Frédéric Tchoumbou Kemegni et Robert Tchuinteu enseignent à Notre-Dame Du Rosaire, la seule école du village, toutes langues confondues. Elle est rattachée au Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières.
Je ne connaissais pas Gogama. Je ne savais pas qu’au Canada il y avait des petites localités. J’ai considéré Gogama comme nos petites villes en Afrique, mais je ne savais pas que la taille était aussi réduite que ça
, explique M. Kemegni qui est arrivé à Gogama en janvier.
La population est très accueillante. On nous saluait parce que je me dis qu’on a eu à informer la population qu’il y avait un enseignant qui venait d’Afrique […]. Ici les gens sont assez courtois, assez larges et je pense que la communauté de Gogama est très fière de nous avoir.
Il est rejoint par son compatriote Robert Tchuinteu Gateu.
Les deux enseignants affirment avoir été bien accueillis par la communauté de Gogama.
Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance
Des effectifs réduits
Frédéric Tchoumbou Kemegni affirme que la première impression qu’il a eue en arrivant à l’école c’est d’être isolé. Mais l’école est assez équipée. Quand nous voyons le matériel qui est ici, on dit vraiment ça, c’est une grande école
, souligne-t-il.
Toutefois, l’enseignant de trois niveaux n’a que trois élèves.
Il y a trois élèves que j’enseigne, un élève de 5e, une élève de 7e et une élève de 8e
, explique-t-il.
M. Kemegni se souvient que la situation est bien différente comparée à ses 65 élèves qu’il enseignait au Cameroun.
Je sors d’une classe où je travaillais avec 65 élèves pour me retrouver avec trois élèves. C’est vraiment deux mondes différents
, ajoute-t-il.
À lire et à écouter :
Robert Tchuinteu Gateu qui est parti d’un lycée avec environ 80 élèves par classe se retrouve de son côté avec sept élèves.
Il souligne que tout est fait pour aider les deux hommes à s’adapter à leur nouvelle réalité d’enseignement.
On a régulièrement des formations. Le gouvernement nous appuie avec le Centre Franco et le service de mentorat
, dit-il.
« Faire une marche »
Les deux hommes qui sont arrivés en hiver ont également dû s’habituer au climat.
Nous n’étions pas habitués à l’hiver. Les fins de semaine, généralement on est à l’intérieur, mais il peut nous arriver quelquefois de sortir faire une marche
, déclare Frédéric Tchoumbou Kemegni.
Ils disent aussi pouvoir compter sur l’accueil chaleureux que leur réserve la population.
Les deux hommes révèlent qu’ils ont la chance
d’avoir des familles ou des amis qui de temps en temps les invitent à souper, dîner ou alors pour passer du temps à jouer aux jeux de société
.
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