JO d’hiver 2030 : Lyon, futur pôle des sports de glace, espère jusqu’à 500 millions d’euros de retombées économiques
Dernier coup de théâtre dans l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2030 : Lyon devrait accueillir la quasi-totalité des épreuves de glace, à la faveur du retrait de Nice. Un choix qui pourrait rapporter gros à la métropole, tant sur le plan économique que sur celui de la notoriété internationale.
La candidature lyonnaise s’appuie sur des équipements de haut niveau déjà existants. La LDLC Arena, toute récente, est pressentie pour accueillir les tournois de hockey sur glace, tandis que la Halle Tony Garnier pourrait vibrer au rythme du patinage artistique. Eurexpo se prépare à héberger médias et équipes techniques, et le Groupama Stadium est envisagé pour la cérémonie d’ouverture.
La patinoire Charlemagne, le Palais des sports ou encore la patinoire Baraban devraient également être mobilisés. Reste à définir l’emplacement du village olympique, entre le quartier de la Confluence, proposé par le maire Grégory Doucet, et l’est lyonnais, défendu par la présidente de la Métropole, Véronique Sarselli.
Si les retombées économiques exactes restent difficiles à estimer, les précédents événements sportifs à Lyon laissent présager un impact significatif. Lors de la Coupe du monde de rugby 2023, le taux d’occupation des hôtels avait atteint 85 %, et les restaurateurs avaient fait salle comble.
« C’est vraiment inespéré ! On aura un coup de projecteur, le monde entier va parler de Lyon », se réjouit Thierry Fontaine, président de l’UMIH du Rhône. « On sera évidemment à la hauteur de cet événement comme lors de salons comme Pollutec ou le SIRHA, avec un taux de remplissage qui est quasiment à 90 % dans l’hôtellerie et des restaurants pleins. »
Grégory Doucet, maire de Lyon, avance le chiffre de 500 millions d’euros de retombées économiques pour la ville. Jérôme Moroge, vice-président de la Métropole en charge des Sports, souligne quant à lui qu’au-delà du tourisme, l’accueil des JO devrait générer de nombreux emplois. « On l’a vu sur les derniers grands événements, notamment les JO de Paris, les retombées ne sont pas que financières, c’est aussi de l’emploi, même provisoire, dans la sécurité, la restauration, l’événementiel ou encore la logistique.«
Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) doit entériner le choix de Lyon pour les sports de glace le 4 juin, avant une validation définitive par le CIO les 24 et 25 juin. La liste des sites retenus sera dévoilée fin juin. D’ici là, la Ville, la Métropole et la Région devront s’accorder sur la répartition des épreuves et des infrastructures.
D’après le reportage d’Ozlem Unal et Anthony Laurent, France 3 Rhône-Alpes.
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