deux morts et 11 cas graves, faut-il avoir peur de la « dengue sévère » ?

La dengue semble s’installer avec un virus de type 3 en circulation depuis novembre 2024. Une épidémie qui ne faiblit pas, avec 420 cas cliniquement évocateurs enregistrés entre le 10 et le 16 mars. Depuis le début, 11 cas graves ont été recensés, dont deux décès directement liés au virus. Des formes dites sévères. Mais concrètement, que signifie une forme sévère ? Et à partir de quand faut-il s’inquiéter ?

Depuis novembre 2024, une nouvelle épidémie de dengue est en cours avec un sérotype de type 3. Elle est constante voire en augmentation. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre le 10 et le 16 mars, 420 cas cliniquement évocateurs ont été recensés, 14 passages aux urgences et 3 hospitalisations. Depuis le début de l’épidémie, 11 cas graves, dont 2 décès directement imputables au virus ont eu lieu en Guadeloupe. Dans les formes symptomatiques de dengue, moins de 5% des cas sont graves. Depuis 2009, l’OMS a abandonné l’appellation dengue hémorragique au profit de dengue sévère. Il y a des symptômes qui doivent alerter et de manière générale dès qu’on a la dengue, il faut se surveiller.

Dans la plupart des cas, la dengue provoque de la fièvre, des courbatures, une grande fatigue. Mais autour du 4ᵉ jour, quand la température passe sous les 38 degrés, certains signes doivent alerter. Douleurs au ventre, vomissements répétés, essoufflement, saignements inhabituels ou fatigue extrême, il faut consulter en urgence.

On parle alors de forme sévère. Un terme utilisé à la place de “dengue hémorragique”, car les complications ne se limitent pas aux saignements. Le virus peut aussi provoquer une fuite dans les tissus, faire chuter les plaquettes ou atteindre les organes nobles, comme le cœur, les poumons, le foie et les reins.

Les personnes les plus vulnérables sont les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, celles présentant des comorbidités, mais aussi celles qui ont déjà eu la dengue, avec un autre sérotype. Une petite piqûre de rappel, la dengue n’est pas contagieuse.

Chez les plus fragiles, les personnes ayant des comorbidités, le risque est réel : la seule vraie protection, c’est d’éviter les piqûres.

Antoine Chéret, infectiologue au CHUG

Le virus ne se transmet pas d’un individu à un autre. C’est le moustique, le vecteur. Il pique une personne malade, puis transmet le virus à une autre. Alors, que l’on soit déjà infecté ou pas encore, la seule vraie protection, c’est la prévention : se couvrir, utiliser des répulsifs, et éliminer les eaux stagnantes. Quand on se protège, on protège les autres.


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