Guyane : un suspect arrêté après des attaques armées contre des sites miniers de Saint-Laurent-du-Maroni
L’affaire avait fait grand bruit dans le milieu de l’orpaillage, voire au-delà. Le 10 février dernier, l’une des mines de José Mariéma avait ét braquée sur la piste Paul-Isnard. Une attaque qui intervenait un an après un premier braquage sur une autre de ses exploitations.
Dans un communiqué envoyé ce vendredi 22 mai 2026, la procureure de la République, Aline Clérot, indique qu’« un individu soupçonné d’être à la tête d’une bande armée impliquée dans plusieurs attaques de sites miniers légaux de l’ouest guyanais, a été interpellé par la section de recherches le 19 mai 2026 ». L’individu serait impliqué dans les braquages des mines appartenant à José Mariéma.
La magistrate revient sur « deux faits particulièrement violents » attribués au groupe. Le premier remonte au 28 mai 2025. Selon le communiqué de la procureure de la République, « le site minier « Bon Espoir 2 » situé sur la commune de Saint-Laurent-du-Maroni a fait l’objet d’un vol à main armée, à l’issue duquel les assaillants se sont fait remettre de la matière aurifère sous la contrainte ».
Quelques mois plus tard, une nouvelle attaque vise un autre site de la même exploitation. Aline Clérot précise que « le 10 février 2026, le site « Bon Espoir 1 » a fait, à son tour, l’objet d’un vol avec armes ». Le préjudice porterait sur « plusieurs touques contenant du sable aurifère ».
Une enquête menée par la section de recherches de Cayenne
Dans son communiqué, la procureure de la République salue « les investigations minutieuses menées par la section de recherches de Cayenne », qui ont permis « d’identifier un ressortissant brésilien suspecté d’avoir joué un rôle central dans l’organisation de ces attaques ». La procureure explique également que le suspect a pu être arrêté après son expulsion du Suriname. « À l’issue de son expulsion du territoire par les forces de sécurité surinamaises, ce dernier a pu être interpellé le mardi 19 mai 2026 à Saint-Laurent-du-Maroni et placé en garde à vue », écrit-elle.
Mis en examen et placé en détention provisoire
Toujours selon le communiqué d’Aline Clérot, l’homme « a été présenté ce jour à un juge d’instruction, puis mis en examen des chefs de vol avec arme en bande organisée et séquestration en bande organisée ». La magistrate ajoute qu’« il a été placé en détention provisoire dans l’attente de la poursuite des investigations menées sous l’égide du juge d’instruction ».
L’objectif des enquêteurs est désormais, selon les termes de la procureure de la République, « d’identifier, de localiser et d’interpeller l’ensemble des personnes impliquées dans ces attaques ».
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