des affrontements inquiétants entre l’armée et les forces de Riek Machar

Au Soudan du Sud, des combats ont eu lieu ces dernières semaines dans plusieurs régions du pays entre l’armée sud-soudanaise, dirigée par le président Salva Kiir, et les forces de l’opposition, loyales au vice-président Riek Machar. Tous deux sont signataires de l’accord de paix de 2018, qui avait mis fin à la guerre civile débuté en 2013. Mais la multiplication des incidents sécuritaires ne rassure pas. Les derniers combats dans le village de Nasir, au nord-est du pays, ont fait fuir la population.

Avec notre correspondant à Juba, Florence Miettaux

Chaque camp donne sa version. Le porte-parole de l’armée sud-soudanaise du président Salva Kiir accuse les forces armées de l’opposition de « constamment inciter les jeunes armés ». Mais le commissaire du comté de Nasir, membre du parti Riek Machar, accuse l’armée sud-soudanaise d’avoir « lancé une attaque sur des civils dans le marché, provoquant de lourds combats » a-t-il déclaré.

Et si les combats de Nasir n’opposent pas directement l’armée sud-soudanaise aux forces de l’opposition, mais plutôt à de jeunes civils armés, ils ont lieu dans un contexte particulièrement tendu. En effet, lieu depuis début janvier, chacun s’accuse d’être à l’origine des tensions et la presse locale en fait largement échos.

Selon le militant de la société civile Ter Manyang Gatwech « les activités de recrutement » de l’armée sud-soudanaise sont perçues comme « une manœuvre stratégique ». Pour Edmund Yakani, autre représentant de la société civile, ces combats vont à l’encontre « du cessez-le-feu ». Il craint que le pays ne replonge dans une « guerre civile à grande échelle ».

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