Paris (© 2025 Afriquinfos)- L’homme fort de l’Est Libyen, le Maréchal Khalifa Haftar a été reçu mercredi par le Président Emmanuel Macron. A Paris, les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur la stabilité en Libye mais aussi dans la région notamment au Niger.
Si l’Élysée ne s’est pas épanché sur la visite du Commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL), c’est un communiqué en provenance de Benghazi qui a donné plus de détails sur l’entrevue entre les deux personnalités. On peut y lire que le président français a salué le rôle de Haftar dans le processus politique libyen et a souligné les efforts de ses forces pour maintenir la stabilité dans tous les domaines du pays.
M. Haftar et M. Macron ont discuté « des développements du processus politique en Libye et de l’importance d’appuyer les efforts de la mission de l’ONU », poursuit le communiqué.
Ce que ne dit pas le communiqué et que révèlent des sources proches du Maréchal Khalifa Haftar, c’est que la région du Sahel et plus précisément le Niger, était au menu des discussions entre les deux hommes. A en croire RFI qui cite des médias libyens, la question de l’opposant nigérien Mahmoud Sallah, arrêté dimanche 23 février par les forces de Haftar dans le sud libyen, a été abordée. Paris plaide pour sa libération et ne souhaite pas son extradition vers Niamey. La possibilité d’une présence française sur la base militaire de Louig, située à l’extrême sud de la Libye, à la frontière avec le Niger, serait également dans les clous.
Des informations qui, si elles sont avérées, risquent de ne pas arranger les relations déjà exécrables entre la France et le pouvoir militaire du Niger. Depuis son arrivée au pouvoir par un coup d’État militaire en Juillet 2023, Niamey, à l’instar de deux autres pays du Sahel, le Burkina Faso et le Mali, ont rompu leur coopération militaire avec l’ancienne puissance coloniale. Ils ne manquent aucune occasion d’accuser la France d’être derrière les attaques terroristes qui déstabilisent leurs pays.
S.B.
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