Ce programme vise à améliorer les conditions de vie des populations urbaines du pays, dont le nombre ne cesse d’augmenter.
Une délégation de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a séjourné cette semaine à Accra afin d’explorer avec les autorités ghanéennes les modalités de participation du pays à l’Initiative Qualité de Vie (QoL) d’ONU-Habitat.
Ce programme vise à améliorer le bien-être des populations urbaines à travers une approche fondée sur les données et les besoins locaux.
Durant leur mission du 25 au 26 mars, les représentants de la CEA ont tenu des consultations avec la Commission nationale de planification du développement (NDPC), le Service statistique du Ghana et l’équipe de pays des Nations Unies, informe une note parvenu ce mardi à APA.
Les discussions ont porté sur l’intégration de l’Initiative QoL aux efforts nationaux de localisation des Objectifs de développement durable (ODD) et l’utilisation des systèmes de données pour un développement urbain plus inclusif et efficace.
« L’Initiative Qualité de Vie donne un visage humain au développement », a déclaré Dr Felix Addo Yobo, directeur de la Division des politiques de développement au NDPC. Il a souligné que le programme ne se limite pas à des chiffres, mais vise à mesurer et améliorer concrètement l’impact du développement sur les citoyens.
Selon la CEA, près de 58 % des Ghanéens vivent en zone urbaine, un taux supérieur à la moyenne continentale. Face à cette croissance rapide, le gouvernement cherche à transformer l’urbanisation en une opportunité d’amélioration des conditions de vie, notamment par des initiatives adaptées aux réalités locales.
Des données au service des politiques publiques
L’Initiative QoL repose sur un indice basé sur les données, combinant les références des ODD aux priorités locales identifiées par les collectivités. Lors des échanges avec le Service statistique du Ghana, la délégation a exploré l’alignement des indicateurs de qualité de vie avec les systèmes nationaux pour renforcer les politiques urbaines fondées sur des données probantes, souligne le communiqué.
Le professeur Samuel Kobina Annim, statisticien du gouvernement ghanéen, a insisté sur l’importance de compléter les indicateurs économiques traditionnels par des mesures intégrant les dimensions sociales et environnementales. « L’Initiative sur la qualité de vie va au-delà du PIB et met en lumière les enjeux sociaux, essentiels pour comprendre et améliorer le bien-être des populations », a-t-il affirmé.
Giuseppe Tesoriere, point focal de la CEA pour l’Initiative QoL, a salué l’engagement du Ghana en faveur d’un développement axé sur la population. «L’Initiative QoL a le potentiel de transformer les données en actions concrètes qui améliorent la vie des citoyens. Nous sommes impatients de travailler avec nos partenaires ghanéens», a-t-il déclaré.
L’équipe de pays des Nations Unies a également participé aux discussions afin d’examiner comment les agences onusiennes pourraient contribuer à l’Initiative QoL en mettant à disposition leur expertise et leurs ressources.
Accra fait partie des quatre villes ciblées par la CEA dans le cadre d’études approfondies sur l’amélioration des conditions de vie urbaines et la mise en place de politiques publiques efficaces.
ARD/ac/APA
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