Le député sénégalais Guy Marius Sagna a récemment interpellé le gouvernement sur l’urgence de renforcer la cybersécurité du pays. Dans une question écrite adressée au Ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique, il met en lumière des vulnérabilités préoccupantes au sein des infrastructures numériques de l’État, exposant des données sensibles à d’éventuelles cyberattaques.
L’alerte de l’élu repose sur une analyse détaillée de plusieurs plateformes gouvernementales. Selon ses observations, des sites stratégiques tels que ceux de la Marine nationale, de la Présidence (presidence.sn), de la Primature (primature.sn) ou encore du ministère de la Santé (sante.gouv.sn) présentent des failles de sécurité majeures. Des sites liés aux programmes gouvernementaux, à l’image de senum.sn et newdealtechnologique.sn, sont également concernés.
Ces lacunes, selon Guy Marius Sagna, exposent non seulement des informations sensibles des citoyens, mais fragilisent aussi la souveraineté numérique du pays. « Monsieur le ministre, êtes-vous au courant du piratage de plusieurs plateformes gouvernementales, dont le site de la Marine nationale ? » questionne-t-il dans son courrier adressé aux autorités. Le député attire particulièrement l’attention sur des plateformes telles que 1000volontairesmincom.com, où les utilisateurs sont invités à soumettre des documents confidentiels (copies de pièces d’identité, extraits de casier judiciaire) sans la moindre garantie de protection des données.
Une faille qui pourrait être exploitée par des cybercriminels à des fins frauduleuses. Face à ces menaces, Guy Marius Sagna exige des mesures immédiates et concrètes. Il presse le gouvernement de prendre des dispositions techniques et légales pour sécuriser les plateformes numériques de l’État et renforcer la protection des données des citoyens. Cette interpellation s’inscrit dans un contexte où la cybersécurité est devenue un enjeu mondial, avec des attaques de plus en plus fréquentes contre les infrastructures publiques et privées. Le gouvernement sénégalais répondra-t-il à cet appel ? Une chose est sûre : la question de la cybersécurité ne peut plus être ignorée.
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