Le 23 mai, les autorités de la République démocratique du Congo ont annoncé que le nombre de morts dus à l’épidémie d’Ebola dans le pays continuait de s’alourdir, tandis que de nouveaux cas étaient signalés en Ouganda.
Plus précisément, au 23 mai, le pays avait enregistré 204 décès sur un total de 867 cas suspects dans 3 provinces, et l’Union africaine (UA) a mis en garde contre le risque de propagation de l’épidémie à de nombreux autres pays d’Afrique.
Selon le correspondant de l’agence de presse vietnamienne en Afrique, s’exprimant lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba (Éthiopie) le 23 mai, le directeur des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, a averti qu’en plus de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, deux pays qui ont enregistré de nombreux cas, dix autres pays courent un risque élevé d’être touchés, notamment l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie.
Selon M. Kaseya, la fréquence élevée des voyages transfrontaliers et l’instabilité sécuritaire prolongée dans la région créent des conditions propices à une propagation plus rapide du virus.
En Ouganda, les autorités sanitaires ont confirmé trois nouveaux cas d’Ebola, portant à cinq le nombre total de cas confirmés depuis le 15 mai, dont un décès. Parmi les nouveaux cas figurent un chauffeur ougandais, un agent de santé ougandais et une femme originaire de la République démocratique du Congo.
Les autorités ont indiqué que le chauffeur avait déjà transporté un patient atteint d’Ebola de la République démocratique du Congo vers l’Ouganda, et que le professionnel de santé avait été exposé au virus lors des soins prodigués à ce patient.
L’épidémie actuelle est principalement concentrée dans l’est de la République démocratique du Congo, débutant dans la province d’Ituri, frontalière de l’Ouganda, avant de s’étendre au Sud-Kivu, une région en proie à des conflits entre groupes armés depuis de nombreuses années.
L’Organisation mondiale de la Santé a identifié le virus responsable de cette épidémie comme étant le Bundibugyo, une variante rare du virus Ebola. À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué. Les experts estiment que le virus a pu se propager silencieusement au sein de la population avant d’être détecté.
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a annoncé le même jour le décès de trois volontaires originaires de la République démocratique du Congo, dans la province d’Ituri, après avoir contracté le virus Ebola fin mars lors d’une mission humanitaire. Selon la FICR, il pourrait s’agir des premières victimes confirmées de l’épidémie actuelle.
Afin de prévenir la propagation de la maladie, le gouvernement de la République démocratique du Congo a temporairement suspendu tous les vols de passagers à destination et en provenance de Bunia, capitale de la province d’Ituri et épicentre actuel de l’épidémie d’Ebola.
Le ministère des Transports de la République démocratique du Congo a annoncé que la suspension s’applique aux vols commerciaux, privés et charters jusqu’à nouvel ordre, à l’exception des vols humanitaires, médicaux et d’urgence spécialement autorisés.
Par ailleurs, les autorités du nord-est de la République démocratique du Congo ont interdit les funérailles et les rassemblements de plus de 50 personnes. Les inhumations des victimes d’Ebola doivent désormais se dérouler sous stricte surveillance policière et militaire.
Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo, Samuel Roger Kamba, a souligné que la lutte contre Ebola est « l’affaire de tous » et a déclaré que le gouvernement doit reprendre le contrôle total des zones instables afin de prévenir efficacement la propagation du virus.
Source : https://www.vietnamplus.vn/dich-ebola-so-nguoi-tu-vong-o-chdc-congo-len-toi-hon-200-nguoi-post1112250.vnp
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