La cordonnerie, un métier qui se meurt en Martinique… mais Jaurès Marville résiste

Le métier de cordonnier traditionnel est de plus en plus rare en Martinique. Jadis, il y avait au moins un artisan dans la plupart des communes, mais aujourd’hui, la relève est difficile. Nous sommes allés à la rencontre d’un des derniers professionnels de l’île, au François. Jaurès Marville a plus de 30 ans de métier. Il répare les chaussures et fait aussi de la maroquinerie pour s’en sortir. (Re)voir le reportage Irène Emonides et de Patrice Chateau-Degat.

La cordonnerie est un métier ancestral autrefois appelé le savetier, cet ouvrier qui raccommode de vieux souliers. C’est la profession qu’a choisie le martiniquais Jaurès Marville depuis plus de 3 décennies.

J’aime ce que je fais, mais la conjoncture est difficile, la matière première vient de métropole, pour l’acheminement il y a le coût du transport, mais je ne veux pas quémander. Donc je suis obligé de continuer à la force des bras.

L’artisan confie que c’est grâce à ses clients qu’il tient. « Ils me font confiance et ils reviennent car ils savent à qui ils ont affaire ».


L’artisan-cordonnier martiniquais Jaurès Marville installé au François, fabrique aussi de la maroquinnerie pour arrondir ses fins de mois (mars 2025).


Jaurès Marville qui propose également de la maroquinerie à sa clientèle pour arrondir ses fins de mois, ajoute qu’il aimerait bien former des jeunes, malgré certaines complications administratives.


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