. Le manganèse gabonais quitte aujourd’hui le pays essentiellement sous forme brute ou de produits semi-finis, malgré l’existence du Complexe métallurgique de Moanda inauguré en 2015, qui produit du silicomanganèse et du manganèse métal. Les capacités installées restent toutefois en deçà du potentiel d’un site qui concentre une part significative des réserves mondiales à haute teneur.

Faire monter Libreville au capital d’Eramet permettrait, dans l’esprit de l’exécutif gabonais, d’arracher des engagements fermes sur de nouveaux investissements industriels en aval. Concrètement, il s’agit d’orienter une fraction plus importante de la production vers des unités de transformation locales, créatrices d’emplois qualifiés et de recettes fiscales additionnelles. Cette logique rejoint celle adoptée par plusieurs producteurs miniers africains, de la Guinée à la République démocratique du Congo, soucieux de capter une part accrue de la valeur ajoutée des chaînes minérales mondiales.

Un dossier diplomatique sensible avec Paris

L’entrée d’un État africain au tour de table d’un fleuron coté à Paris ne relève pas du seul calcul boursier. Eramet, dont l’État français est actionnaire de référence à travers l’Agence des participations de l’État et le Fonds stratégique d’investissement, constitue un actif jugé stratégique par les autorités françaises, notamment pour la sécurisation de l’approvisionnement en métaux critiques. Toute recomposition du capital impliquerait donc des discussions à haut niveau entre Libreville et Paris, dans un contexte régional où l’influence française en Afrique centrale demeure scrutée.

Le calendrier précis de l’opération, son volume et ses modalités de financement n’ont pas été détaillés publiquement. Reste que l’annonce envoie un signal clair aux marchés et aux partenaires : le Gabon nouveau ne se contente plus du rôle de pourvoyeur de matière première. La trajectoire rappelle celle empruntée par d’autres capitales africaines qui, du nickel au cobalt en passant par la bauxite, cherchent à transformer leur poids minier en levier de codécision industrielle. Pour Eramet, dont le chiffre d’affaires reste structurellement adossé aux performances de Comilog, la perspective d’un actionnaire étatique gabonais modifierait sensiblement la grammaire de la relation historique.

Selon RFI Afrique.

Pour aller plus loin

RDC : un projet cuprifère chinois vise 500 000 tonnes par an au Kasaï · La Chine dévoile un méga-projet de cuivre au Grand Kasaï en RDC · Audit environnemental de GCO au Sénégal : un conflit d’intérêts dénoncé


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Mali : Communication de crise et gestion politique de l’après 25 avril https://french.hcntimes.com/mali-communication-de-crise-et-gestion-politique-de-lapres-25-avril/ https://french.hcntimes.com/mali-communication-de-crise-et-gestion-politique-de-lapres-25-avril/#respond Wed, 13 May 2026 09:57:00 +0000 https://french.hcntimes.com/mali-communication-de-crise-et-gestion-politique-de-lapres-25-avril/ Mali : Communication de crise et gestion politique de l’après 25 avril

Timbuktu Institute – Semaine 1 – mai 2026 Le Président de la transition, Assimi Goïta, a pris la parole lors d’un discours à la télévision nationale afin de stabiliser l’opinion publique. Cette intervention est survenue après une série d’attaques violentes ayant semé le doute sur la capacité de l’État à protéger ses citoyens. Le Président a […]

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Mali : Communication de crise et gestion politique de l’après 25 avril

Timbuktu Institute – Semaine 1 – mai 2026

Le Président de la transition, Assimi Goïta, a pris la parole lors d’un discours à la télévision nationale afin de stabiliser l’opinion publique. Cette intervention est survenue après une série d’attaques violentes ayant semé le doute sur la capacité de l’État à protéger ses citoyens. Le Président a assuré que la situation est maîtrisée, cherchant ainsi à rassurer les populations et à projeter une image de maîtrise totale. En s’adressant directement à la nation, il a tenté de couper court aux rumeurs de déstabilisation et de réaffirmer la solidité du commandement militaire. Ce discours visait à restaurer la confiance dans les forces armées maliennes (FAMa) et à montrer que l’État reste opérationnel malgré la pression croissante des groupes armés. Il a invité les Maliens à ne pas céder à la guerre de l’information, tout en promettant une riposte contre toute tentative de porter atteinte à l’intégrité du territoire national. En affirmant que tout est sous contrôle, le pouvoir cherche à prévenir des mouvements de panique qui pourraient fragiliser la situation interne. Cependant, l’efficacité de ce discours se heurte à la réalité des faits sur le terrain. Si la parole présidentielle rassure la population, elle crée également une attente de résultats concrets.

Riposte de l’AES : les frappes aériennes de la force unifiée

La force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) a lancé une contre-offensive majeure sous la forme de frappes aériennes dans le nord du Mali. Confirmées par les autorités nigériennes, ces opérations font suite aux attaques sanglantes ayant touché plusieurs parties du territoire malien. Cette intervention marque un tournant opérationnel pour l’AES, prouvant que la solidarité entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso se traduit désormais par des actions militaires concrètes. Les bombardements ont visé des colonnes de véhicules et des positions logistiques des groupes armés, utilisant la supériorité aérienne pour localiser l’ennemi dans des zones désertiques difficiles d’accès. L’intensification de ces traques montre une volonté de ne laisser aucun répit aux groupes armés, tout en envoyant un message sur la capacité de protection de la nouvelle alliance régionale. Cette riposte est présentée comme un succès démontrant la montée en puissance technologique de l’alliance face à une menace en mouvement constant. En frappant depuis les airs, l’AES cherche à infliger des pertes matérielles lourdes aux groupes armés sans exposer ses troupes au sol à des embuscades. C’est une démonstration de force qui vise à légitimer l’alliance aux yeux des populations en montrant sa capacité à assurer la protection de ses pays membres. Toutefois, la dimension régionale de ces frappes montre que le conflit malien reste un sujet de friction diplomatique intense. Les accusations externes soulignent la difficulté pour Bamako de mener sa guerre tout en maintenant un dialogue serein avec la communauté internationale.

La prise de Tessalit par le FLA

Sur le front terrestre, la situation reste complexe, comme en témoigne la prise du camp stratégique de Tessalit par le Front de Libération de l’Azawad (FLA) début mai 2026. Des vidéos ont circulé montrant les combattants rebelles occupant cette base névralgique située près de la frontière algérienne, un point de passage historique et un verrou sécuritaire majeur du Grand Nord. Parallèlement, le porte-parole du FLA s’est exprimé publiquement pour affirmer la détermination du mouvement à contrôler ses territoires ancestraux et à repousser les forces armées. La chute de Tessalit, base dotée d’une piste d’atterrissage essentielle pour le ravitaillement et le contrôle du Sahara malien, représente un revers logistique important pour l’armée malienne. Cela démontre que malgré les frappes aériennes massives de l’AES, les groupes au sol conservent la volonté dde coordination et de conquête territoriale. Cette avancée rebelle fragilise la ligne de défense de l’État dans le Nord et oblige les états-majors à repenser leur stratégie d’occupation territoriale face à des forces très mobiles et connaissant parfaitement la zone. La perte de Tessalit souligne le décalage entre les succès aériens revendiqués par le gouvernement et la réalité du contrôle territorial au sol. Pour le FLA, cette victoire n’est pas seulement militaire, elle est politique : elle renforce leur position de force avant d’éventuelles discussions. Le contrôle d’une base aussi isolée et stratégique complique le ravitaillement des FAMa. Cela montre que la guerre actuelle se joue sur au moins deux plans : une supériorité technologique aérienne pour l’État et une maîtrise de la géographie terrestre pour les rebelles, rendant la stabilisation de plus en plus complexe.

Centralisation du pouvoir : Assimi Goïta devient par ailleurs ministre de la Défense

Le Mali a connu une évolution politique majeure avec la décision du président Assimi Goïta de s’octroyer lui-même les fonctions de ministre de la Défense. En cumulant ces deux fonctions, il supprime les intermédiaires pour diriger directement les opérations militaires au quotidien. Ce choix montre sa volonté de verrouiller son pouvoir et d’agir plus vite face aux menaces qui pèsent sur le pays. C’est un signal clair, il assure sa position de chef de guerre, où l’avenir du régime dépend désormais grandement des succès sur le terrain. Cette décision lui permet aussi de s’assurer de la fidélité des militaires en gérant lui-même le budget et la stratégie des armées dans un climat très tendu. Cette auto-désignation d’Assimi Goïta est un pari sur la centralisation du commandement.. Si la situation s’améliore, il sera le sauveur de la nation ; en revanche, si les échecs s’accumulent, il sera le seul responsable aux yeux de l’armée et du peuple. C’est une stratégie de risque maximal pour garder un contrôle absolu sur le pays.

 


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Côte d’Ivoire : Concours ENA 2026 https://french.hcntimes.com/cote-divoire-concours-ena-2026/ https://french.hcntimes.com/cote-divoire-concours-ena-2026/#respond Wed, 13 May 2026 09:49:00 +0000 https://french.hcntimes.com/cote-divoire-concours-ena-2026/ Côte d’Ivoire : Concours ENA 2026

L’Ena réorganise chronologiquement les informations concernant ses concours directs et professionnels prévus dans plusieurs villes ivoiriennes prochainement. Munis d’une convocation valide, les candidats arriveront avant sept heures trente, présentant passeport ou carte nationale d’identité encore valides. A LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire: Calendrier du Concours 2026 de la Gendarmerie Les épreuves programmées durant l’après-midi imposeront […]

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Côte d’Ivoire : Concours ENA 2026

L’Ena réorganise chronologiquement les informations concernant ses concours directs et professionnels prévus dans plusieurs villes ivoiriennes prochainement.

Munis d’une convocation valide, les candidats arriveront avant sept heures trente, présentant passeport ou carte nationale d’identité encore valides.

A LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire: Calendrier du Concours 2026 de la Gendarmerie

Les épreuves programmées durant l’après-midi imposeront également une présence obligatoire avant douze heures trente précises aux candidats concernés aujourd’hui.

Pour le cycle moyen professionnel, les compositions d’admissibilité s’étendront finalement du jeudi dix au vendredi dix-neuf juin cette année.

Concernant le moyen supérieur professionnel, les candidats composeront ensuite pendant deux journées, mardi seize puis mercredi dix-sept juin prochain.

Les concours professionnels du cycle supérieur débuteront auparavant mercredi dix juin, puis s’achèveront vendredi douze juin officiellement à Abidjan.

Le dimanche trente-et-un mai prochain accueillera exclusivement les compositions destinées aux admissibles candidats inscrits finalement au cycle moyen ivoirien.

Les épreuves matinales du cycle moyen commenceront précisément huit heures, s’achevant ensuite onze heures, selon l’administration de l’Ena ivoirienne.

Le samedi trente mai concernera simultanément les cycles supérieur et moyen supérieur, répartis pendant deux vacations officielles cette journée.

Les candidats composeront premièrement durant la matinée, précisément entre huit heures et onze heures, suivant l’organisation administrative prévue nationalement.

Une seconde série d’épreuves poursuivra cette journée sélective entre treize heures et seize heures, partout simultanément dans ces centres.

Abengourou, Daloa, Yamoussoukro ainsi qu’Abidjan accueilleront ensemble les compositions organisées durant cette phase nationale préalable sélective des concours administratifs.

Cette présélection concerne directement les concours d’entrée accessibles aux futurs apprenants de l’École nationale d’administration ivoirienne cette année encore.

Le directeur général Narcisse Sery Yessoh transmit officiellement l’information administrative grâce à un communiqué publié mercredi dernier par l’Ena.

Ce communiqué détaillait précisément l’organisation générale des compositions prévues prochainement pour plusieurs cycles administratifs ivoiriens différents du concours national.

Publié mercredi six mai deux-mille-vingt-six, l’avis annonçait initialement les futurs examens directs d’entrée organisés prochainement partout par l’Ena nationale

POUVOIRS MAGAZINE

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Championnat amateur: Quand un match se joue sans secouristes https://french.hcntimes.com/championnat-amateur-quand-un-match-se-joue-sans-secouristes/ https://french.hcntimes.com/championnat-amateur-quand-un-match-se-joue-sans-secouristes/#respond Wed, 13 May 2026 09:33:00 +0000 https://french.hcntimes.com/championnat-amateur-quand-un-match-se-joue-sans-secouristes/ Championnat amateur: Quand un match se joue sans secouristes

IMG-20260513-WA0017 Le coup d’envoi de la 1ère journée de la Nationale 1 a failli virer au drame ce mardi 12 mai 2026. Alors que le Kolima AC de Labé affrontait le Sankaran FC de Faranah, une défaillance organisationnelle majeure a été mise en lumière : l’absence totale de service de secours et de la Croix-Rouge.​L’inquiétude […]

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Championnat amateur: Quand un match se joue sans secouristes

Le coup d’envoi de la
1ère journée de la Nationale 1 a failli virer au drame ce mardi 12 mai 2026. Alors que le Kolima AC de Labé affrontait le Sankaran FC de Faranah, une défaillance organisationnelle majeure a été mise en lumière : l’absence totale de service de secours et de la Croix-Rouge.
​L’inquiétude est montée lorsqu’un joueur du Kolima AC s’est effondré sur la pelouse, restant inerte durant de longues minutes. Face à l’absence de brancardiers et de secouristes officiels, un silence pesant a envahi les tribunes, laissant craindre le pire.
​Le salut est finalement venu du public. Par un heureux hasard, le staff médical du Wawa AC de Kindia, présent en tribune pour observer la rencontre, a dû intervenir en urgence. Grâce à leur réactivité et à leur expertise, le jeune joueur a pu recevoir les premiers soins vitaux et reprendre connaissance.
​Cette situation soulève de graves questions sur le respect du règlement des compétitions. Comment un match de cette importance a-t-il pu débuter sans la garantie d’une assistance médicale ?
Comment l’arbitre de la rencontre a pu accepter une chose aussi basique que ça ? (Même pour un match amical ou un tournoi de quartier, il est recommandé d’avoir une manette médicale et des secouristes avant le coup d’envoi)
Si le pire a été évité de justesse, cet incident doit servir d’avertissement à la ligue amateur : la passion du football ne doit jamais primer sur la vie des athlètes.

Aussi,  la ligue amateur doit savoir qu’en cas d’Incident pour ce genre de manquement,  sa responsabilité pénale est engagée. Elle peut être poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui ou négligence grave.

Focus guinee7.com 

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Encore un gros rêve | SenePlus https://french.hcntimes.com/encore-un-gros-reve-seneplus/ https://french.hcntimes.com/encore-un-gros-reve-seneplus/#respond Wed, 13 May 2026 09:22:00 +0000 https://french.hcntimes.com/encore-un-gros-reve-seneplus/ Encore un gros rêve | SenePlus

Le rêve touristique d’un pays comme le nôtre, sous le ciel émeraude des tropiques…un précieux Sénégal en haut de l’affiche, se prolonge, comme qui dirait, dans un sommeil délicieux. Ce rêveur solitaire appelé Autorité touristique, est me semble-t-il, dans sa douillette couette, à tel point qu’il n’a pas envie de se réveiller. Trois millions de […]

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Encore un gros rêve | SenePlus

Le rêve touristique d’un pays comme le nôtre, sous le ciel émeraude des tropiques…un précieux Sénégal en haut de l’affiche, se prolonge, comme qui dirait, dans un sommeil délicieux. Ce rêveur solitaire appelé Autorité touristique, est me semble-t-il, dans sa douillette couette, à tel point qu’il n’a pas envie de se réveiller.

Trois millions de touristes, plus des accros chroniques, des Sénégal-dépendants pour ainsi dire, pour l’éternité en 2050, on ne demande pas mieux. Aldous Huxley chantre du « meilleur des mondes », serait content, fier de compter chez nous des neo-convertis acquis à sa philosophie.

Vous vous rendez compte, un pays comme le nôtre, jadis le modèle touristique par exemple, inspirant, que le président-poète Leopold Sedar Senghor, par son génie, avait placé sur les cimes de la notoriété et du respect, soit à nouveau dans la plaine où il n’y a même plus de pâturages !

C’est l’allégorie de la fresque, de ce triste tableau sous nos yeux, de notre tourisme sans âme depuis presque vingt ans, un tourisme affadi, sans ses couleurs chatoyantes d’antan. C’est une réalité factuelle, un amer constat, que les politiciens et les affairistes, ont immolé la vache à lait au profit de la poudre.

C’est un secret de Polichinelle, qu’en dépit du vacarme, le Sénégal n’accueille que 400.000 touristes l’année soit : 33.333 passagers par mois, soit 1111 par jour, soit 6 Airbus A 320 depuis dix ans. Entre-temps, des établissements hôteliers, ont fermé faute d’une baisse du flux, aggravé par le covid en son temps et des investisseurs absents des radars faute de motivation. Mais surtout, une absence de promotion efficace, à l’instar d’un Rwanda réaliste, agressif, plus que présent dans le sport. Le tourisme sénégalais n’est que l’ombre de lui-même et comble d’écoeurement, les piètres figurations recommencées dans les salons. Du pur gâchis, des vacances-sorties pour la plupart, non essentielles avec les mêmes visages hilares d’epicuriens, des festivaliers de toujours, aux frais du contribuable et jusqu’ici sans bilan. Mais le drame, c’est encore le manque d’ingénierie touristique dans la promotion, de talent à même de prétendre vendre du savon dans le désert. Last but not least, l’ostracisme, la gestion subjective, paradoxale du tourisme par des fonctionnaires qui se la jouent à guichet fermé dans un environnement d’affaires, une inomable dinguerie. Au bout de l’auto-satisfaction et de la ferveur permanente, l’activisme olympique de l’establishment touristique, appuyé par le rechauffé des mêmes études pour montrer, qu’on détient la science infuse de la promotion et qu’on bosse pour le pays. Or ce pays marche avec le frein à main.

Les 3 millions de touristes, ne datent pas d’aujourd’hui avec le même zèle, les mêmes ailes, et d’ailleurs avec quelle métrologie, quels consultants, à quel prix, le coût de ces savantes études ? On remet au goût du jour pour 2050, le même costume des 3 millions de touristes, 10% du Pib et à la clé 500.000 emplois. Un vrai rêve scientifique cette fois, qui se prolonge.

Le tourisme mérite d’être exorcisé. Il a pour renaître de ses cendres, l’impérieuse obligation d’intégrer de nouveaux paradigmes de management, de s’aligner dans l’écosystème business et de se départir de sa gestion verticale, autocratique, digne de l’époque des mandarins au profit d’une inclusion salutaire.

Mais tout cela, ne saurait se réaliser que dans un climat apaisé du pays, en lieu et place d’incertitudes politiques, de possibles lendemains obscurs. Nous avons le devoir d’entretenir notre si riche héritage, de veiller à ce que les couleurs et lumières du Sénégal, scintillent à nouveau comme par le passé de mille feux, que les rustines d’où qu’elles viennent, puissent boucher les trous de la jarre, pour sauver le pays.

Mais il faudra surtout plus d’actes que de cv peu convaincants de par leur efficience, de l’humilité avec la conviction, qu’on ne pourra jamais jusqu’à l’extinction du soleil, porter le titre de « Monsieur connaît tout, sait tout ». Il n’y a qu’un seul Omniscient. 

El Hadj Ndary Gueye 
Journaliste-Essayiste Consultant En Ingénierie Touristique

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Cameroun : Yaoundé envisage la suspension des importations de maïs – Africtelegraph https://french.hcntimes.com/cameroun-yaounde-envisage-la-suspension-des-importations-de-mais-africtelegraph/ https://french.hcntimes.com/cameroun-yaounde-envisage-la-suspension-des-importations-de-mais-africtelegraph/#respond Wed, 13 May 2026 09:04:00 +0000 https://french.hcntimes.com/cameroun-yaounde-envisage-la-suspension-des-importations-de-mais-africtelegraph/ Cameroun : Yaoundé envisage la suspension des importations de maïs – Africtelegraph

Le gouvernement camerounais s’apprête à actionner le levier protectionniste pour soutenir sa filière maïs. Dans un courrier daté du 8 mai 2026, le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana a invité son collègue de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, à geler la délivrance des autorisations d’importation de cette céréale stratégique. La démarche fait suite à une […]

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Cameroun : Yaoundé envisage la suspension des importations de maïs – Africtelegraph

Le gouvernement camerounais s’apprête à actionner le levier protectionniste pour soutenir sa filière maïs. Dans un courrier daté du 8 mai 2026, le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana a invité son collègue de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, à geler la délivrance des autorisations d’importation de cette céréale stratégique. La démarche fait suite à une réunion interministérielle tenue la veille à la primature, consacrée au contraste devenu intenable entre des achats extérieurs massifs et des stocks locaux qui peinent à trouver preneurs.

La recommandation va au-delà d’un simple moratoire sur les nouveaux permis. Le département du Commerce souhaite également neutraliser les effets des licences déjà accordées par la direction de la réglementation et du contrôle qualité des intrants et des produits agricoles, afin que leurs détenteurs ne puissent les utiliser. L’objectif assumé est d’ouvrir un débouché immédiat aux producteurs nationaux, dont les plaintes se sont multipliées ces derniers mois.

Une flambée des importations malgré les investissements industriels

La tension actuelle s’inscrit dans une trajectoire paradoxale. Yaoundé a pourtant misé sur la substitution aux importations, notamment via la maïserie de 18 milliards de FCFA inaugurée en 2021 par le groupe Castel, couplée à un programme d’encadrement des producteurs destiné à doper les volumes. Le dispositif n’a pas suffi à contenir l’appétit des industriels pour la marchandise étrangère.

Les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS) racontent un décrochage rapide. En 2023, les achats de maïs à l’international ont bondi de 229 % sur un an, atteignant 39 991 tonnes pour une facture de 7,8 milliards de FCFA. L’année suivante, les volumes ont doublé pour culminer à 81 233 tonnes et plus de 11 milliards de FCFA décaissés. Le millésime 2025 a marqué un léger reflux, à 72 586 tonnes pour 10,2 milliards de FCFA, sans inverser la tendance lourde.

Ce gonflement structurel pèse sur la balance commerciale agricole et fragilise les filières aval qui auraient pu absorber l’offre intérieure. Provendiers, brasseurs et minoteries privilégient le produit importé, jugé plus régulier en qualité et surtout plus compétitif sur les prix.

Le différentiel de prix au cœur de la dispute

Au mois de mai 2026, la tonne de maïs importé s’échangeait entre 200 et 234 euros sur les marchés internationaux, soit une fourchette comprise entre 131 000 et 155 000 FCFA. À titre de comparaison, le grain produit localement se négociait entre 140 000 et 255 000 FCFA la tonne selon les bassins de production, la variété (blanc ou jaune) et le calendrier de récolte, d’après les relevés du ministère de l’Agriculture. L’écart suffit à orienter les arbitrages des transformateurs vers le port de Douala plutôt que vers les greniers du Centre, de l’Ouest ou de l’Adamaoua.

Derrière cette divergence tarifaire, les opérateurs pointent un déficit de productivité. Le rendement moyen camerounais s’établissait à 1,8 tonne par hectare en 2023, très en deçà du standard mondial de 5,9 tonnes et des 6,4 tonnes atteintes en Afrique du Sud. L’accès limité aux semences améliorées, les itinéraires techniques rudimentaires et la faible mécanisation maintiennent les exploitations en dessous du seuil de rentabilité optimal.

Conséquence directe, le coût de production à l’hectare avoisine 428 000 FCFA au Cameroun, un niveau difficilement soutenable face à des concurrents européens et américains adossés à des dispositifs publics de soutien. La subvention agricole, longtemps décriée dans les enceintes multilatérales, redevient un avantage comparatif structurant lorsque s’ouvre la guerre des prix sur les matières premières.

Un test pour la doctrine de souveraineté alimentaire

La suspension réclamée par Luc Magloire Mbarga Atangana s’apparente à une mesure de sauvegarde classique, mais elle interroge la cohérence des choix industriels du pays. Sans gain de productivité durable, le protectionnisme conjoncturel risque de répercuter ses coûts sur les transformateurs, puis sur le consommateur final, dans un contexte inflationniste où le maïs irrigue aussi bien l’alimentation humaine que la filière avicole.

Reste à voir si le ministère de l’Agriculture suivra la recommandation et selon quel calendrier. La question dépasse désormais l’arbitrage commercial pour engager la crédibilité du discours officiel sur l’autosuffisance céréalière. Selon Investir au Cameroun, le courrier ministériel est désormais entre les mains de Gabriel Mbairobe.

Pour aller plus loin

Cacao au Cameroun : le kilo de fèves frôle 2 000 FCFA en fin de campagne · Sénégal : la production industrielle bondit de 23,9 % en septembre · RDC : les entreprises publiques ont creusé 5,3 milliards de pertes


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Tandis que se tient à Nairobi, au Kenya, le Sommet « Africa Forward », réunissant une trentaine de chef d’Etat, beaucoup commencent à faire le bilan de la politique africaine de la France sous la présidence d’Emmanuel Macron.  Le sommet co-organisé par le Kenya et la France, en présence du Chef d’Etat français et de son homologue […]

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« Africa Forward » au Kenya : renouveau de la France en Afrique ou signe d’effacement ?

Tandis que se tient à Nairobi, au Kenya, le Sommet « Africa Forward », réunissant une trentaine de chef d’Etat, beaucoup commencent à faire le bilan de la politique africaine de la France sous la présidence d’Emmanuel Macron. 

Le sommet co-organisé par le Kenya et la France, en présence du Chef d’Etat français et de son homologue kenyan, William Ruto, porte un nom inédit, affirmant ainsi, une rupture avec les sommets antérieurs à 2017, autant sur le fond marqué par la priorité économique, et sur la forme qui apparaitrait « moins paternaliste », sous-entendu « néo-colonialiste », reproche récurrent depuis des années, venant autant de la France que de l’étranger

« Partenariats Afrique-France pour l’innovation et la croissance » : pour la première fois depuis le 13 Novembre 1973, date de la première rencontre multilatérale sous la présidence de Georges Pompidou, se tient dans un pays anglophone et en Afrique de l’Est, un sommet réunissant les acteurs majeurs de la relation franco-africaine. 

Au même titre que les rencontres organisées par l’Espagne et le continent latino-américain, par les membres du Commonwealth et, depuis quelques années par la Chine sinon la Russie, la France renoue avec ce temps fort, diplomatique et à grande portée politique. Ce sommet ne parvient pas à passer inaperçu tant l’histoire, les enjeux, nourrissent les espoirs mais également les critiques. Elles sont à la hauteur d’une relation particulière qui évolue à travers des ruptures qui vont de pair avec les changements internationaux. Les indépendances à partir de 1958 tandis que le Général de Gaulle accédait au pouvoir et créait la Vème République, rompant avec la paralysie dans laquelle semblait être plongée la France qui venait de connaître en 12 ans d’une IVème République moribonde, 18 gouvernements (1946-1958). 

La relation avec l’Afrique était alors emblématique d’un lien qui se voulait « privilégié », pourtant construit dans l’épopée coloniale du XIXème et de la première moitié du XXème siècle. La Guinée fut la seule en 1958 à dire « Non » au Général de Gaulle. Après l’Indochine, le Maroc, la Tunisie et la piteuse expédition au Canal de Suez, il s’agissait pour le 1er Président de la Vème République de redonner à la France une marge de manoeuvre internationale ou les deux grands blocs risquaient de faire disparaître des voix qui, telle celle de la France, proposaient un positionnement intermédiaire et autonome. Avec l’Afrique de l’Ouest et centrale, il était proposé de porter une relation renforcée par une langue en partage, le français, (la République démocratique du Congo et l’Algérie étant en Afrique, en 2026, les deux pays les plus nombreux), un « maillage institutionnel » allant des alliances de sécurité qui trouvaient tout leur sens dans la guerre Est-Ouest, à une coopération technique dans tous les domaines. 

La disparition de l’ex-URSS et du système bipolaire à partir de 1991, a marqué une seconde rupture. Les partenaires économiques se sont diversifiés en quelques années : la Chine est devenue l’un des principaux partenaires du continent, suscitant beaucoup d’espoirs tandis que la réalité économique et les obligations financières envers Beijing, 25 ans après, renvoient à une approche beaucoup plus mesurée. Avec elle, la Turquie pour les infrastructures, le Maroc pour les investissements financiers et dans le secteur social, les pays du Golfe arabique comme les Emirats Arabes Unis, ont ouvert une concurrence économique et technologique sur le continent. 

La troisième rupture a été militaire et sécuritaire, illustrée par la présence française au Sahel. Dès janvier 2013, à la demande notamment, des autorités du Mali, la France est intervenue pour stopper la progression de colonnes djihadistes depuis la Ville de Mopti, au Mali, en direction de Bamako. Après, Dakar pouvait trembler, tout autant que Ouagadougou et pourquoi pas, le Golfe de Guinée ?  

Il s’agissait d’éviter que toute la partie occidentale de l’Afrique ne bascule vers une ligne politique dont la dangerosité  avait été révélée sur d’autres théâtres d’opération, notamment en Asie centrale. Comment entre 2013 et 2022, la France a t’elle pu passer du statut de « partenaire majeur pour la défense », apparaissant comme un  « sauveur » à celui de « force d’occupation » ? Peu après avoir ordonné aux forces françaises de stopper la progression des troupes djihadistes au Mali, François Hollande, alors Chef de l’Etat français, déclarait, depuis Sévaré, près de Mopti, devant une foule enthousiaste et avec son homologue malien, Diocounda Traoré, qu’il vivait « sans doute, la journée la plus importante de sa vie politique » tant l’intervention française était bien accueillie. 

En 2022, les forces françaises quittaient, contraintes et forcées par les tensions politiques nées de basculements politiques et de contre alliances dans les pays du Sahel directement concernés et impliqués dans le conflit interne, le Mali avant que ne suivent le Niger et le Burkina Faso. Ces pays ont créé depuis l’Association des Etats du Sahel (AES) en rupture avec la CEDEAO. (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) dont ils étaient membres, s’appuyant sur une alliance militaire russe. Réussissant son « grignotage » stratégique amorcé en République centrafricaine, la Russie et avec elle, les forces du Groupe Wagner reprises en main après la disparition d’Evgueni Prigojine le 23 Août 2023, par le Kremlin. Rebaptisées « Africa Corps », ces forces ont remplacé la France et les alliés africains (1) dans toute la frange sahélienne, n’empêchant malheureusement pas, les avancées très importantes, depuis le début de l’année 2026, du mouvement unifié islamiste, JNIM / Groupe de soutien aux musulmans et à l’islam. Parvenu aux portes de Bamako en Avril 2026 et après avoir atteint une partie du cœur du pouvoir malien, en éliminant, notamment, le Général Sadio Camara, Ministre de la défense malien (2), le JNIM menace le fragile équilibre sécuritaire de la région. 

Le Sommet « Africa Forward » porte la diversité d’une Afrique comptant 54 Etats : innovation et dynamique économique autant que technologique d’une part. Le commerce français avec l’Afrique représente 65 milliards d’Euros. Le total du commerce extérieur français est de 1300 milliards d’euros. Autant dire que les échanges avec le continent africain sont solides, mais restent modestes au regard du total. Plus de la moitié (55%) se réalise avec l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunsie) et Egypte. 4 milliards marquent les échanges avec les pays du Sahara, près d’un1 milliard avec l’Afrique de l’Est (essentiellement le Kenya). L’Afrique centrale et australe (essentiellement Afrique du Sud) couvrent 20%. 

Autant dire qu’il est indispensable de développer les liens économiques: les secteurs des infrastructures, de la téléphonie, de l’IA, de l’agro-alimentaire, de l’aviation, la transition énergétique sont clairement identifiés. Pour l’Afrique dans son ensemble, « Africa Forward » porter une nouvelle fenêtre d’opportunités. Emmanuel Macron, dix ans après son discours d’Ouagadougou prononcé au Burkina Faso (3) , répète que « l’ère du pré-carré français » (zone d’influence en Afrique de l’Ouest, du Nord et centrale)  « est terminée ». C’est aussi dans cette réalité que résident les limites de l’exercice, pris entre contradiction d’une influence diminuée, l’identité notamment francophone, qui a pu donner une visibilité sinon une force à la France comme à ses partenaires et alliés sur la scène régionale, internationale et onusienne. Renouveau pour les uns, abandon sinon rejet, bienvenu, pour d’autres, la relation entre la France et l’Afrique ne laisse jamais indifférent. Pour sa dernière année de mandat, le président français veut laisser une nouvelle marque dans cette relation passionnelle tout en donnant le sentiment d’ «enjamber » ou du moins, de « s’affranchir » de la dangerosité des crises au Sahel qui ont entrainé la France, co-responsabilité stratégique oblige, dans des conflits longs et incompris au fil du temps. 

Le sommet du Kenya s’inscrit dans cette stratégie de rééquilibrage dans une Afrique qui va compter deux milliards d’habitants en 2050 dont 80% de cette population aura moins de 25 ans. Le contexte géopolitique pèse lourd : la guerre en Iran, les tensions sur les lignes d’approvisionnement et d’acheminement agro-alimentaires, les foyers de conflits du Sahara à la région des Grands Lacs ou du Soudan (4) ne manquent pas.  

Entre perspectives et lacunes, le Sommet Africa Forward cristallise les ambiguïtés des relations Afrique-France en 2026. D’un côté, il témoigne d’une réelle évolution : diversification des partenaires, primat de l’économie et de l’innovation, reconnaissance explicite de l’agence africaine. De l’autre, il révèle les limites d’un repositionnement qui peine encore à rompre avec les schémas anciens de dépendance et d’influence. Son succès ne se mesurera pas aux discours d’ouverture ni même aux accords signés, mais à leur mise en œuvre concrète dans les prochains mois, tandis qu’Emmacron Macron entame la dernière année de son second mandat. 

Pascal Drouhaud,
Spécialiste en relations internationales, Chercheur associé auprès de l’Institut Chosieul, 

 

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Notes 

 

1)     De Janvier 2013 à Septembre 2014, l’Opération Serval se déroule au Mali avec pour objectifs, le soutien aux forces maliennes dans leur action visant à repousser les forces des mouvements djihadistes : Ansar Dine dirigé par Iyad Ag Ghaly imposant la charia à Tombouctou en 2013 ; Al Mourabitoune avec Mokhtar Belmokhtar qui prête allégeance à l’Etat islamique en 2015 ; AQMI/ Al Qaida Maghreb Islamique ; Katiba Macina dirigé par Amadou Koufa. 

A partir de 2014, l’Opération Serval est remplacée par « Barkhane » et couvre cinq pays du Sahel : Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad. 5000 soldats français sont déployés avec le soutien des armées locales. Barkhane s’achève officiellement le 9 Novembre 2022. 

 

        La France a perdu 58 militaires dans le cadre des Opérations Serval et Barkhane. ( 8 officiers ; 3 officiers mariniers ; 17 sous officiers ; 30 militaires du rang). 

        Le Tchad a perdu 82 militaires dans le cadre des Opérations FATIM (soutien à Serval) et actions auprès de Barkhane. 

        La Mauritanie a perdu 7 militaires dans le cadre de la force de l’ONU déployée au Mali, MINUSMA 

 

2)     Jama’at Nasr al-Islam wal -Muslim/ Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans » JNIM, est en 2026, la principale organisation djihadiste affiliée à Al Qaida dans la région du Sahel. Formée en Mars 2017, elle rassemblée les anciens groupes Ansar Dine, Katiba Macina, Al mourabitoun et AQMI. 

En coordination avec le Front de Libération de l‘Azawad/ FLA, (rebelles touarègues indepéndantistes), le JNIM a lancé une offensive le 25 Avril 2026 contre les principlaes villes du Mali (Gao, Kidal (aux mains du FLA), Mopti, Sébaré … Le JNIM est arrivé à Kati, la proche banlieue de Bamako et sont parvenus à frapper le pôle résidentiel protégé où se trouvaient le Ministre de la Défense et sa famille, tués dans un attentat au camion piégé. 

 

3)     Emmanuel Macron a prononcé à Ouagadougou, un discours qui fuit suite à la déclaration de Bamako de Juillet 2017 prononcé devant les chefs d’Etat du G5 Sahel. Considéré comme fondateur de « la doctrine Macron », marquant la « fin du pré-carré français », tout en affirmant le partenariat à la fois économique et de solidarité sur le plan sécuritaire. 

 

4)     Depuis le 15 Avril 2023, le Soudan connaît une guerre civile entre les Forces armée soudanaises (FAS) dirigées par le Général Abdel Fattah Al Burhan, et les Forces de soutien rapide (RSF), paramilitaires dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo. Depuis le début des hostilités, 150.000 morts sont à déplorer, 14 millions de personnes sont déplacées. (sur un total de 35 millions).

 

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Burkina Faso : 247 associations suspendues pour non-renouvellement de leurs instances https://french.hcntimes.com/burkina-faso-247-associations-suspendues-pour-non-renouvellement-de-leurs-instances/ https://french.hcntimes.com/burkina-faso-247-associations-suspendues-pour-non-renouvellement-de-leurs-instances/#respond Wed, 13 May 2026 08:03:00 +0000 https://french.hcntimes.com/burkina-faso-247-associations-suspendues-pour-non-renouvellement-de-leurs-instances/ Burkina Faso : 247 associations suspendues pour non-renouvellement de leurs instances

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité du Burkina Faso a annoncé la suspension de 247 associations à compter du 12 mai 2026. Cette mesure est motivée par le non-renouvellement de leurs instances dirigeantes, en violation de leurs statuts, de leur règlement intérieur et des textes en vigueur. L’arrêté précise que […]

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Burkina Faso : 247 associations suspendues pour non-renouvellement de leurs instances

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité du Burkina Faso a annoncé la suspension de 247 associations à compter du 12 mai 2026. Cette mesure est motivée par le non-renouvellement de leurs instances dirigeantes, en violation de leurs statuts, de leur règlement intérieur et des textes en vigueur.

L’arrêté précise que ces organisations n’ont pas procédé à la mise à jour de leurs organes dirigeants dans les délais requis. La liste des associations concernées, accompagnée de leurs domaines d’intervention et de leurs sièges, a été rendue publique par la Direction générale des libertés publiques.

La liste exhaustive annexée à l’arrêté mentionne notamment : la référence du récépissé, la dénomination de l’association, le domaine d’intervention (sport, développement durable, religion, santé, éducation, culture, droits humains, etc.), le siège social, majoritairement à Ouagadougou mais aussi à Bobo-Dioulasso, Fada N’Gourma et dans d’autres localités, ainsi que l’adresse et le nom du premier responsable.

Lire aussi : Burkina Faso : le gouvernement dissout 118 associations

Cette décision s’inscrit dans le cadre du renforcement du contrôle et de la régularisation du tissu associatif burkinabè, conformément à la Charte de la Révolution du 1er avril 2026 et aux textes régissant les libertés d’association. Cette mesure intervient après plusieurs autres suspensions d’associations pour non-respect des textes.




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« Pas sa faute » : ces mères d’enfants nés des viols de la guerre au Soudan : Actualités https://french.hcntimes.com/pas-sa-faute-ces-meres-denfants-nes-des-viols-de-la-guerre-au-soudan-actualites/ https://french.hcntimes.com/pas-sa-faute-ces-meres-denfants-nes-des-viols-de-la-guerre-au-soudan-actualites/#respond Wed, 13 May 2026 07:52:00 +0000 https://french.hcntimes.com/pas-sa-faute-ces-meres-denfants-nes-des-viols-de-la-guerre-au-soudan-actualites/ « Pas sa faute » : ces mères d’enfants nés des viols de la guerre au Soudan : Actualités

Nesma* joue attendrie avec son bébé sur les genoux. Il a les yeux et le sourire de sa mère mais rien de son père, l’un des trois combattants paramilitaires qui l’ont violée en réunion il y a deux ans à Khartoum. « J’ai vu leurs visages. Je me souviens très bien d’eux », raconte cette diplômée de […]

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« Pas sa faute » : ces mères d’enfants nés des viols de la guerre au Soudan : Actualités

Nesma* joue attendrie avec son bébé sur les genoux. Il a les yeux et le sourire de sa mère mais rien de son père, l’un des trois combattants paramilitaires qui l’ont violée en réunion il y a deux ans à Khartoum.

« J’ai vu leurs visages. Je me souviens très bien d’eux », raconte cette diplômée de 26 ans à l’AFP qui a pu rencontrer plusieurs victimes de viols à travers le Soudan en guerre.

Le petit Yasser est l’un des milliers d’enfants nés de viols depuis le début des combats entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en avril 2023.

Nesma avait fui la capitale soudanaise avec sa famille au début de la guerre. Un an après, elle a dû y retourner pour récupérer des documents officiels.

Là, au milieu des usines du nord de Khartoum, des combattants des FSR arrêtent son bus, demandent aux voyageurs de descendre, séparent les hommes des femmes.

Nesma subit l’assaut de trois agresseurs avant de perdre connaissance. « Je suis revenue à moi le lendemain matin. L’un des passagers du bus gisait à terre, abattu d’une balle. »

Son récit correspond au mode opératoire des combattants des FSR qui, selon des experts de l’ONU, ont mené des violences sexuelles systématiques au Soudan.

Le traumatisme a été tel pour la jeune femme qu’elle n’a réalisé sa grossesse qu’au bout de cinq mois. Jusqu’à la veille de sa césarienne, elle n’était pas sûre de garder le bébé.

« Et puis, je n’ai pas pu le laisser partir », confie-t-elle, disant « ne pas avoir supporté l’idée qu’il souffre ou tombe dans une mauvaise famille », tandis que Yasser se niche dans son cou.

« Ce n’est pas la faute de mon fils, tout comme ce n’est pas la mienne. »

– Silence et honte –

La ministre soudanaise aux Affaires sociales, Souleima Ishaq al-Khalifa, estime à plusieurs milliers le nombre de victimes de viols au Soudan. Mais la grande majorité gardent le silence et il n’y a pas non plus trace administrative de nombreux avortements ou adoptions souvent informelles, souligne-t-elle.

Au Darfour, dans une seule ville, « des centaines et des centaines de cas de jeune filles violées ont été recensés. La plupart sont tombées enceintes et aucune n’est allée consulter », rapporte à l’AFP la coordinatrice de l’ONU au Soudan Denise Brown.

A Tawila, ville de l’État du Darfour du Nord qui abrite des centaines de milliers de déplacés, Gloria Endreo, une sage-femme de Médecins sans frontières (MSF), a vu en deux mois des centaines de survivantes dont beaucoup enceintes à la suite d’un viol. « Certaines n’arrivaient même pas à le dire », raconte-t-elle à l’AFP.

La honte que beaucoup ressentent dans ce pays conservateur fait que la plupart de ces enfants sont élevés en secret. Des victimes peuvent être rejetées voire accusées d’avoir pactisé avec les FSR.

« Des familles ont abandonné leurs filles, des maris ont divorcé de leur femme violée », elles sont victimes d’une double injustice, déplore Reem Alsalem, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes et les jeunes filles.

Dans ce conflit, le viol est utilisé comme une arme « de guerre, de domination, de destruction et de génocide pour détruire le tissu social et en changer sa composition », analyse-t-elle.

Les viols de masse faisaient déjà partie des crimes contre l’humanité imputés aux Janjawids, milices arabes dont sont issues les FSR, au début des années 2000.

– Trois fois –

Dans un abri de paille à Tawila, Hayat, 20 ans, tente d’endormir son fils de quatre mois. Elle espère pour lui « un avenir meilleur »: « Je ne veux pas qu’il grandisse comme nous », souffle-t-elle.

Hayat a été violée alors qu’elle fuyait le camp de Zamzam, près d’El-Facher, dernière grande ville du Darfour du Nord tombée aux mains des FSR en octobre 2025.

Lors de leur attaque contre ce site, qui abritait un demi-million de personnes, les paramilitaires sont accusés d’avoir tué plus de 1.000 civils et mené une campagne de viols systématiques visant les femmes de groupes ethniques non-arabes, selon l’ONU.

Halima, 23 ans, a vécu ce calvaire trois fois, violée adolescente par des gardiens de troupeaux quand elle travaillait dans les champs, puis en 2022 sur la route de Zamzam et enfin lorsqu’elle s’est échappée de ce camp.

La jeune femme élève ses deux enfants nés des premiers viols mais a évité une troisième grossesse grâce à une contraception d’urgence prescrite par des médecins.

A Tawila, l’AFP a rencontré plusieurs survivantes violées et tombées enceintes au moment de la chute d’El-Facher, au cours de laquelle les paramilitaires ont tué au moins 6.000 personnes en trois jours.

Comme Rawia, 17 ans. Elle a vu les FSR tuer la moitié des personnes avec qui elle prenait la fuite. Puis « trois d’entre eux nous ont dépouillées de toutes nos affaires et nous ont violées ». Elle est enceinte de cinq mois.

Alia, 25 ans, a été ramenée de force à El-Facher avec quatre autres jeunes filles, retenues captives pendant six semaines, « jusqu’à ce que nous nous enfuyions au milieu de la nuit ». Elle fait alors une fausse-couche.

Magda, 22 ans, a perdu son mari dans une attaque à la roquette puis a vu son frère se faire abattre sur la route de Tawila. Elle a été violée il y a cinq mois.

« Quand j’ai appris que j’étais enceinte, je me suis dit: +Si je perds ce bébé, ce sera une personne de plus à pleurer. Mais s’il vit, c’est le destin, je l’élèverai+. »

– « Instinct maternel » –

Fayha*, elle, a été violée par un civil pendant qu’un de ses amis, un soldat alors en repos mais armé, montait la garde.

« J’étais terrorisée à l’idée qu’il me tire dessus », se remémore-telle, les larmes aux yeux, berçant son bébé de cinq mois dans la chaleur accablante de Khartoum.

Selon l’ONU, les violences sexuelles commises par l’armée sont largement sous-déclarées par peur des représailles. Les observateurs estiment néanmoins qu’elles ne sont pas comparables avec la stratégie systématique de viols mise en oeuvre par les paramilitaires.

« Les FSR violent pour soumettre la société, déplacer et dominer ; les soldats de l’armée violent parce qu’ils savent qu’ils resteront impunis », explique à l’AFP une militante sous couvert d’anonymat.

Fayha n’a réalisé qu’elle était enceinte qu’après son premier trimestre de grossesse. A 30 ans, elle découvre la maternité dans ces conditions où elle doit « être à la fois mère et père ».

« Parfois je m’énerve, c’est l’heure de le nourrir et j’en ai assez de lui ». Mais « récemment, j’ai commencé à ressentir un peu plus d’instinct maternel », confie-t-elle.

Pour certaines qui ont accouché malgré elles, il est difficile de « manifester de l’amour ou de l’attention vis-à-vis d’un enfant qu’elles sont ensuite forcées d’élever alors qu’il leur rappelle constamment ce qu’elles ont vécu », témoigne Gloria Endreo de MSF.

Fayha, comme Nesma et tant d’autres ont dû en plus se battre pour obtenir l’acte de naissance, sans lequel ces petits ne pourront bénéficier de soins, d’aide ou d’éducation.

Normalement « cela ne devrait pas poser problème, des procédures existent », assure Souleima Ishaq al-Khalifa, qui a milité pour la cause des femmes avant d’entrer au gouvernement.

Dans les faits, les normes sociales conservatrices et l’effondrement de l’administration du pays compliquent les choses.

« Quel va être le statut légal de ces enfants ? » s’inquiète Denise Brown, qui voit là un « problème sur le long terme ». « Comment seront-ils pris en charge au sein des familles ? Quelles conséquences cela aura-t-il sur les communautés ? »

– Un « bébé FSR » –

Dans l’État d’al-Jazirah, au sud-est de Khartoum, les traumatismes sont particulièrement à vif.

Lors des raids des paramilitaires, des jeunes filles à la peau plus claire, issues de groupes ethniques différents de ceux des combattants des FSR, ont été « explicitement ciblées et traitées comme des butins de guerre », selon l’organisation de défense des droits des femmes Siha.

De nombreuses familles ont quitté définitivement leur village pour échapper au traumatisme des viols collectifs, des mariages forcés, de l’esclavage sexuel infligés par les FSR.

Quand l’armée a repris le centre du Soudan en 2025, le gouvernement a assoupli les règles sur l’avortement dans une tentative d’atténuer l’impact sur la société des violences sexuelles commises par les FSR.

« Il y a eu une certaine tolérance en matière d’avortement mais beaucoup l’ignoraient et il fallait obtenir une autorisation. Et à cause de la honte sociale, beaucoup ne se sont pas signalées », relève la rapporteuse spéciale de l’ONU, Reem Alsalem.

Une bénévole a confié à l’AFP avoir aidé 26 femmes et jeunes filles à avorter. La plupart « avaient pris avant des médicaments extrêmement dangereux ».

A Tawila, Gloria Endreo de MSF évoque ces femmes recueillies qui « saignaient après avoir tenté des avortements clandestins ».

La ministre aux Affaires sociales se souvient aussi de cette adolescente de 16 ans, obligée d’aller au bout de sa grossesse : à peine avait-elle accouché que la grand-mère « a pris l’enfant dans ses bras, nous l’a tendu et a dit: +Nous ne ramènerons pas ce bébé des FSR à la maison+ ».

« Elle voulait que tout cela soit effacé, comme si rien ne s’était jamais passé », poursuit Mme Khalifa. Le bébé a été confié à une famille d’accueil.

– « Il mérite une belle vie » –

D’autres victimes ont été mariées de force à des paramilitaires et emmenées avec eux au Darfour lorsqu’ils s’y sont repliés. Leur famille n’ont pas pu payer la rançon pour les libérer.

A Nyala, capitale du Darfour du Sud, « il y a des dizaines de filles et de femmes dont les enfants ont maintenant un ou deux ans et elles sont piégées », selon la ministre.

Et puis il y a celles qui ont profité des déplacements massifs de population – 11 millions de déplacés selon l’ONU dans cette guerre – pour élever leur enfant sans que personne ne connaisse les conditions de sa conception.

« Beaucoup n’avaient plus les mêmes voisins, elles ont pu accoucher sans que cela se sache et faire passer le bébé pour un frère ou une soeur ou pour un enfant victime de la guerre qu’elles auraient recueilli », raconte la ministre.

Le gouvernement tente de placer le plus grand nombre possible d’enfants abandonnés mais beaucoup sont adoptés de manière informelle, en particulier dans l’est du Soudan où l’accueil de petits dans le besoin est une pratique établie. Mme Alsalem s’inquiète d’ailleurs du « peu de suivi et de contrôle ».

Depuis qu’elle a accouché, même en pleine dépression, Nesma n’a jamais envisagé se séparer de Yasser.

Aujourd’hui, son fils a treize mois. Elle a deux objectifs: s’occuper de lui le mieux possible et décrocher un emploi bien payé grâce à son diplôme universitaire.

« Il mérite une belle vie », murmure-t-elle, tenant ses menottes pour l’accompagner dans ses premiers pas.

* prénoms modifiés à la demande des victimes

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Le gouvernement sénégalais a officiellement annoncé son intention de soumettre une candidature pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2032). Cette initiative marque l’ambition du Sénégal de retrouver le rôle de pays hôte de la plus prestigieuse compétition de football du continent, qu’iln’a plus accueillie depuis 1992. En cas de succès, il s’agirait d’un […]

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CAF : Le Sénégal candidat pour la CAN-2032

Le gouvernement sénégalais a officiellement annoncé son intention de soumettre une candidature pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2032). Cette initiative marque l’ambition du Sénégal de retrouver le rôle de pays hôte de la plus prestigieuse compétition de football du continent, qu’il
n’a plus accueillie depuis 1992. En cas de succès, il s’agirait d’un retour historique sur la scène organisationnelle africaine, quatre décennies après sa dernière expérience. Le pays s’appuie sur la dynamique positive de son football, renforcée par des performances majeures ces dernières années. Les Lions de la Teranga ont notamment remporté la CAN 2021 au Cameroun et confirmé leur statut parmi les grandes nations du continent, avec une présence régulière en Coupe du monde.

La Confédération africaine de football (CAF) n’a pas encore officiellement ouvert le processus de candidature pour l’édition 2032. Toutefois, elle aurait informé ses associations membres de son intention d’organiser des
appels à candidatures pour les éditions 2028, 2032 et 2036. Le Sénégal n’est pas seul en lice. L’Égypte a également exprimé son intérêt pour accueillir la compétition, après avoir déjà organisé la CAN-2019. D’autres pays, dont l’Éthiopie et une candidature conjointe impliquant l’Afrique du Sud, le Botswana
et la Namibie, sont également évoqués. Cette concurrence annonce une bataille diplomatique et sportive importante autour de l’organisation des prochaines éditions du tournoi continental.

DjO


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