Djibo, Burkina Faso : Un Rond-Point Inauguré en l’Honneur de l’AES

Les Présidents Ibrahim Traoré et Mahamat Idriss Déby Itno / Crédit photo D.R.

La 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a démarré, un événement crucial pour la promotion de l’art cinématographique africain. Cette année, le thème retenu, « Cinéma d’Afrique et identités culturelles », sera exploré à travers une sélection riche de productions cinématographiques.

Le Tchad à l’honneur : une reconnaissance culturelle

Le Tchad a été choisi comme invité d’honneur pour cette édition. La présence de son chef d’État, le général Mahmat Idriss Deby Itno, souligne l’importance de cette manifestation. Cette distinction met en évidence la richesse culturelle du pays, qui sera présentée à travers divers films en compétition.

Une sélection cinématographique diversifiée

Un total impressionnant de 235 œuvres cinématographiques a été sélectionné dans diverses catégories, allant des courts-métrages aux films d’animation. Ces réalisations reflètent les préoccupations et les aspirations des cinéastes africains. Le ministre de la Culture burkinabè, Gilbert Ouedraogo, a souligné que cette édition invite à une réflexion sur l’identité du peuple africain à travers le prisme du cinéma.

Politique de souveraineté et impact culturel

Depuis son accession au pouvoir en septembre 2022, le régime militaire de transition du Burkina Faso, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a mis en œuvre une politique de souveraineté. Cela a entraîné des changements notables dans les relations internationales du pays, ainsi qu’un engagement envers la promotion de la culture locale, comme en témoigne cette manifestation cinématographique.

Compétition pour l’Étalon d’Or de Yennenga

Pour cette édition, 17 longs métrages sont en lice pour l’Étalon d’Or de Yennenga, la récompense suprême du festival. Parmi eux, deux productions burkinabè se distinguent : « Katanga, la danse des scorpions » et « Les Invertueuses ». Ces œuvres illustrent la créativité et le talent des cinéastes locaux.

Hommage à une figure emblématique du cinéma africain

Un hommage solennel a été rendu à Souleymane Cissé, un réalisateur malien de renom, récemment disparu. Son influence sur le cinéma africain a été célébrée lors de la cérémonie d’ouverture, créant une atmosphère empreinte d’émotion dans le cadre du festival.

Enjeux sécuritaires

Le contexte sécuritaire dans lequel se déroule le FESPACO mérite d’être souligné. Le pays est confronté à des violences djihadistes depuis une décennie, ce qui complique l’organisation d’événements culturels. Cependant, des mesures de sécurité strictes ont été mises en place pour assurer le bon déroulement de cette célébration culturelle.

Perspectives culturelles prometteuses

Le FESPACO représente une plateforme cruciale pour le cinéma africain. En renforçant les liens culturels entre les nations, cet événement contribue à la valorisation des identités africaines. La communauté internationale, notamment l’Union européenne et l’ONU, soutient cette initiative, soulignant son importance sur la scène mondiale.

Le festival a débuté avec la projection du film « Black Tea », réalisé par Abderrahmane Sissako, mettant en lumière le talent des cinéastes africains. Les résultats des différentes compétitions seront dévoilés le 1er mars.

L’ambiance électrisante de Ouagadougou continue de captiver les passionnés de cinéma, et les attentes sont grandes quant aux retombées de cette édition.

La rédaction

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