Dominique Archives - French.HCNTimes.com https://french.hcntimes.com/ct/nouvelles/dominique/ Mises à jour quotidiennes des nouvelles françaises Mon, 13 Jul 2026 17:06:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://french.hcntimes.com/wp-content/uploads/2022/03/cropped-hcntimes_favicon1-32x32.png Dominique Archives - French.HCNTimes.com https://french.hcntimes.com/ct/nouvelles/dominique/ 32 32 Dominique de Lavergne, l’homme qui a redonné vie au château de Boulbon, est mort à 82 ans https://french.hcntimes.com/dominique-de-lavergne-lhomme-qui-a-redonne-vie-au-chateau-de-boulbon-est-mort-a-82-ans/ https://french.hcntimes.com/dominique-de-lavergne-lhomme-qui-a-redonne-vie-au-chateau-de-boulbon-est-mort-a-82-ans/#respond Mon, 13 Jul 2026 17:06:00 +0000 https://french.hcntimes.com/dominique-de-lavergne-lhomme-qui-a-redonne-vie-au-chateau-de-boulbon-est-mort-a-82-ans/ Dominique de Lavergne, l’homme qui a redonné vie au château de Boulbon, est mort à 82 ans

Architecte, bâtisseur et passionné de vieilles pierres, le propriétaire du château de Boulbon, Dominique de Lavergne, est mort le 9 juillet 2026. Il laisse derrière lui un monument profondément transformé par plus d’une décennie de travail et un projet que ses six enfants souhaitent aujourd’hui poursuivre. Né en 1943 en région parisienne, il se passionne très tôt pour […]

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Dominique de Lavergne, l’homme qui a redonné vie au château de Boulbon, est mort à 82 ans

Architecte, bâtisseur et passionné de vieilles pierres, le propriétaire du château de Boulbon, Dominique de Lavergne, est mort le 9 juillet 2026. Il laisse derrière lui un monument profondément transformé par plus d’une décennie de travail et un projet que ses six enfants souhaitent aujourd’hui poursuivre.

Né en 1943 en région parisienne, il se passionne très tôt pour les bâtiments chargés d’histoire. Devenu architecte dans les années 1960, il partage sa vie entre des projets d’architecture, l’entrepreneuriat et ses propres réalisations.

Au fil des années, il s’attache à plusieurs lieux de caractère historique, dont deux autres châteaux. Mais il continue de chercher un édifice comme celui de Boulbon. L’histoire de sa rencontre avec le château tient presque du coup de foudre. Un matin, un agent immobilier lui parle d’un lieu découvert quelques jours plus tôt. « J’ai vu un truc incroyable ce week-end« , lui raconte-t-il.

Un coup de foudre

À la seule vue des photographies, Dominique de Lavergne est conquis. Il achète le château en 2012. Le Sud lui plaisait et Boulbon réunissait, selon ses enfants, tous les critères qu’il recherchait. Un emplacement historique et surtout la proximité…

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Feux de forêts : Les pompiers de la Moselle en renfort dans le sud de la France, une expérience éprouvante, témoigne le commandant Dominique Roth https://french.hcntimes.com/feux-de-forets-les-pompiers-de-la-moselle-en-renfort-dans-le-sud-de-la-france-une-experience-eprouvante-temoigne-le-commandant-dominique-roth/ https://french.hcntimes.com/feux-de-forets-les-pompiers-de-la-moselle-en-renfort-dans-le-sud-de-la-france-une-experience-eprouvante-temoigne-le-commandant-dominique-roth/#respond Mon, 13 Jul 2026 14:58:00 +0000 https://french.hcntimes.com/feux-de-forets-les-pompiers-de-la-moselle-en-renfort-dans-le-sud-de-la-france-une-experience-eprouvante-temoigne-le-commandant-dominique-roth/ Feux de forêts : Les pompiers de la Moselle en renfort dans le sud de la France, une expérience éprouvante, témoigne le commandant Dominique Roth

Les pompiers de la Moselle sont partis combattre des feux de végétation dans le Gard. Pendant cinq jours, 71 hommes ont combattu les flammes dans le Gard et le Vaucluse dans des conditions difficiles. Nous avons recueilli le témoignage du commandant Dominique Roth au retour de la mission. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a […]

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Feux de forêts : Les pompiers de la Moselle en renfort dans le sud de la France, une expérience éprouvante, témoigne le commandant Dominique Roth

Les pompiers de la Moselle sont partis combattre des feux de végétation dans le Gard. Pendant cinq jours, 71 hommes ont combattu les flammes dans le Gard et le Vaucluse dans des conditions difficiles. Nous avons recueilli le témoignage du commandant Dominique Roth au retour de la mission.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a dressé, lundi 13 juillet 2026, le bilan des feux de forêts survenus depuis le début de l’année : 32 000 hectares sont partis en fumée. Le bilan de l’année 2025 est déjà dépassé alors que nous ne sommes pas encore au cœur de l’été.

Le sud de la France est particulièrement concerné nécessitant des renforts de pompiers venus de la région Grand Est. C’est le cas des pompiers de la Moselle partis, combattre pendant cinq jours un incendie à Lédenon, dans le Gard. Une commune rurale à vingt kilomètres de Nîmes et menacée par les flammes depuis le 7 juillet.

Afin de relayer leurs collègues confrontés à une situation éprouvante, le commandant Dominique Roth de l’unité opérationnelle du SDIS de la Moselle à Peltre a été engagé avec 71 hommes dans une lutte difficile contre les flammes attisées par le vent et progressant rapidement en terrain accidenté : « nous avons été engagés dès notre arrivée sur la commune de Lédenon (Gard) où notre mission principale a été la gestion du flanc gauche avec dans un premier temps une attaque pour réduire la progression du feu, puis la partie noyage [ afin d’éviter un redémarrage des feux couvant] et enfin la partie surveillance ».

Le commandant Dominique Roth de l’unité opérationnelle du SDIS Moselle à Peltre a été engagé avec 71 hommes pendant cinq jours dans une lutte difficile contre les flammes à Lédenon dans le Gard.

© Sébastien Rock/ France Télévisions

L’engagement des sapeurs pompiers de la Moselle participe de la solidarité nationale. Ils ont été affectés dans deux départements : « Nous avons été dans un premier temps engagés dans le département du Gard et puis dans le département du Vaucluse. Nous étions à la disposition SDIS du Gard qui, en fonction de leur analyse de la situation, affecte le détachement dans telle ou telle zone, sur tel ou tel feu » explique le commandant Roth et de saluer l’engagement total de ses hommes : « L’ensemble des sapeurs pompiers ont fait preuve de résilience, d’abnégation, pour mener à bien ces missions qui sont complexes, qui sont dures. On est pendant des longues heures sur le terrain où il faut faire face ».

L’engagement des sapeurs pompiers de la Moselle participe de la solidarité nationale.

© TOM SERRANO / MAXPPP

À la question de savoir s’il existe une spécificité des feux au sud de la France, le commandant Dominique Roth explique : « il faut savoir que tous les pompiers de France sont formés de la même manière. Il y a une école spécifique dans le sud de la France qui permet de former les cadres. Ensuite, c’est décliné au niveau des équipiers, des chefs d’équipe. Donc la culture est la même. Après, ce sont par les pratiques et l’expérience que les pompiers deviennent plus expérimentés ».

Cette intervention de cinq jours en dehors du département de la Moselle a permis aux hommes du SDIS de parfaire cette expérience de terrain. Une expérience d’autant plus indispensable que les déclenchements de feux de forêts gagnent le nord du pays jusque-là épargné.

Pour conclure, Dominique Roth appelle tout le monde à intégrer une culture du risque incendie : « chaque Français doit se sentir concerné : le jet de mégot de cigarette, le barbecue en pleine nature, ce n’est plus d’actualité. Il faut faire en sorte qu’il n’y ait plus de nouveaux feux ». L’été, saison de tous les dangers est encore long et n’exclut pas malheureusement les actes de malveillance. L’incendie en cours dans la forêt de Fontainebleau (Seine et Marne) est un rappel cruel de cette triste réalité.


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Montpellier Danse: de Dominique Bagouet à la Cité internationale de la Danse https://french.hcntimes.com/montpellier-danse-de-dominique-bagouet-a-la-cite-internationale-de-la-danse/ https://french.hcntimes.com/montpellier-danse-de-dominique-bagouet-a-la-cite-internationale-de-la-danse/#respond Mon, 13 Jul 2026 14:01:00 +0000 https://french.hcntimes.com/montpellier-danse-de-dominique-bagouet-a-la-cite-internationale-de-la-danse/ Montpellier Danse: de Dominique Bagouet à la Cité internationale de la Danse

Raphaël de Gubernatis revient du festival annuel de danse contemporaine de Montpellier. Il nous offre ici un bilan nuancé de la 46e manifestation, la première entièrement façonnée par une nouvelle direction. Il aura fallu une conjonction de personnalités bien particulière pour que puisse naître en 1981 ce festival de Montpellier Danse, qui a célébré cette […]

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Montpellier Danse: de Dominique Bagouet à la Cité internationale de la Danse

Raphaël de Gubernatis revient du festival annuel de danse contemporaine de Montpellier. Il nous offre ici un bilan nuancé de la 46e manifestation, la première entièrement façonnée par une nouvelle direction.


Il aura fallu une conjonction de personnalités bien particulière pour que puisse naître en 1981 ce festival de Montpellier Danse, qui a célébré cette année sa 46e édition : un chorégraphe de grand talent, Dominique Bagouet, et un maire au profil exceptionnel, Georges Frêche.

Dominique Bagouet, pour qui allait être fondé le Centre chorégraphique de Montpellier-Languedoc-Roussillon, et qui allait devenir l’un des plus remarquables créateurs français, avait eu l’idée de ce festival à une époque où la danse contemporaine explosait en France. Alors que le pays était encore confit dans l’académisme, du moins dans le domaine de la danse, il paraissait urgent de faire découvrir aux Français les plus belles des réalisations modernes qui fleurissaient dans le monde.

Georges Frêche, qui métamorphosait une morne ville de province en métropole attractive, avait compris tout l’intérêt de lancer un festival d’auteurs contemporains au cœur de cette cité pour laquelle il nourrissait de si grandes ambitions. Ainsi naquit le Festival de Montpellier Danse.

Un vaste panorama artistique

Cependant, Dominique Bagouet réalise qu’il est difficile de conjuguer son statut d’auteur avec celui de directeur de festival, et le poste est repris dès 1983 par son attaché de presse, Jean-Paul Montanari, le vizir qui brûlait d’envie d’être calife. Sous son mandat, qui durera plus de quarante ans en se transformant vite en autocratie, et parallèlement à la disparition des festivals de danse d’Aix-en-Provence, d’Arles et de Châteauvallon, Montpellier Danse acquiert un statut particulier et, bien vite, une dimension internationale. La manifestation obéit aussi à un certain sectarisme, si ce n’est à un sectarisme certain, et, si cela n’est sans doute pas perceptible pour le public, elle perd peu à peu le charme qui était le sien du temps de la présence de Georges Frêche à la mairie.

Mais très rapidement, Montpellier Danse se voit encadré par un festival de théâtre, le Printemps des Comédiens, et par le Festival de Musique de Radio France (aujourd’hui Radio France Occitanie Montpellier), alors que le Musée Fabre présente des expositions de grand intérêt. La capitale du Languedoc offrira dès lors, en juin et juillet, un panorama artistique d’une diversité peu commune en France.

L’Agora, cité internationale de la Danse

Depuis près d’un an désormais, Montpellier Danse vit une révolution copernicienne. L’entreprise vient de fusionner avec le Centre chorégraphique national de Montpellier-Languedoc-Roussillon et les deux institutions règnent désormais en commun sur un vaste et magnifique ensemble de bâtiments datant du XVIIe siècle, tour à tour couvent, prison ou caserne. Menacé de destruction quand il appartenait à l’État, mais heureusement racheté par la Ville de Montpellier dès les années 1980, il est aujourd’hui le siège majestueux autant que pittoresque de l’Agora, cité internationale de la Danse.

Né d’un rêve de Dominique Bagouet qui n’aura jamais vu sa réalisation, exclusivement dédié à la danse et sans doute unique au monde, ce complexe accueille une superbe salle de spectacle de plein air et huit studios de répétition mis à la disposition des innombrables compagnies qui travaillent dans la région ou y séjournent le temps de quelques représentations. À cela s’ajoutent toutes les commodités imaginables pour accueillir les artistes et les visiteurs, les bureaux du Centre chorégraphique et ceux de Montpellier Danse, qui assure également la programmation de toute la saison chorégraphique courant de septembre à juin. Sans compter un cloître majestueux devenu un magnifique espace de rencontre.

Les tétrarques de l’Agora

Comme du temps de la Tétrarchie mise en place sous Dioclétien afin de mieux gérer un Empire romain démesuré, la direction du vaste ensemble dédié à la danse est désormais partagée entre quatre personnes. Côté Montpellier Danse, ces nouveaux tétrarques sont Dominique Hervieu, ci-devant codirectrice du Théâtre national de la Danse au Théâtre de Chaillot, puis directrice de la Biennale et de la Maison de la Danse à Lyon, et enfin responsable de la programmation artistique des Jeux Olympiques de Paris. Elle est flanquée de Pierre Martinez, qui la secondait lors de ces mêmes Jeux Olympiques.

Et côté Centre chorégraphique, Hofesh Shechter, remarquable chorégraphe israélien établi à Londres, mais qui ne parle pas français — ce qui est fâcheux quand on occupe une telle situation en France. Il est accompagné de la danseuse Jann Gallois, projetée à ce poste en dépit d’un palmarès artistique assez mince, mais sans doute débordante d’énergie.

Tous les quatre sont à la tête d’une équipe d’une trentaine de collaborateurs auxquels s’ajoutent, du moins au temps du festival, quelque 90 personnes des services techniques et 50 autres du service d’accueil du public. Quand on parlait d’un empire !

In situ, Jann Gallois © Laurent Philippe

Ouverture tous azimuts

« Nous partageons tous les quatre les mêmes valeurs et les mêmes buts, commente Dominique Hervieu. Le même désir d’ouverture à toutes les formes de danse comme à tous les publics. »

Et d’énumérer les axes multiples que cette nouvelle « Bande des Quatre » entend explorer pour insuffler une vitalité nouvelle et novatrice aux deux institutions.

En premier lieu, ouvrir largement à tous l’ensemble de l’Agora, et en son cœur cette cour magnifique. Ce qui suppose d’y accueillir les ensembles de danses traditionnelles, reçus avec ferveur sur la scène des théâtres pour peu qu’ils viennent d’Asie, d’Afrique ou d’Espagne, mais si mal traités dans les milieux culturels pour peu qu’ils viennent de France ou d’autres pays européens où ils ont souvent, il est vrai, sombré dans ce qu’on nomme péjorativement le folklore.

L’ouvrir encore aux pratiques d’amateurs, aujourd’hui que tout théâtre et tout festival se sent obligé de mêler, sans trop de réflexion, création artistique et animation socioculturelle, en gommant autant que faire se peut les frontières entre l’artiste et l’amateur, pour le meilleur rarement et souvent pour le pire. Une chose dans l’air du temps, qui obéit à une certaine politique populiste et irréfléchie du ministère de la Culture. Mais que l’on peut aussi rapprocher, comme le rappelle Hofesh Shechter, des danses collectives des populations de jadis, danses qui cimentaient le sentiment d’appartenance à un village, à une province, à une nation.

Pour cela, l’Agora s’ouvrira encore plus largement en dispensant des cours de danse gratuits ouverts à tous et touchant à tous les genres…

La diversité et le partage

Varier les esthétiques, oui. Mais aussi tenter d’en créer de nouvelles « dans la diversité et le partage », avance Pierre Martinez. Autrement dit, parier sur le mélange des cultures afin de faire surgir des esthétiques nouvelles.

Le parti pris sans doute est généreux, et on n’aurait certainement pas le droit de s’en détourner obstinément. Mais il est bien périlleux aussi, et risque de mener, à terme, à une regrettable uniformisation où se noieraient et se confondraient les spécificités esthétiques et culturelles de chaque communauté — ces spécificités qui font le sel de la production artistique et le reflet des sensibilités de chaque peuple. Car s’il est vrai que, de tout temps, des influences issues de cultures diverses donnent parfois, grâce à des artistes remarquables, des résultats qui émerveillent, force est de constater que la plupart du temps, sous le patronage de cette sacro-sainte diversité devenue une tarte à la crème, bien des collaborations de circonstance, hâtives et superficielles, accouchent de propositions stériles, uniformes, sinon calamiteuses.

On l’a vu cent fois avec des artistes européens qui se sont entichés, sans vraiment les comprendre, de cultures qui ne sont pas les leurs. On l’a vu aussi en Afrique et ailleurs, où la créativité de quelques artistes, originaux tant qu’ils obéissaient à leur identité propre, s’est éteinte sous l’influence néfaste d’une danse contemporaine française qu’on leur a donnée en exemple et en laquelle ils ont cru ou ont été contraints de croire, pensant que c’était là la meilleure façon d’être moderne.

La chasse au jeune public

La grande question qui se pose aux tétrarques de l’Agora, c’est le public. Pas celui d’aujourd’hui, fidèle depuis des lustres, constant, toujours prêt sans doute à l’aventure. Avec 27 000 billets vendus lors de ce festival de Montpellier Danse, 91 % des places disponibles dans les théâtres ont été occupées.

Il est vrai qu’obéissant à « une politique tarifaire favorisant l’accessibilité et la fidélisation des publics », 83 % des spectateurs, et c’est tant mieux, ont bénéficié de tarifs réduits, alors que 10 200 autres personnes ont pu découvrir gratuitement des spectacles offerts dans l’espace public.

Ce qui inquiète à juste titre, c’est la désertion des générations montantes, des jeunes de moins de 25 ans, des étudiants pourtant si nombreux dans cette ville universitaire et jouissant de tarifs privilégiés. Ce sont eux qui doivent renouveler le cheptel. Mais nourris par les images fugaces des vidéos, des clips, des gesticulations creuses du hip-hop et assimilés, ils ne sont plus guère capables de fixer leur attention sur des représentations scéniques. Ils n’ont tout simplement pas l’habitude de prendre le chemin des théâtres et de patienter devant des spectacles bien souvent hermétiques et d’un ennui prodigieux.

C’est d’ailleurs là aussi que le bât blesse. Une bonne part de la production actuelle, en France comme ailleurs, à quelques brillantes exceptions près, n’est guère convaincante, pour ne pas dire davantage. Impropre assurément à drainer de jeunes spectateurs habitués à la facilité et peu enclins à la réflexion.

Un retour au ballet narratif ?

C’est ce qui fait penser à Dominique Hervieu que les ballets du répertoire, les « ballets à histoires », pourraient constituer un appât pour une génération à qui l’univers de la danse contemporaine paraîtrait trop abstrait, trop froid, trop cérébral. Incompréhensible, en un mot.

Cela reviendrait-il à dire qu’un retour à la danse classique ou néoclassique serait envisageable dans ce bastion de la modernité, afin de tenter de capter une génération moins apte à accepter des formes qui lui apparaissent absconses ? C’est évidemment une piste à explorer. D’autant qu’il existe un répertoire formidable né au XXe siècle qui ne demande qu’à revoir le jour et dont la séduction n’est plus à prouver. Il serait temps, peut-être, de ne plus envisager danse contemporaine et danse néoclassique comme deux ennemies inconciliables. À condition, bien entendu, d’éviter toutes les mièvreries que le monde du ballet a engendrées à profusion, et de ne pas oublier que les grands chorégraphes contemporains, quelles que soient leurs tendances, ont construit eux aussi d’impérissables monuments, à l’instar des figures de proue de la modern et de la post-modern dance américaines.

Ce serait enfin un moyen de se distancier de cet exécrable théâtre dansé que pratique aujourd’hui une multitude d’artistes peu talentueux, faute de formation et de savoir-faire pour parvenir à concevoir une chorégraphie.

Pourtant, quand on voit le succès, peut-être factice, que remporte le spectacle nullissime présenté à Montpellier par le collectif (LA)HORDE, on se demande si toutes ces tentatives de guider le jeune public vers des ouvrages de qualité, quand les réalisations les plus primaires semblent le satisfaire, ne seraient pas un peu vaines. Et si l’appauvrissement de la création artistique n’est pas inéluctable alors que les goûts du public sont de plus en plus navrants.

Quarante compagnies

La diversité, on l’a constatée avec un programme courant sur deux semaines et où sont apparues près de quarante compagnies provenant d’une douzaine de pays, européens pour la plupart. Le peu qu’on en a vu, en fin de festival, n’était guère enthousiasmant, et restait à l’image de la production actuelle.

Toutefois, l’étrangeté de la démarche du Grec Efthimios Moschopoulos, se revendiquant queer et s’assimilant à une brebis au sein d’un troupeau d’ovins attendrissants mais voraces, ne laisse pas indifférent… encore qu’il ne soit guère aisé de saisir son propos, et que dans Fae (Mange !), son travail ne saurait être assimilé à de la danse.

Fae de Efthimios Moschopoulos © Laurent Philippe

De même, L’Animale, un solo d’un intérêt formel limité, est cependant bouleversant du fait de l’intense personnalité et de l’humanité de son autrice, l’Italienne Chiara Bersani. Ce sont assurément des choses qu’un festival se doit de programmer à cause, justement, de leur singularité.

Découvrir les danseurs de la Compagnie nationale de danse contemporaine de Norvège, quasi inconnue en France, était aussi digne d’intérêt. Hélas ! Ils se sont produits non sans virtuosité dans un ouvrage signé par une artiste grecque, Katerina Andreou, ce qui ne traduit pas nécessairement avec la dernière éloquence le caractère propre à une nation scandinave.

Un désastre !

Avec le Burkinabè Serge Coulibaly, établi et subventionné en Belgique francophone, mais qui n’a rien trouvé de mieux que de baptiser son spectacle d’un titre en anglais, Back to Kidal, on aura apprécié la présence d’une comédienne à la forte personnalité, Odile Sankara. Mais au sein d’une mise en scène navrante de faiblesse et d’insignifiance.

C’est cependant avec le travail du collectif (LA)HORDE, à qui les pouvoirs publics ont eu l’inconscience de rattacher le Ballet national de Marseille, qu’on a incontestablement touché le fond. Après moi, le déluge n’est rien d’autre qu’un désastre, sinon une imposture, avec pour exécutants de pauvres jeunes gens gauches et insipides qui semblent avoir été recrutés sur les trottoirs et dans les arrière-cours de la cité phocéenne.

Une ère nouvelle

Aujourd’hui, à l’heure du bilan de ce 46e festival, le premier à être pleinement façonné par ses nouveaux directeurs, ceux-ci se félicitent d’avoir vu revenir un nombre accru d’organes de presse (122 journalistes de 12 pays, soit 33 % de plus que par le passé), mais aussi de constater une forte recrudescence de professionnels (plusieurs centaines et 115 % de plus qu’auparavant) venus de 22 pays afin d’assister à la manifestation.

Ce qui pourrait donner à penser à quelque mauvais esprit que les désertions passées auraient pu être la conséquence de l’atmosphère quelque peu délétère entretenue par la défunte direction. C’est toutefois une chose qu’il serait de bien mauvais ton de commenter à haute voix à Montpellier, et sur laquelle on a jeté un voile d’une pudeur farouche.

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PARIS : Dominique Reynié : « Une force politique nouvelle pour Marine Le Pen » https://french.hcntimes.com/paris-dominique-reynie-une-force-politique-nouvelle-pour-marine-le-pen/ https://french.hcntimes.com/paris-dominique-reynie-une-force-politique-nouvelle-pour-marine-le-pen/#respond Mon, 13 Jul 2026 14:00:00 +0000 https://french.hcntimes.com/paris-dominique-reynie-une-force-politique-nouvelle-pour-marine-le-pen/ PARIS : Dominique Reynié : « Une force politique nouvelle pour Marine Le Pen »

Dominique Reynié analyse la décision de la cour d’appel sur Marine Le Pen, y voyant un possible renforcement de sa posture anti-système. PARIS – La décision de la cour d’appel de Paris, rendue le mardi 7 juillet 2026, qui annule la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen prononcée en première instance, ouvre une nouvelle phase […]

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PARIS : Dominique Reynié : « Une force politique nouvelle pour Marine Le Pen »

Dominique Reynié analyse la décision de la cour d’appel sur Marine Le Pen, y voyant un possible renforcement de sa posture anti-système.

PARIS – La décision de la cour d’appel de Paris, rendue le mardi 7 juillet 2026, qui annule la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen prononcée en première instance, ouvre une nouvelle phase d’incertitude et de recomposition dans le paysage politique français. Intervenant sur LCI, Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), a décrypté les enjeux profonds que soulève cette situation, estimant qu’elle pourrait paradoxalement se transformer en atout pour la candidate du Rassemblement national.

La souveraineté du peuple face au pouvoir judiciaire

Au cœur de l’analyse de Dominique Reynié se trouve la tension entre la décision des magistrats et le principe de la souveraineté électorale. Selon le politologue, dans une démocratie, il est politiquement délicat d’accepter qu’une personnalité politique soit empêchée par la justice de se soumettre au verdict des urnes. Pour lui, la légitimité suprême réside dans le choix des électeurs. Cette séquence judiciaire pose ainsi une question fondamentale sur le rôle de la justice dans le processus électoral et sur sa capacité à invalider une candidature de premier plan sans créer une crise de confiance.

« Dans une démocratie, la souveraineté du peuple demeure centrale », a-t-il insisté, soulignant qu’une exclusion par voie judiciaire pourrait être perçue par une partie de l’électorat comme une manœuvre visant à contourner le débat démocratique.

Un retour à la rhétorique « anti-système »

Dominique Reynié estime que Marine Le Pen pourrait capitaliser sur cette affaire pour réactiver des leviers historiques de son parti. En se présentant comme la cible d’un « système » judiciaire et politique cherchant à l’écarter, elle pourrait consolider sa base et attirer des électeurs sensibles à un discours de rupture. Cette posture victimaire rappelle, selon l’expert, le registre de mobilisation des « Gilets jaunes », fondé sur un rejet frontal des élites et des institutions.

Cette séquence judiciaire lui offrirait ainsi une occasion de réarrimer son discours à une critique radicale du pouvoir en place, une stratégie qui a toujours été un marqueur fort de l’extrême droite française. Plutôt que d’affaiblir sa candidature, l’épreuve de force avec la justice pourrait lui conférer une « force politique nouvelle ».

Au-delà de la présidentielle, la conquête du pouvoir législatif

Le directeur de la Fondapol invite également à ne pas limiter l’analyse à la seule élection présidentielle de 2027. Il rappelle que la conquête du pouvoir passe aussi, et de manière décisive, par les élections législatives. La dynamique créée autour de la candidature présidentielle de Marine Le Pen aura un impact direct sur la capacité du Rassemblement national à mobiliser ses électeurs pour obtenir un groupe parlementaire puissant, voire une majorité à l’Assemblée nationale.

En conclusion, Dominique Reynié considère que cette affaire, loin d’être un simple épisode judiciaire, pourrait marquer une rupture significative dans l’histoire politique française, dans un contexte où les équilibres traditionnels sont de plus en plus fragiles et les dynamiques électorales particulièrement volatiles.

via Presse Agence.

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Château-Gontier. Le réalisateur Dominique Rocher est décédé  https://french.hcntimes.com/chateau-gontier-le-realisateur-dominique-rocher-est-decede/ https://french.hcntimes.com/chateau-gontier-le-realisateur-dominique-rocher-est-decede/#respond Mon, 13 Jul 2026 13:44:00 +0000 https://french.hcntimes.com/chateau-gontier-le-realisateur-dominique-rocher-est-decede/ Château-Gontier. Le réalisateur Dominique Rocher est décédé 

Vendredi 10 juillet, Dominique Rocher, 73 ans, est décédé. Il était réalisateur et avait marqué le territoire avec ses projets comme « Va y avoir du soui » ou encore « Solex dans les prés« . Il était responsable avec sa femme Isabel du Couvoir (Académie des arts et techniques audiovisuels de Château-Gontier Bazouges). Originaire de Château-Gontier Dominique était originaire […]

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Château-Gontier. Le réalisateur Dominique Rocher est décédé 

Vendredi 10 juillet, Dominique Rocher, 73 ans, est décédé. Il était réalisateur et avait marqué le territoire avec ses projets comme « Va y avoir du soui » ou encore « Solex dans les prés« .

Il était responsable avec sa femme Isabel du Couvoir (Académie des arts et techniques audiovisuels de Château-Gontier Bazouges).

Originaire de Château-Gontier

Dominique était originaire de Château-Gontier, mais a longtemps vécu à Paris où il avait travaillé pour la télévision. C’est ce contraste entre la vie des villes et la vie des champs qui lui inspirait beaucoup d’œuvres.

En plus de films, il a sorti plusieurs albums BD avec sa femme, aquarelliste (le dernier était Microclimat).

L’idée de Dominique dans ses divers projets artistiques n’était « pas de caricaturer les Mayennais » mais de les présenter « de manière sincère, sympathique » nous expliquait-il dans le Haut Anjou du 18 octobre 2013 et de présenter la Mayenne « avec une bonne dose d’autodérision » (Haut Anjou du 3 octobre 2025). Il avait animé des ateliers également pour des jeunes.

« Un vrai cinéphile »

Joëlle Hanot, gérante du cinéma le Palace, l’a beaucoup côtoyé : « Je me souviens qu’on avait réalisé l’avant-première de « Va y avoir du soui » au Palace. C’était un passionné de cinéma, un vrai cinéphile. Il était exigeant et critique. Il venait beaucoup et en famille voir des films. Il proposait aussi régulièrement des quiz au Palace. »

Et de conclure : « On parlait beaucoup cinéma ensemble. Il était apprécié de l’équipe du cinéma. Son décès nous a touchés.« 

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Dominique Rocher, réalisateur de films et auteur de bande dessinée, est décédé à l’âge de 73 ans. Installé à Château-Gontier-sur-Mayenne, il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui », en 2013. Dominique Rocher est décédé à l’âge de 73 ans. Il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui » avec sa femme, Isabel Rocher. […]

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Réalisateur de films et auteur de bandes dessinées, le Mayennais Dominique Rocher est décédé à 73 ans

Dominique Rocher, réalisateur de films et auteur de bande dessinée, est décédé à l’âge de 73 ans. Installé à Château-Gontier-sur-Mayenne, il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui », en 2013.

Dominique Rocher est décédé à l’âge de 73 ans. Il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui » avec sa femme, Isabel Rocher. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

  • Dominique Rocher est décédé à l’âge de 73 ans. Il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui » avec sa femme, Isabel Rocher.
    Dominique Rocher est décédé à l’âge de 73 ans. Il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui » avec sa femme, Isabel Rocher. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La commune de Château-Gontier-sur-Mayenne perd l’un de ses artistes. Dominique Rocher, auteur de bande dessinée et réalisateur de films, est décédé à l’âge de 73 ans. Il avait notamment réalisé le film « Va y avoir du soui »avec sa femme Isabel Rocher. Le long-métrage était sorti en 2013 et tourné à Château-Gontier. Pas moins de 13 000 spectateurs s’étaient rendus dans les cinémas mayennais pour voir le film.

Une carrière dans la bande dessinée

En 2022, le Mayennais avait réalisé un autre long-métrage intitulé « Solex dans les prés ». Il s’était aussi essayé à la bande dessinée avec l’ouvrage « Microclimat, Pluie de gags en Mayenne ». Le tome II était sorti en octobre 2025.

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PARIS : Littérature – Dominique FERNANDEZ, 97 ans, signe une méditation lumineuse sur la vieillesse https://french.hcntimes.com/paris-litterature-dominique-fernandez-97-ans-signe-une-meditation-lumineuse-sur-la-vieillesse/ https://french.hcntimes.com/paris-litterature-dominique-fernandez-97-ans-signe-une-meditation-lumineuse-sur-la-vieillesse/#respond Mon, 13 Jul 2026 08:00:00 +0000 https://french.hcntimes.com/paris-litterature-dominique-fernandez-97-ans-signe-une-meditation-lumineuse-sur-la-vieillesse/ PARIS : Littérature – Dominique FERNANDEZ, 97 ans, signe une méditation lumineuse sur la vieillesse

À 97 ans, l’académicien Dominique Fernandez publie *Tout n’est pas si noir*, un essai intime et érudit qui défie les idées reçues sur le grand âge. À quatre-vingt-dix-sept ans, l’écrivain et membre de l’Académie française Dominique Fernandez s’empare avec une rare vitalité d’un sujet universel et souvent redouté : la vieillesse. Dans son nouvel ouvrage, […]

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PARIS : Littérature – Dominique FERNANDEZ, 97 ans, signe une méditation lumineuse sur la vieillesse

À 97 ans, l’académicien Dominique Fernandez publie *Tout n’est pas si noir*, un essai intime et érudit qui défie les idées reçues sur le grand âge.

À quatre-vingt-dix-sept ans, l’écrivain et membre de l’Académie française Dominique Fernandez s’empare avec une rare vitalité d’un sujet universel et souvent redouté : la vieillesse. Dans son nouvel ouvrage, Tout n’est pas si noir, publié aux Éditions Philippe Rey, il livre une réflexion personnelle et sans pathos, loin des discours plaintifs ou des consolations convenues. Un texte nécessaire qui, en mêlant l’intime à l’érudition, change notre regard sur le dernier chapitre de l’existence.

Un regard érudit à rebours des lieux communs

Dès les premières pages, Dominique Fernandez pose un constat fort : vieillir constitue la plus grande des inégalités humaines. Chacun traverse cette étape à sa manière, selon son histoire, son corps et son rapport au temps qui passe. Pour étayer sa pensée, l’auteur convoque l’histoire de l’art, la littérature et la philosophie. Il interroge les multiples représentations du quatrième âge, de Ghirlandaio à Goya, de Ronsard à Sénèque, en passant par Cicéron, Hannah Arendt ou encore Simone de Beauvoir.

Cette vaste fresque culturelle lui permet de démontrer comment les sociétés ont, au fil des siècles, tantôt idéalisé, tantôt masqué ou caricaturé la vieillesse. L’essayiste souligne également la manière dont les femmes ont souvent été jugées plus durement que les hommes face aux marques du temps, une inégalité de plus dans la perception sociale du vieillissement.

Un poste d’observation intime et sans fard

Plus qu’un essai théorique, Tout n’est pas si noir est un livre profondément intime. Refusant les généralités abstraites, Dominique Fernandez fait de son grand âge un poste d’observation unique et sans concession. Avec une franchise et une élégance remarquables, il aborde l’usure de son propre corps, ses peurs, mais aussi ses lectures, ses voyages, sa sexualité et ses amours.

L’auteur y défend une idée maîtresse : ce qui préserve de l’abdication face à la vieillesse est la capacité à continuer de désirer, de lutter et de se mesurer au monde. Il ne nie ni la dégradation physique ni l’approche de la fin, mais il refuse avec force d’y réduire son existence. C’est ce refus catégorique qui donne au texte sa lumière et sa portée universelle, touchant le lecteur par son intelligence, sa liberté de ton et son humour.

L’œuvre d’une vie littéraire

Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la carrière prolifique de Dominique Fernandez, auteur de plus de cent livres. Romancier et essayiste reconnu, il a été récompensé par les plus grands prix littéraires, notamment le prix Médicis en 1974 pour Porporino ou les mystères de Naples et le prix Goncourt en 1982 pour Dans la main de l’ange. Son œuvre, qui explore avec finesse les thèmes du voyage, de l’identité et du désir, trouve dans ce dernier essai une forme d’aboutissement méditatif.

Tout n’est pas si noir est disponible aux Éditions Philippe Rey (www.philippe-rey.fr).

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

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Présidentielle 2027 : « Je suis prêt à participer à la recherche du compromis », explique Dominique de Villepin – franceinfo https://french.hcntimes.com/presidentielle-2027-je-suis-pret-a-participer-a-la-recherche-du-compromis-explique-dominique-de-villepin-franceinfo/ https://french.hcntimes.com/presidentielle-2027-je-suis-pret-a-participer-a-la-recherche-du-compromis-explique-dominique-de-villepin-franceinfo/#respond Mon, 13 Jul 2026 07:05:00 +0000 https://french.hcntimes.com/presidentielle-2027-je-suis-pret-a-participer-a-la-recherche-du-compromis-explique-dominique-de-villepin-franceinfo/ Présidentielle 2027 : « Je suis prêt à participer à la recherche du compromis », explique Dominique de Villepin – franceinfo

Invité des 4V ce lundi 13 juillet, l’ancien Premier ministre balaye pour l’heure toute annonce de candidature, assurant être dans l’esprit du « rassemblement » pour 2027. « Chacun doit participer à ce grand compromis qui est aujourd’hui nécessaire. » Invité des « 4 Vérités » lundi 13 juillet, l’ancien chef du gouvernement, Dominique de Villepin, livre son regard actuel sur […]

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Présidentielle 2027 : « Je suis prêt à participer à la recherche du compromis », explique Dominique de Villepin – franceinfo

Invité des 4V ce lundi 13 juillet, l’ancien Premier ministre balaye pour l’heure toute annonce de candidature, assurant être dans l’esprit du « rassemblement » pour 2027.

« Chacun doit participer à ce grand compromis qui est aujourd’hui nécessaire. » Invité des « 4 Vérités » lundi 13 juillet, l’ancien chef du gouvernement, Dominique de Villepin, livre son regard actuel sur la course à l’Elysée, et la multiplication des candidatures face aux deux pôles qui semblent se distinguer, le Rassemblement national et La France insoumise. Il souhaite « une grande aventure collective pour restaurer la France. »

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Cyril Adriaens-Allemand : 14-Juillet XXL, demain, pour le dernier défilé d’Emmanuel Macron en tant que président. La coalition des volontaires a rendez-vous dès aujourd’hui à Paris. Ce sont 25 chefs d’État et de gouvernement annoncés pour afficher leur soutien à l’Ukraine. Volodymyr Zelensky est lui-même invité d’honneur. Est-ce que ce 14-Juillet, c’est le bon moment pour le faire ?

Dominique de Villepin : C’est le bon moment, c’est le dernier d’Emmanuel Macron. Il faut saluer cet effort en matière de défense, puisqu’il y a presque un doublement de notre budget militaire en 10 ans. Et une mobilisation exceptionnelle, vous l’avez dit, dans un monde qui est beaucoup plus dangereux, avec à nos portes la situation en Ukraine et, bien sûr, la situation au Moyen-Orient. Et donc, ça implique de nouvelles stratégies. Dès lors que nos alliés traditionnels, et je pense aux États-Unis, n’ont plus la même fiabilité qu’autrefois, eh bien, il faut trouver de nouvelles formes d’alliances, de nouveaux appuis, et c’est tout le sens de la coalition des volontaires, de 35 pays qui sont rassemblés ; à la fois pays européens, pays occidentaux, nations asiatiques, et qui forment un ensemble de pays qui ne sont pas prêts à se laisser tailler des croupières, mais à s’organiser ensemble.

Est-ce qu’il faut accélérer aujourd’hui sur la coopération notamment en matière de défense anti-aérienne au profit de l’Ukraine ?

Oui, c’est une des clés. On voit bien que la guerre d’aujourd’hui avec la dronisation, avec l’accélération technologique, pose le problème de la défense antimissile. Et donc il faut, dans ce domaine, renforcer nos capacités. Nous sommes très largement dépendants encore de matériel américain. Et on voit beaucoup de nos partenaires, et ça commence d’abord par l’Allemagne, acheter de ce matériel américain. Il faut que nous ayons une capacité de production autonome. C’est tout le sens de cette mobilisation.

Xenia Fedorova, l’ancienne présidente de la chaîne Russia Today, aujourd’hui éditorialiste pour les médias du groupe Bolloré, voit en ce défilé un message de guerre anti-Moscou. Est-ce que c’est un point de vue légitime et qu’il est possible de défendre aujourd’hui ?

Non, je ne pense pas. Je crois que la réalité montre bien l’inverse. Il y a une agression russe en Ukraine, et c’est ce qui justifie la mobilisation des pays européens, le fait qu’aujourd’hui nous portions le fardeau d’accompagner l’Ukraine, et c’est un petit exploit qu’a réalisé l’Union européenne de ce point de vue là, en étant capable de se substituer à l’aide américaine.

Des voix s’élèvent pour demander à lui retirer son titre de séjour. Est-ce que vous êtes favorable à cela ?

Il appartient au ministère de l’Intérieur de voir dans quelles conditions elle a reçu ce titre de séjour. Mais je ne suis pas sûr que le délit d’opinion puisse fonctionner dans le cas présent. Donc, il faut regarder les choses et voir si la régularité des procédures a bien été respectée.

Mais pas une sanction, d’une façon ou d’une autre ?

Je ne crois pas qu’il faille se perdre du temps dans ce type de choses.

On l’a vu dans le journal, le conflit entre les États-Unis et l’Iran s’intensifie. Cette nuit, l’armée américaine a dit avoir frappé des dizaines de cibles. L’Iran annonce avoir touché des bases utilisées par les États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Est-ce qu’on est revenu au 28 février, au début de cette crise ?

Le Mémorandum, nous le savions, était fragile dès le départ. La conflictualité est au cœur du trumpisme. Et cette conflictualité, elle conduit les États-Unis à s’engager d’abord dans la guerre et puis poursuivre la guerre aujourd’hui sans aucun objectif politique clair. Dans ce contexte, il n’y aura pas de bonnes nouvelles pour les États-Unis, ni pour le monde, puisqu’aujourd’hui, nous le voyons bien, ce n’est plus la question nucléaire qui est posée sur la table comme la question centrale, ni même la question des missiles, ou la question du soutien de l’Iran aux proxys, le Hamas ou le Hezbollah, c’est la question du détroit d’Ormuz. Et nous avons là tous un problème que nous n’avions pas avant. Et donc, c’est la question de la liberté de circulation. On voit bien que l’Iran n’est pas seul dans cette affaire, puisqu’Oman l’accompagne, avec la question qui est posée d’un droit de passage.

C’est quoi le bon message ?

Le bon message, c’est de renouer la négociation, sérieusement. Nous avons vu dans le passé, entre 2003 et 2015, qu’il était possible de négocier avec l’Iran, même si c’est très difficile. C’est possible et rechercher les bases d’un accord qui nous permettra de retrouver la stabilité. C’est un enjeu économique pour le monde entier.

Venons-en à la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle. Les sondages réalisés depuis sa condamnation et son pourvoi en cassation disent tous la même chose : elle est la favorite pour 2027. Est-ce que vous êtes surpris par cette avance malgré la condamnation ?

Condamnée, mais malgré tout candidate : ce n’est pas une surprise. Chacun connaissait sa détermination. Et cela va en partie hypothéquer la conduite, j’hésite à dire, de la campagne, en tout cas de cette pré-campagne, puisque les hypothèques ne sont pas complètement levées sur le bracelet électronique, sur la décision de la Cour de cassation…

Elle est aujourd’hui renforcée par les sondages.

Vous avez raison, il y a un effet post-annonce de sa candidature, qui est un effet traditionnel, donc, il faut faire la part des choses. La réalité, elle nous conduit à regarder en face l’échiquier qui dépasse la situation de Marine Le Pen. Les deux piliers, les deux forces radicales aujourd’hui occupent l’essentiel de l’espace politique.

LFI et le RN.

Et au milieu, il y a des forces qui sont dispersées et qui, aucune, ne parvient à pouvoir rivaliser avec celle qui est la candidate, Marine Le Pen. Et donc, la question se pose de savoir comment on rassemble l’ensemble de ces forces progressistes, républicaines, humanistes, pour avancer et faire en sorte que notre pays ne connaisse pas cette défaite que serait la victoire de Marine Le Pen.

Est-ce que vous ne seriez pas vous-même un facteur d’émiettement de ce bloc central ?

Je participe tous les jours, par toutes les rencontres que je multiplie, à la recherche d’un rassemblement. Et je crois que nous avons dans notre histoire une référence importante, celle du général de Gaulle, à la fois en 1945 et en 1958, à travers le Conseil National de la Résistance. Il ne s’agit pas de demander à quiconque de rallier ou de demander à tel ou tel de rejoindre sans contrepartie. Chacun doit venir tel qu’il est : socialiste, communiste, républicain, écologiste. Chacun doit participer à ce grand compromis qui est aujourd’hui nécessaire.

Mais si vous êtes candidat, vous êtes un candidat de plus…

Il ne vous a pas échappé que je n’ai pas annoncé ma candidature. Quel sens aurait le rassemblement si j’annonçais d’ores et déjà une candidature ? C’est-à-dire que l’esprit qui est le mien, c’est celui du rassemblement.

Ça signifie que vous envisagez de ne pas l’être ?

Je suis prêt à participer à la recherche de ce compromis, et sur le projet, et sur la définition de la candidature elle-même. C’est un travail de fond qui dépasse chacun des candidats. Nous ne devons pas aujourd’hui considérer que l’avenir est à telle ou telle individualité. Ce ne sont pas des aventures individuelles dont nous avons besoin, mais d’une grande aventure collective pour restaurer la France.


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14-Juillet : privé de festivités, Dom compte 30 ans de feux d’artifice derrière lui https://french.hcntimes.com/14-juillet-prive-de-festivites-dom-compte-30-ans-de-feux-dartifice-derriere-lui/ https://french.hcntimes.com/14-juillet-prive-de-festivites-dom-compte-30-ans-de-feux-dartifice-derriere-lui/#respond Mon, 13 Jul 2026 03:30:00 +0000 https://french.hcntimes.com/14-juillet-prive-de-festivites-dom-compte-30-ans-de-feux-dartifice-derriere-lui/ 14-Juillet : privé de festivités, Dom compte 30 ans de feux d’artifice derrière lui

Par Guillaume Voisenet Publié le 13 juil. 2026 à 5h30 Avant de se consacrer à l’art pyrotechnique, Dominique Delmarre a été directeur au sein de l’Armée du Salut, notamment à Radepont (Eure). C’est en 1996, à Dangu qu’il fait la connaissance de son voisin d’en face, artificier de métier. « J’ai commencé à m’y intéresser […]

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14-Juillet : privé de festivités, Dom compte 30 ans de feux d’artifice derrière lui

Avant de se consacrer à l’art pyrotechnique, Dominique Delmarre a été directeur au sein de l’Armée du Salut, notamment à Radepont (Eure). C’est en 1996, à Dangu qu’il fait la connaissance de son voisin d’en face, artificier de métier. « J’ai commencé à m’y intéresser », se souvient-il. Ses premiers feux d’artifice, il les tire à l’occasion de la fête de la Saint-Jean, en bord de rivière.

Formé sur le terrain

Formé aux côtés de Jean-Paul Magniez et de Christian Lhomoy notamment, il obtient son agrément d’artificier délivré par la préfecture de l’Eure en 2000. Pour continuer à aller sur les pas de tir, l’habitant d’Etrépagny doit renouveler tous les deux ans en justifiant d’au moins trois grands feux d’artifice.

Il se souvient des débuts, marqués par des techniques bien plus dangereuses qu’aujourd’hui : la « planche à clous » et les longues mèches d’allumage, qui laissaient peu de temps pour se mettre en sécurité après avoir allumé la bombe au mortier.

« Il fallait se mettre rapidement en position de sécurité. »

Dominique Delmarre, artificier agrémenté

Dominique Delmarre alias Dom dans le monde de l’artifice a travaillé pour plusieurs sociétés. D’abord France Arts et Feux puis SPL Event et aujourd’hui France Artifices à Duclair (Seine-Maritime), qui compte 120 à 130 artificiers qualifiés. Il insiste sur la dimension pédagogique du métier, où les artificiers expérimentés comme lui forment les plus jeunes.

Des journées marathon

Les jours de feu d’artifice commencent tôt : montage dès 8 h 30, démontage jusqu’à 3 ou 4 heures du matin, avec l’obligation de laisser le terrain impeccable.

Le feu d’artifice de la fête Saint Gervais-Saint Protais à Etrépagny, qui a duré entre 20 et 25 minutes samedi 20 juin 2026 représente à lui seul un budget de 24 000 euros, entièrement financé par le comité des fêtes via une subvention municipale. Celui qui fut conseiller municipal entre 2020 et 2026 est attaché à ce que cet événement reste gratuit depuis la crise du Covid.

À la préparation des bombes qui ont illuminé le ciel d’Étrépagny samedi 20 juin. ©Photo transmise

Au Royaume-Uni, festival de Loire, Chantilly et dans le Vexin

En trente ans, Dom compte plusieurs dizaines de feux d’artifice à son actif.

« J’en ai tiré au Royaume-Uni, à Manchester et Cardiff mais aussi au festival de Loire, au château de Chantilly, à Cannes ou à Enghien. Ce sont à chaque fois des expériences formidables. »

Quand il en parle, Dom a des étoiles dans les yeux, les mêmes que celles du public qui assiste à un feu d’artifice.

Sa saison est rythmée par trois à cinq rendez-vous dans l’année : la fête de Noël à Longchamps, la fête de la Saint-Jean à Dangu, qui n’a pas eu lieu à cause de la canicule et la Fête nationale à Neaufles-Saint-Martin. Mais le feu d’artifice prévu lundi 13 juillet a été annulé par arrêté municipal et reporté au 26 septembre.

Le mois de septembre s’annonce particulièrement chargé puisque Mainneville et Beauvais (Oise) sont également programmés.

Dom évoque aussi les contrôles réguliers des autorités – gendarmerie ou préfecture – qui viennent vérifier les agréments des artificiers sur le terrain, une exigence de sécurité qu’il juge indispensable.

« J’ai toujours mon agrément dans la caisse à outils, ou j’ai une carte professionnelle qui me permet d’accéder sur tous les pas de tir. »

Une vie associative bien remplie

Loin des feux d’artifice, Dom chante au sein de la chorale du Chœur du Vexin normand et joue de la musique dans l’Harmonie municipale, ainsi qu’avec le groupe Friday Music Friends.

Trente ans après ses débuts, il continue à concilier cette passion exigeante avec un engagement associatif et musical fort dans sa ville d’Etrépagny.

« Tant que je suis valide et que j’ai toute ma tête, je continuerai », insiste celui qui aura 70 ans au mois d’octobre.

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